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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:21

 

RARE SOUVENIR HISTORIQUE

 

photo site blog 22 032

 

Princesse Marie d'Orléans

(Palerme 1813 - Pise 1839)

 

Dessin rehaussé d'aquarelle

 

"Esquisses de personnages féminins"

 

provenant d'un album de la princesse Marie

 

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Marie Christine Caroline Adélaïde Françoise Léopoldine d'Orléans, princesse française et, par son mariage, duchesse de Wurtemberg (1837), est née à Palerme le 12 avril 1813 et est morte à Pise le 6 janvier 1839. C'est une personnalité de la Monarchie de Juillet et un sculpteur renommé.

 

La princesse est la deuxième fille de Louis-Philippe 1er (1773-1850), roi des Français, et de son épouse la reine Mare-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.

 

Le 17 octobre 1837, Marie d'Orléans épouse le prince Alexandre de Wurtemberg (1804-1881), fils d'Alexandre de Wurtemberg (1771-1833) et de sa femme Antoinette de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1779-1824). Cadet d'une famille souveraine allemande , Alexandre est le neveu, par son père, du roi Frédéric 1er de Wurtemberg, et, par sa mère, du roi des Belges Léopold 1er.

 

Au début de 1834, du fait de la consolidation de la monarchie de Juillet et d'une meilleure acceptation de Louis-Philippe par les monarques d'Europe, le roi des Deux-Siciles, Ferdinand II, donne son consentement au mariage de la princesse Marie avec l'un de ses frères cadets. Léopold des Deux-Siciles (1813-1860), comte de Syracuse, demi-frère de la duchesse de Berry, 

 

Toutefois, à la suite des troubles insurrectionnels qui touchent la France en avril 1834, la cour de Naples exige que la princesse reçoive immédiatement la part de la fortune de la maison d'Orléans qui lui est échue en vertu de la donation-partage faite par Louis-Philippe au profit de ses enfants à la veille de son accession au trône, le 7 aout 1830. Cette prétention, jugée déraisonnable par Louis-Philippe, fait échouer le projet de mariage.

 

En 1837, la princesse Marie finit donc par épouser le prince Alexandre de Wurtemberg. Le mariage est en grande partie dû à l'intervention du roi des Belges, oncle du jeune marié. La cérémonie a lieu le 18 octobre 1837 au Grand Trianon de Versailles, que Louis-Philippea fait restaurerpour son usage personnel. Le mariage civil est célébré par le chancelier Pasquier, le mariage catholique par l'évêque de Versailleset le mariage luthérien par le pasteur Cuvier. Des réceptions sont ensuite données pendant plusieurs jours par le roi et la reine.

 

En 1838, la duchesse de Wurtemberg, rongée par la tuberculose pulmonaire, part pour Pise avec l'espoir que le climat favorisera sa guérison. Son frère, le duc de Nemours, est envoyé auprès d'elle par son père et sa mère et arrive juste avant la mort de la princesse, le 6 janvier 1839. Elle est inhumée dans la chapelle royale de Dreux, nécropole des Orléans, le 27 janvier.

 

 

 Ary Scheffer, portrait de la princesse Marie d'Orléans, 1830, Paris Musée de la Vie RomantiqueVie-romantique-3654

 

 

Élève d'Ary Scheffer, la princesse Marie est douée d'un talent artistique reconnu. Pratiquant la sculpture et le dessin, elle a laissé nombre d'œuvres, dont certaines sont au Château de Versailles, au Musée de Dordrecht au Pays-Bas, - deux bronzes sont en dépôt au musée de la Vie romantique à Paris - ainsi qu'au musée Condé, dans le château de Chantilly.

 

Du 18 avril au 21 juillet 2008, le musée du Louvre a présenté la première exposition majeure de ses œuvres et de ses effets personnels. Cette exposition a été complétée par une autre au Musée Condé de Chantilly. 

