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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 11:14

   

 

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Joseph Désiré Court

 

(Rouen 1797 - Paris 1865)

 

 

 

"Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue, 29 août 1830"

 

 

Gravure réalisée d'après le tableau de Court conservé au Musée National du Château de Versailles

 

 

Gravure légendée :

"Peint par Court"

" Gravé par Gaitte"

 

 

XIXème SIECLE.

 

Cadre en bois doré du XIXème siècle.

 

Dimensions :

Gravure 33,6 x 25,2 cm.

Cadre 47,6 x 39,2 cm.

 

 

court louis philippe

  Joseph Désiré Court, Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue, 29 août 1830, Musée National du Château de Versailles

 

 

 

 

Thème fondateur de la Monarchie de Juillet :

 

 

Le 29 août 1830, Louis-Philippe Ier passe en revue les 50 000 gardes nationaux de Paris et de sa banlieue. La garde nationale, institution civique créée à la veille de la prise de la Bastille, licenciée par Charles X en 1827, s’était spontanément reconstituée pendant les journées révolutionnaires de 1830. La revue du 29 août est la première fête officielle du nouveau régime. Elle est à la gloire de la garde renaissante, de la révolution, et célèbre également l’avènement d’une nouvelle monarchie, bourgeoise et libérale.

Commandé en 1834, achevé en 1836, le tableau de Court était destiné au décor de la salle « 1830 » du musée de l’Histoire de France. Il représente un des temps forts de la revue du 29 août 1830 : la remise des drapeaux.
La revue eut lieu au Champ-de-Mars, devant l’Ecole militaire dont on aperçoit le fronton en arrière-plan. On avait dressé une tente pour que le roi, en uniforme de garde national, distribue les drapeaux avant d’assister au défilé.
La garde, comme la nation, recouvrait ses trois couleurs, remplacées par le drapeau blanc sous la Restauration. L’ensemble du tableau décline les couleurs nationales, des uniformes aux drapeaux flottants au vent. Le drapeau s’orne de la nouvelle devise de la garde : Ordre et Liberté.
Le chef de chaque bataillon devait se rendre sous la tente royale, prononcer le serment de fidélité à la Charte révisée et au roi, et recevoir le drapeau.
Le tableau montre le roi distribuant en personne les drapeaux. En réalité, c’est le général et marquis de La Fayette, commandant les légions citoyennes, qui fit la distribution. Il est ici relégué dans un coin de la toile. En 1834, au moment de la commande du tableau, La Fayette, à qui l’on avait retiré le commandement de la garde en décembre 1830, avait rejoint l’opposition. Court met en valeur la figure royale au détriment de celle du général déchu.
Auprès du roi se tiennent deux de ses fils, le duc d’Orléans, prince héritier, et le duc de Nemours.

"Jamais roi ne parut avoir réuni autant de titres de légitimité incontestable que n’en réunissait le roi après cette revue. Le roi fut sacré ce jour là par les acclamations de ces 50 000 bourgeois. » Ces propos de Cuvillier-Fleury, journaliste libéral, permettent de mesurer l’importance symbolique que revêtit immédiatement la revue d’août, moment fondateur du régime.
Comparé à son principal antécédent, Le Serment de l’armée fait à l’Empereur après la distribution des aigles au Champ-de-Mars, le 5 décembre 1805, peint par David en 1810, le tableau de Court montre le passage d’un régime fondé sur la gloire et la puissance militaire à un autre qui recherche sa légitimité dans l’adhésion populaire.

 

 

 

 

 

Biographie : 

 

 

Descendant par sa mère du portraitiste Hyacinthe Rigaud, Joseph Désiré Court manifesta de bonne heure une vocation pour la peinture. Entré d’abord à l’École municipale de dessin de Descamps où, ses premiers pas furent guidés par Descamps fils, conservateur du musée de Rouen et Carpentier, professeur, il se fit remarqué par de rapides progrès. Il passa ensuite dans l’atelier du baron Gros.

La pension que le jeune Court recevait de sa famille pendant son séjour à Paris étant fort restreinte, celui-ci y suppléait en peignant, pendant les heures que l’atelier lui laissait libres, de petits tableaux qu'Alphonse Giroux lui achetait à des prix modiques. À l’aide de ces travaux, Court pouvait se suffire, mais il n’y aurait pas trouvé les moyens de réaliser le projet qu'il avait conçu d'aller visiter Rome pour y compléter son éducation artistique.

Il remporta le 6 octobre 1821, le Grand Prix de Peinture (Prix de Rome) avec, comme sujet de concours, Samson livré aux Philistins par Dalila, qui est conservé à Paris à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts.

Ce succès assura à Court, pour plusieurs années, conformément à ses plus vives aspirations, le séjour de la ville éternelle, au milieu des chefs-d’œuvre de l’art. Le jeune peintre sut mettre à profit ce séjour et c’est de Rome qu’il envoya successivement aux expositions parisiennes : Une Scène du Déluge, Hyppolite renversé de son Char, un Faune au bain attirant à lui une jeune fille, et enfin, en 1827, la Mort de César. La Scène du Déluge, que possède le musée de Lyon, résumait bien l’enseignement de Gros et montrait le côté robuste du talent de Court. Au-dessus de cet ouvrage vint se placer la composition dramatique de la Mort de César, acquise par le Musée du Luxembourg et qui reste son œuvre capitale. 

Le 27 juin 1828, l'Académie de Rouen lui conféra le titre de membre correspondant et lui commanda un tableau destiné à orner sa nouvelle salle des séances, avec Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de Cinna pour sujet. Bien que l’Académie n’ait demandé à Court qu’un tableau de chevalet, Court déclara « qu’il ne voulait pas peindre Corneille en miniature » et exécuta une grande page d’histoire. Dans la séance publique du 30 août 1831, l’Académie lui remit une médaille d’or à l’effigie de Nicolas Poussin, en marque de satisfaction et de gratitude.

Le gouvernement de 1830 ayant mis au concours, pour une grande toile destinée à orner l’hémicycle de la nouvelle salle de la Chambre des Députés, trois sujets : Le Serment de Louis-Philippe en 1830, Mirabeau devant Dreux-Brézé aux états généraux de 1789, Boissy d’Anglas saluant la tête du député Féraud, assassiné par la populace révoltée, le 1er Prairial, an VII.

Court concourut et remporta le prix pour le deuxième sujet, mais vit l’esquisse de Vinchon préférée pour le premier prix.

Mécontent de la décision du jury, il ne réalisa pas son tableau, tandis qu’il en appela à l’opinion publique en exécutant, à ses risques et périls, et en exposant au Salon de 1833, un tableau aux dimensions imposantes (4,80 par 8,08 m) qui se distingue par une touche large, un coloris vigoureux. Les deux œuvres sont conservées au musée de Rouen.

L’œuvre de Court renferme de nombreuses et d’importantes toiles d’histoire, parmi les plus connues : Saint-Pierre, au pouvoir des Romains, s’embarquant pour Jérusalem (église Saint-Louis, à Paris) ; le Roi Louis-Philippe distribuant les drapeaux à la garde nationale, le 29 août 1830 (Musée de Versailles) ; le Mariage du Roi des Belges, Léopold Ier, avec la princesse Louise d’Orléans (même Musée) ; la Fuite de Ben-Aissa, gouverneur de Constantine ; la Bienfaisance, tableau dédié aux Dames de la Charité Maternelle de Rouen ; le Martyre de sainte Agnès dans le forum romain, etc.

Parmi les grands travaux dont fut chargé Court, on compte également les peintures du premier salon de l’Hôtel-de-Ville de Paris, avec les dix-huit panneaux qui en dépendent, composition exécutée en 1841 sur la demande du préfet de la Seine Rambuteau et la peinture de la coupole d’une nouvelle cathédrale de Saint-Pétersbourg, dédiée, en 1850, à saint Isaac.

Court avait un talent tout particulier et largement reconnu pour le portrait. Avec la vogue qui s’attachait à ces œuvres, les commandes affluaient dans l’atelier du peintre. On a surtout remarqué, parmi les personnages officiels, ceux du roi Louis-Philippe, de sa sœur Mme Adélaïde, du Roi et de la Reine de Danemark, du pape Pie IX, du cardinal prince de Croÿ, de Monseigneur Sibour, du maréchal Soult, du maréchal Pélissier, du premier Président Franck-Carré, etc. Le portrait de son premier professeur, Jean Baptiste Marc Antoine Descamps est au musée de Rouen.