Marie d'Orléans, princesse et artiste romantique, est une figure hautement révélatrice des aspirations de son époque.
À travers un ensemble de peintures, de meubles et d'objets personnels - dont des prêts consentis par son descendant le duc de Wurtemberg, le musée du Louvre a proposé une évocation de son salon gothique et de l'univers intime de Marie d'Orléans. Des dessins et sculptures, dont plusieurs sur le thème de Jeanne d'Arc, ont été présentés. Le Louvre a rendu ainsi hommage à un témoin exceptionnel du goût 1830. Cette évocation a été complétée par l'exposition du musée Condé de Chantilly organisée parallèlement sur Marie d'Orléans, à partir des souvenirs de son frère, le duc d'Aumale.

 

   

 

photo site blog 22 026

 

 

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Les oeuvres de la princesse Marie d'Orléans sont très rares sur le Marché. La majorité est conservé dans les musées ou dans les collections des princes d'Orléans

 

Dimensions :

dessin 35 x 24,5 cm

avec le cadre 56 x 45 cm

 

 

PROVENANCE :

 

COLLECTION DU PRINCE HENRI D'ORLEANS, COMTE DE PARIS (1908-1999)

 

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Leurs Altesses Royales Monseigneur le Comte de Paris et Madame la Comtesse de Paris

 

BIBLIOGRAPHIE :

 

Catalogue de l'exposition "Marie d'Orléans, princesse et artiste romantique, 1813-1839" Paris Musée du Louvre & Musée Condé au château de Chantilly, Somogy Éditions d'Art 2008 

 

photo site blog 22 062

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 16:25

 

rare souvenir historique

 

prince Ferdinand Philippe d'Orléans

duc d'Orléans

(Palerme 1810- Neuilly-sur-Seine 1842)

 

"Etudes de chien"

 

dessin rehaussé à l'aquarelle

 

signé daté "F.P.O d'ap. nat. aout 1828"

 

cadre en bois doré d'époque Louis-Philippe

 

Photo site blog 2 046

 

Photo site blog 2 049

 

Photo site blog 2 047

 

 Photo site blog 2 048

 

dimensions :

dessin 15 x 21 cm

cadre 34 x 42 cm

 

****************

 

Duc d'Orléans et prince royal de France, Ferdinand Philippe était le fils ainé du roi Louis-Philippe et de la reine, née Marie-Amélie de Bourbon princesse des Deux-Siciles.

 

Le roi le place au collège Henri IV en 1819, voulant qu’il reçoive une éducation libérale, sur le pied de la plus complète égalité avec les autres élèves. Parmi eux, Alfred de Musset, avec qui il se lie d'amitié. Il fait de brillantes études et suit les cours de l’École Polytechnique. Il est nommé colonel des Hussards par Charles X en 1824.

  

En novembre 1831, le prince royal est envoyé, aux côtés du maréchal Soult, pour réprimer l’insurrection ouvrière de Lyon. Il s'acquitte de cette tâche difficile sans violence et parvient à apaiser rapidement les oppositions. Il y gagne une popularité certaine, que renforce son attitude lors de l'épidémie de choléra de 1832. Il n'hésite pas à se rendre auprès des malades les plus contagieux à l'Hôtel-Dieu, prenant des risques réels puisque Casimir Perier, qui l'accompagne, contracte quant à lui la maladie et en meurt. Aux yeux du peuple et de la presse, il passe dès lors pour un prince généreux, sincèrement préoccupé du sort des plus démunis, et devient une sorte d'icône pour l'opposition dynastique  qui voit en lui le seul prince capable de concilier les aspirations démocratiques de la France moderne et l'héritage du passé monarchique.

 

Le mariage du duc d'Orléans avait été l'une des grandes affaires politiques de la monarchie de Juillet. Sans la révolution de 1830, il aurait épousé la sœur du duc de Bordeaux, Mademoiselle (1819-1864).  Ce projet ayant naturellement échoué en raison de la chute de la branche aînée et de l'« usurpation » (aux yeux de celle-ci) de la branche cadette, Louis-Philippe est littéralement obsédé, à partir de 1835, singulièrement après l'attentat de Fieschi, par l'établissement matrimonial de son fils aîné, alors dans sa vingt-cinquième année. Il épousera finalement la princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, nièce du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III. Le mariage est célébré le 30 mai 1837 au château de Fontainebleau, car l'archevêque de Paris Mgr de Quélen, a pris prétexte de la différence de religion pour interdire qu'il ait lieu à Notre-Dame. Le mariage civil se déroule dans la galerie Henri II le 30 mai 1837. La cérémonie catholique, à laquelle préside Mgr Gallard évêque de Meaux, se déroule dans la chapelle de Henri IV, tandis que la cérémonie luthérienne, célébrée par le pasteur Cuvier, a lieu dans le salon Louis-Philippe.