Le 11 mai 1853, il fut nommé conservateur du musée de Rouen,

En 1851 figura à la vente de succession de Louis-Philippe Ier, mort en exil en Angleterre l’année précédente, La Mort d’Hippolyte, et en 1866 à la vente Court, l’esquisse du Marquis de Dreux-Brézé et Mirabeau à l’Assemblée Nationale.

Court avait obtenu plusieurs médailles dans les grandes expositions du Louvre. Il était chevalier de la Légion d’Honneur et décoré de l’ordre danois du Danebrog.

 

 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:45

 

 

 

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NICOLAS EUSTACHE MAURIN

( Perpignan 1799 - Paris 1850 )

 

 

 

"La Famille du Prince Royal"

 

Magnifique lithographie représentant le duc d'Orléans entouré de sa femme et de ses enfants.

 

 Signée en bas à gauche.

 

Lithographiée par l'artiste.

 

 

EPOQUE LOUIS-PHILIPPE

 

 

Légende dans la marge inférieure :

 

" Paris Jh.Bulla Fils & François Delarue, Successeurs de la Maison Aumont, rue J.J.Rousseau n°10"

"Lith. de Maurin, rue de Vaugirard 75"

"FAMILLE DU PRINCE ROYAL"

"F.P.L.C.Hri. d'Orléans, duc d'Orléans, Né à Palerme le 3 7bre 1810; Mort à Neuilly le 13 juillet 1842"

" L.P.A. d'Orléans, Comte de Paris, Prince Royal, Né à Paris le 24 aout 1838"

"H.ne L.se EL.beth de Mecklenbourg Schwerin, Duchesse d'Orléans, Née le 24 janvier 1814"

R.Cles.P.Eug. d'Orléans, duc de Chartres, Né à Paris le 9 9bre 1840"

 

 

Dimensions :

Lithographie 39,5 x 48 cm.

Cadre 55,5 x 64 cm.

 

 

Dans un état parfait.

 

 

Un des plus beaux portraits du duc d'Orléans et de sa famille.

 

 

Une lithographie identique est conservée au Musée National du Château de Versailles.

 

 

 

********************

 

 

Fils du peintre Pierre Maurin et frère d'Antoine Maurin, peintre lui aussi, Nicolas Maurin fut élève d'Henri Regnault et exposa aux salons en 1833, 1834 et 1835.

Sa célébrité est due à ces nombreux et élégants portraits de personnages historiques et de contemporains célèbres, on lui doit une Iconographie des contemporains et une série de portraits intitulée : Célébrités contemporaines.

Son oeuvre est aussi amusante par ses scènes de genre typiques de l'époque romantique, avec les amours contrariées de belles grisettes et d'élégants dandys, des scènes de famille édifiantes... et quelques scènes érotiques !!!

Il illustra aussi un certain nombre de livres, en particulier les oeuvres de Victor Hugo (Notre-Dame de Paris...).

Son atelier se situait au 33 rue d'Hauteville, près des Grands Boulevards, haut lieu des divertissements et des élégances des années romantiques

 

 

 

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 23:57

 

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Très rare souvenir historique. 

 

Fixé sous verre représentant Louis IX (1214-1270) dit saint Louis présentant la couronne d'épines du Christ.

 

XVIIIème SIECLE

 

Cadre en bois doré.

 

 

Le roi auréolé, couvert du manteau fleurdelysé bordé d'hermine, agenouillé devant l'autel, la couronne royale posée sur un coussin, présente la Sainte Couronne d'épines que le roi avait acquis en 1239 avec d'autres reliques de la Passion du Christ pour des sommes colossales, ce qui augmenta considérablement le prestige du monarque et de son royaume.

Louis IX veut faire de la France une nation chrétienne et de Paris un haut lieu de la chrétienté. Le 26 avril 1248, Louis IX  inaugure la Saint-Chapelle dans l'Ile de la Cité. Cette chapelle construite de 1242 à 1248 représente l'apogée de l'art gothique. Elle était destinée à abriter les Saintes Reliques de Jésus, dont la couronne d'épines, rapportées en France par le roi depuis Constantinople.

 

 

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 23:26

 

 

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Rare souvenir de remise de Légion d'honneur.

 

La Légion d'honneur, sur fond de draperie, accompagnée de boutons de roses et de symboles de la Culture et de la Science, est entourée d'une bordure contenant la légende :

 

" Sur ton coeur, sur ton esprit, que pourrais-je écrire !

Depuis long-tems on ta dit -

Tout ce qu'on peut dire " 

 

Document réalisé pour commémorer la remise de la légion d'honneur à monsieur Alexandre Vanzut le 30 novembre 1823.

 

Alexandre Vanzut était une personnalité de la Champagne, directeur du Dépôt de Mendicité à Châlons.

 

Aquarelle et encre.

 

Signé deux fois Collin et daté 30 novembre 1823.

 

 

EPOQUE RESTAURATION 

 

 

Dimensions: 30 x 41 cm.

 

Dans un état parfait.

 

 

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 14:57

 

 

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Rare médaillon en cristal taillé orné d'un cristallo-cérame représentant

 

Louis XIV en profil de médaille

 

L'arrière n'est pas recouvert de cristal ce qui permet de voir la matière du cristallo-cérame

 

EPOQUE RESTAURATION

 

Diamètre 7,8 cm

 

 

Ce modèle rarissime n'est reproduit dans aucun ouvrage de référence sur les cristallo-cérames, il est probable que ce médaillon est un prototype jamais diffusé ou alors en très petite série.

 

Bibliographie :

 

-- Léon Darnis, Les Verres à Inclusion du XIXème Siècle, Cristallo-Cérames et Emaux, Edition La Pensée Romantique 2006

-- Fernando Montes de Oca, L'âge d'or du verre en France 1800-1830, Édition F.M, 2001

-- Paul H. Dunlop, The Jokelson Collection of Antique Cameo Incrustation, Édition Papier Presse, Phoenix Arizona, 1991

-- Paul Jokelson, Sulphides, The Art of Cameo Incrustation, Édition Nelson New York, 1968 

 

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 10:21

 

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ECOLE DE

 

JEAN-BAPTISTE JACQUES AUGUSTIN

(1759-1832)

 

 

Portrait en buste du roi Louis XVIII

 

 

Dessin à la mine de plomb de format ovale reprenant la célèbre composition de Jacques Augustin conservée au Musée du Louvre.

 

 

Époque Restauration

 

 

Dans un cadre en bois noirci et métal doré d'époque postérieure (Napoléon III) portant l'étiquette de l'encadreur :

PAPETERIE & DORURE

ENCADREMENTS

en tous genres.

E.DEMACON

Rue de Beaune, 25

. PARIS .

 

 

Au dos une étiquette manuscrite mentionnant :

"dessin fait par ma mère, mad.e Mêlier"

 

 

Dimensions :

 

Dessin 12,2 x 9,2 cm

Cadre 19,5 x 16,5 cm

 

 

Très belle qualité d'exécution

 

 

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Jean-Baptiste Jacques Augustin, né à Saint-Dié le 15 août 1759 et mort à Paris le 13 avril 1832, est un portraitiste et le miniaturiste français le plus célèbre de son temps.

  

Fils d'un maître vitrier, le jeune Augustin marque dès l'enfance des aptitudes pour le dessin. Remarqué par l'intendant de l'évêque de Saint-Dié, il part étudier à Nancy auprès de Jean-Baptiste Claudot et de Jean Girardet.

En 1780, après quelques mois passés à Dijon, il s'installe à Paris. Il travaille d'abord chez Gatien Philipon puis parvient à se créer une importante clientèle dans le genre en vogue : le portrait en miniature. Le rendu des physionomies et caractère lisse de ses portraits, sur lesquels on ne distingue nullement les traits de pinceau, en font le meilleur spécialiste de la technique. Il est aussi un maître dont l'enseignement est recherché. Il eut, entre autres, parmi ses élèves la future et célèbre miniaturiste Zoé Lizinska de Mirbel.

Débutant au salon de 1791, il peint aussi bien les nobles que les bourgeois ou les révolutionnaires. Fuyant cependant le Paris agité par la Révolution, il voyage en Bretagne, en Suisse et en Allemagne.

De retour à Paris, il épouse le 8 juillet 1800 une de ses élèves, Pauline Ducruet, de 22 ans sa cadette. Celle-ci, descendante de Jean de La Fontaine, réalisera également de belles œuvres dans le style de son mari, dont un portrait de Pauline Bonaparte.