 

Le duc d'Orléans est un amateur éclairé de littérature, de musique et de beaux-arts. Il suivit une correspondance avec les grands écrivains de son temps : Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Théophile Gautier. Hector Berlioz reçoit à partir de 1833 le parrainage du prince. Il transforma son salon au pavillon de Marsan en foyer musical où il reçut régulièrement Chopin, Auber, Halévy. Il montre un goût prononcé pour la collection. Chaque année, il consacre 100 000 à 150 000 francs de sa liste civile à des achats d'œuvres d'art ou à du mécénat culturel. Dans ses vastes appartements du palais des Tuileries, il rassemble des objets du Moyen Âge et de la Renaissance, des céramiques de Bernard Palissy, des majoliques et des céramiques hispano-mauresques, des porcelaines chinoises ou japonaises, des meubles de Caffieri, Oeben, Riesener ou Jacob. Il se passionne également pour les peintres de sa génération et achète de nombreux tableaux à Ary Scheffer et à Newton Fielding, qui l'avaient initié à la technique du paysage et à l'art de croquer les animaux entre 1822 et 1830. Il possède des œuvres d'Eugène Delacroix (Le Prisonnier de Chillon, L'Assassinat de l'évêque de Liège, Hamlet et Horatio au cimetière), Alexandre-Gabriel Decamps (La Défaite des Cimbres), Eugène Lami, Ernest Meissonnier et Paul Delaroche. Il aime également les paysages des peintres de l'école de Barbizon, notamment Camille Corot, Paul Huet et Théodore Rousseau. Il commande à Dominique Ingres Antiochus et Stratonice (1833), achète en 1839 Œdipe et le sphinx et lui commande son portrait en 1840. Il fût un grand mécène pour les artistes de son temps : Antonin Moine, Louis Cabat, Alfred Johannot, Camille Roqueplan, Louis Boulanger, françois Marius Granet, Eugène Isabey, Chenavard, Feuchère, James Pradier, Odiot...

 

Mais son destin sera brisé : le prince royal se disposait à partir pour Saint-Omer où il devait passer en revue une partie de l'armée d'opération sur la Marne, dont il venait de recevoir le commandement en chef, quand il se rendit à Neuilly-sur-Seine pour faire ses adieux à sa famille. Les chevaux de sa calèche s’étant emportés, le prince voulut s’élancer de la voiture et se brisa la tête sur le pavé ; quelques heures après, il rendait le dernier soupir.

 

La chapelle Saint-Ferdinand sera édifiée à l'emplacement du drame.

 

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 Ferdinand Philippe d'Orléans

prince royal de France

gravure d'après J.A.D.Ingres

galerie desarnaud, paris

 

  

PROVENANCE :

COLLECTION DU PRINCE HENRI D'ORLEANS, COMTE DE PARIS

(1908-1999)

 

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Leurs Altesses Royales le Comte et la Comtesse de Paris

 

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Galerie Desarnaud

Nicolas Megnier-Perbet

5, rue de beaune

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La galerie est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 18 h.

Le matin sur rendez-vous .

 

La galerie a été crée en hommage à Marie Jeanne Rosalie Desarnaud (1775-1842), fondatrice de "L'Escalier de Cristal" au Palais-Royal, célèbre sous la Restauration pour ses objets de cristal montés sur bronze doré. Outre du cristal des manufactures de Montcenis-Le Creusot, Baccarat, Vonèche... la galerie vous présente une sélection de dessins et de tableaux néo-classiques et romantiques, de sculptures, de mobilier et d'objets d'art de la première moitié du XIXème siècle avec un accent particulier pour le Charles X.

Nicolas Megnier-Perbet, diplomé de l'Ecole du Louvre et de Paris-IV Sorbonne, sera heureux de vous recevoir pour vous faire découvrir ses trouvailles.

 

note importante :

Par mesure de sécurité tous les objets ne sont pas conservés à la galerie. Si vous souhaitez voir un objet précis, merci de me contacter avant votre visite.