En 1806, Jacques Augustin devient le peintre officiel de la Cour impériale. Sa reconnaissance survit aux changements de régimes puis qu'il devient en 1814 peintre ordinaire du roi Louis XVIII.

Membre de l'académie de peinture en 1819, décoré de la légion d'honneur en 1820, il se voit cependant supplanter auprès du roi par une ancienne élève. Le public oublie alors le grand maître vieilli mais toujours productif.

Atteint de la goutte, soigné avec dévouement par son épouse, il décède dans sa 73ème année, victime du choléra. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

 

Sa clientèle est illustre : la reine Marie-Antoinette, l'empereur Napoléon et sa famille, Louis XVIII, le maréchal Masséna, Vivant Denon, Madame Récamier, la duchesse d'Angoulème, le duc de Berry...

 

Dans son atelier, il forma de nombreux élèves aussi bien artistes professionnels que personnes du monde. 

 

 

Bibliographie :

 

- Bernd Pappe, « Jean-Baptiste Jacques Augustin, peintre en miniature », Catalogue de l'exposition du 17 avril au 20 juin 2010 au musée Pierre Noël, Saint-Dié des Vosges, 2010.

- Fleuriot de Langle et Schlumberger, « Les miniatures de Jacques Augustin », Connaissance des Arts, n° 69, novembre 1957.

 

 

**********************

 

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 Jean-Baptiste Jacques Augustin, Autoportrait, 1796, Musée Pierre-Noël à Saint-Dié-des-Vosges

 

 

jean baptiste jacques augustin louis18 louvre

 Jean-Baptiste Jacques Augustin, Portrait du roi Louis XVIII, Paris Musée du Louvre

 

 

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 Jean-Baptiste Jacques Augustin, portrait du roi Louis XVIII, gravure, collection particulière

 

 

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 Jean-Baptiste Jacques Augustin, portrait du roi Louis XVIII, gravure, collection particulière

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 10:09

 

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Rare souvenir historique et art populaire

 

S.A. ROYALE.

 

MARIE CAROLINE

 

DUCHESSE DE BERRY

 

Né le 5 Novembre 1798 . Mariée le 17 Juin 1816

 

Portrait de profil en gravure "habillée"

 

EPOQUE RESTAURATION

 

Le profil découpé repose sur une soie rose foncé.

La gravure est parée de cheveux en fils de coton parsemés de perles et de fleurs dans un diadème; d'une robe en satin bleu, dentelles et galons dorés et de colliers de perles polychromes.

 

Cadre d'époque Restauration en bois doré à décor de palmettes dans les angles.

 

Dimensions :

avec le cadre 24,6 x 22 cm

 

Ce portrait de la duchesse de Berry est un bel exemple d'art populaire lié à la piété monarchiste et légitimiste.

il reste aujourd'hui très peu de ce type d'objet.

 

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:12

 

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Rare souvenir légitimiste :

 

Poème dédié à la duchesse de Berry

 

ODE A S. A. R. MADAME DUCHESSE DE BERRY

 

1er décembre 1832

 

Saint-Jean-D'Angely

 

Chez la Ve. Lacurie, Imprimeur

 

ode signée A. de Gaalon

 

Fascicule de huit pages avec sa couverture papier bleu d'origine.

 

Format : 20,2 x 13,5 cm

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:04

 

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TRES RARE LIVRE LEGITIMISTE SUR LA GENEALOGIE DES ROIS DE FRANCE

DEPUIS PHARAMOND JUSQU'À CHARLES X

époque Restauration

 

********* 

 

HISTOIRE DE FRANCE

 

représentée

 

Par des Tableaux Synoptiques et par 70 Gravures

Employée pour l'Education des Enfants de France

 

PAR M.COLLART LEUR INSTITUTEUR

 

à PARIS chez

 

CH.GOSSELIN  Libraire de S.A.R. Mgr le Duc de Bordeaux,

Rue Saint Germain des Prés, n°9

BOSSANGE père, Libraire de S.A.R. Mgr le Duc d'Orléans,

Rue de Richelieu, n°60

JULES RENOUARD, Libraire, rue de Tournon, n°6

 

Dessiné et Gravé par Ambroise Tardieu

à Paris, rue du Battoir, n°12

 

Imprimé chez Paul Renouard

Rue de l'Hirondelle, n°22

 

(sans date, règne de Charles X)

 

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livre des rois de france 3 

 

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Table des Matières :

 

-- Préface

 

-- Introduction : explication des tableaux synoptiques : Noms des Rois, date d'avènement, mort,

avec trois colonnes : faits principaux, faits détachés, faits contemporains

 

--  1ère Race dite des Mérovingiens, dure 330 ans sous 21 rois :

 

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 (Noms des rois suivis des dates de règne) :

  

- Pharamond (420-428) 

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- Clodion le Chevelu (428-448)

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- Mérovée (448-458)

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   - Childeric 1er (458-481)

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 - Clovis 1er (481-511)

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 - Childebert 1er (511-558)

 

 - Clotaire 1er (558-561)

 

 - Cambert (561-567)

 

 - Chilpéric 1er (567-584)

 

 - Clotaire II (584-628)

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 - Dagobert 1er (628-638)

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 - Clovis II (638-656)

 

 - Clotaire III (656-670)

 

 - Childeric II ( 670-673)

 

 - Thierry 1er ( 673-691)

 

 - Clovis III (691-695)

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 - Childebert II le Juste ( 695-711)

 

 - Dagobert II (711-715)

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 - Chilperic II Daniel (715-720)

 

 - Thierry II de Chelles (720-737)

 

 - Childeric III (742-750)

  

 

-- 2ème Race dite des Carlovingiens dure 237 ans sous 13 rois :  

 

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- Pépin le Bref (750-768)

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 - Charles 1er dit Charlemagne (768-814)

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 -Louis 1er le Débonnaire (814-840)

 

 - Charles II le Chauve (840-877)

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 - Louis II le Bègue ( 877-879)

 

 - Louis III et Carloman (879-884)

 

 - Charles le Gros (884-887)

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  - Eudes (888-898)

 

 - Charles III le Simple (898-929)

 

 - Raoul (923-936)

 

 - Louis IV d'Outremer (936-954)

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 - Lothaire (954-986)

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 - Louis V le Faineant (986-987)

 

Remarques particulières sur la première et la deuxième race 

livre des rois de france 22 

 

-- 3ème Race dite des Capétiens dure 839 ans sous 36 rois :

 

livre des rois de france 23  

- Hugues Capet (987-996)

livre des rois de france 24

  

 - Robert le Pieux (996-1031)

 

 - Henri 1er (1031-1060)

livre des rois de france 25

 

 - Philippe 1er (1060-1108)

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 - Louis VI le Gros (1108-1127)

livre des rois de france 27

 

 - Louis VII le Jeune (1137-1180)

 

 - Philippe II Auguste ( 1180-1223)

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 - Louis VIII le Lion (1223-1226)

 

 - Louis IX dit Saint Louis (1226-1270)

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 - Philippe III le Hardi (1270-1285)

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 - Philippe IV le Bel (1285-1314)

 

 - Louis X le Hutin (1314-1316)

livre des rois de france 31

  

 - Jean 1er (1316-1316)

 

 - Philippe V le Long (1316-1322)

 

 - Charles IV le Bel (1322-1328)

 

 - Philippe VI de Valois (1328-1350)

 

 - Jean II le Bon (1350-1364)

 

 - Charles V le Sage (1364-1380)

livre des rois de france 32

  

 - Charles VI l'Insensé (1380-1422)

livre des rois de france 33

  

 - Charles VII le Victorieux (1422-1461)

 

 - Louis XI (1461-1483)

 

 - Charles VIII (1483-1498)

 

 - Louis XII le Père du Peuple (1498-1515)

livre des rois de france 34

  

 - François 1er le Père des Lettres (1515-1547)

livre des rois de france 35

  

 - Henri II (1547-1559)

 

 - François II (1559-1560)

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 - Charles IX (1560-1574)

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 - Henri III (1574-1589)

 

 - Henri IV (1589-1610)

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 - Louis XIII (1610-1643)

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 - Louis XIV le Grand (1643-1715)

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 - Louis XV (1715-1774)

livre des rois de france 41

  

 - Louis XVI le Martyr (1774-1793)

livre des rois de france 42

  

 - Louis XVII (1793-1795)

livre des rois de france 43

  

 - Louis XVIII le Désiré (1795-1824)

livre des rois de france 44

  

 - Charles X agé de 67 ans

livre des rois de france 45 

-- Tableaux synoptiques d'avènements, naissances, guerres, etc...

livre des rois de france 46  

-- Paroles mémorables des rois de France

livre des rois de france 47  

-- Villes et lieux célèbres par les évènements qui s'y sont passés

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  **********

 

  Ce rare ouvrage est complet de ses 70 gravures au couleurs du temps et de ses adjonctions en planches dépliantes

 

Légères rousseurs éparses et petit manque

 

Couverture d'origine en papier marbré et tranche reliée en maroquin marron foncé et décors aux petits fers

 

  Dimensions : 23,5 x 15 cm

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 09:57

 

RARE SOUVENIR HISTORIQUE

 

photo site blog 22 010

 

PRINCESSE MARIE D'ORLEANS

(Palerme 1813- Pise 1839)

 

Dessin rehaussé d'aquarelle

 

"Esquisses, dont le Passage du Gué d'après Alexandre Gabriel Decamps"

 

Provenant d'un album de la princesse Marie

 

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Marie d’Orléans, princesse et artiste romantique, est une figure hautementrévélatrice des aspirations de son époque. Dotée d’une éducation solide et ouverte transmise par son père, le roi Louis-Philippe, elle se passionne pour les arts et pratique elle-même le dessin et la sculpture. Comme son frère aîné le duc d’Orléans, grand mécène et collectionneur, elle fait preuve d’un goût novateur et tisse des liens privilégiés avec des artistes de son temps, tel le peintre Ary Scheffer. Dans l’aménagement de son salon aux Tuileries, elle donne le ton d’un style gothique qui a dépassé la fantaisie et les approximations du style troubadour pour tendre à une plus grande exactitude historique. 

 

Troisième enfant du futur roi Louis-Philippe et de Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, Marie naît à Palerme en 1813. Les Orléans reviennent à Paris en 1814 puis s’installent pendant les Cent-Jours en Angleterre, à Twickenham, avant de rentrer en France en 1817, se partageant entre le Palais-Royal et le château de Neuilly. Les Orléans ont dix enfants : c’est donc au sein d’une famille nombreuse que grandit la jeune Marie. Enfant précoce, très éveillée, mais rétive à l’étude, indépendante de caractère, plutôt moqueuse, elle est très proche de sa soeur Louise, son aînée d’un an. Les deux soeurs apprennent l’histoire, les langues vivantes, la littérature, le dessin, la musique, l’équitation. Le musée Condé conserve dans la collection de son frère le duc d’Aumale une dizaine de portraits de la princesse Marie dans son enfance ou sa jeunesse, seule ou avec ses parents et ses frères et soeurs.

 

 

 Alexandre Jean Dubois-Drahonet, la princesse Marie d'Orléans, Musée Condé, château de Chantilly

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La révolution de 1830 donne des obligations aux enfants d’Orléans quidoivent paraître en public, ce que Marie appelle « faire la fonction », et qu’elle déteste. Le 9 août 1832, Louise épouse à Compiègne Léopold Ier roi des Belges, mariage politique. Le départ de sa soeur se révèle très douloureux pour Marie : « C’est comme si l’on avait passé une éponge sur ma vie ; toutes mes sensations sont effacées ». Atteinte, de la mélancolie romantique, elle comble ce vide par une piété renouvelée, mais elle est marquée par la disparition à dix mois de l’enfant de Louise, Louis-Philippe, dit Babochon, en 1834, puis par celle de Mme de Malet, sa gouvernante, en 1835. Dès, lors elle s’isole dans son atelier de sculpteur et ressent en 1836 les premières atteintes de la maladie qui l’emportera.

 

Après un projet de mariage abandonné avec son cousin le comte deSyracuse, Marie épouse en octobre 1837 Alexandre de Wurtemberg (1804-1881), neveu du roi des Belges Léopold, époux de la princesse Louise.

Contre toute attente, Marie choisit de s’éloigner de sa famille et de se fixer en Allemagne, d’abord à Cobourg puis à Gotha. Le 26 janvier 1838, Marie d’Orléans doit s’enfuir de sa maison de Gotha, ravagée par un incendie : outre son trousseau, elle perd ses dessins, ses sculptures, les oeuvres de Scheffer arrivées depuis peu. Sa santé se ressent de cette épreuve d’autant qu’elle est enceinte.

En mars 1838, les époux s’installent à Neuilly, dans le pavillon dit de Wurtemberg aménagé pour eux par l’architecte Fontaine à la demande de Louis-Philippe. Elle met au monde le 30 juillet 1838 un garçon prénommé Philippe. 

Marie ne se remet que lentement de l’accouchement. Les médecins parlent dephtisie, et conseillent le climat de l’Italie. Malgré ses réticences, Marie doit se résigner et fait ses adieux à sa famille et à sa soeur Louise à Fontainebleau. Très affaiblie, elle quitte Gênes, dont elle ne supporte pas le climat venté pour Pise, où son frère Nemours accourt, à la demande de la famille qui a appris l’aggravation de la maladie de la jeune femme. Très pieuse, elle supporte son agonie avec courage et résignation. Elle décède le 2 janvier 1839, elle avait vingt-cinq ans.

 

La princesse Marie et l'art 

 

Sur la recommandation du baron Gérard, le roi Louis-Philippe choisit commeprofesseur de dessin pour ses enfants le peintre romantique Ary Scheffer. Marie est de loin la plus douée des enfants d’Orléans ; les leçons de Scheffer  deviennent quotidiennes. Il en résulte une étroite intimité ; Scheffer devient pour la jeune fille un guide indispensable, lui donnant son avis sur l’actualité, orientant ses lectures, formant son goût de collectionneuse. Le peintre réalise plusieurs portraits de la princesse Marie, la représentant le plus souvent dessinant, assise à sa table de travail, ou encore avec ses outils de sculpteur, son ciseau et son maillet à la main.

Ary Scheffer apprend à Marie d’Orléans l’art du dessin, alors que la jeune princesse ne peut, pour d’évidentes raisons de bienséance, assister à des séances de dessin d’après le modèle vivant nu, ce qui était la norme à l’époque.

C’est pourquoi il l’oriente alors vers la sculpture, qui correspond mieux à son tempérament créatif et où elle peut plus librement s’exprimer.

Dans ses dessins, en vraie romantique, la princesse Marie se plaît à imaginer des personnages en costume d’époque, ou bien encore réalise les portraits de ses proches comme sa soeur la princesse Louise ou son père le roi Louis-Philippe. Elle apprend la technique de la lithographie et reproduit ainsi ses dessins, comme le portrait de sa soeur Louise ou de l’époux de cette dernière, Léopold Ier, roi des Belges. Marie d’Orléans s’inspire parfois d’artistes contemporains recherchés de son frère aîné le Prince Royal comme le peintre orientaliste Alexandre-Gabriel Decamps, dont elle copie le célèbre Passage du Gué.

La carrière de sculpteur de la jeune femme est brève, puisqu’elle meurt à vingt-cinq ans. Elle réalise des sculptures de petites dimensions, le plus souvent en terre ou en plâtre. Ses sculptures, tirées en plâtre, sont conservées à Altshausen dans la collection des ducs de Wurtemberg, ses descendants, à Dordrecht, au musée Ary-Scheffer et à Chantilly au musée Condé, dans la collection de son frère le duc d’Aumale.

Marie exécute des oeuvres importantes pour la sculpture romantique, lisant beaucoup, recherchant des thèmes inédits tirés de l’histoire du Moyen-Âge. Elle lit avec passion l'Ahasvérus  d’Edgar Quinet, publié en 1833, qui lui inspire bas-reliefs et rondes-bosses.

La plupart des sujets qu’elle traite s’inspire du Moyen-Age, comme cette Femme montant en amazone, accompagnée d'un lévrier  ou cette Cavalière sautant une palissade, ou encore La mort de Bayard. Les 

sources d’inspiration religieuse ne manquent pas chez la jeune femme dont la piété est vive : Ange de la Résignation, Le Pélerin. Le thème privilégié de Marie d’Orléans est incontestablement celui de Jeanne d’Arc, personnalité féminine pour qui elle développe une véritable passion. 

 

L’appartement de la princesse Marie d’Orléans aux Tuileries comportait unvaste salon où la princesse travaillait et qui lui servait aussi d’atelier. Il était meublé dans le style néo-gothique que la princesse affectionnait tout particulièrement et qu’elle contribua à mettre à la mode. La princesse conservait dans son salon des oeuvres des artistes de la génération romantique : tableaux ou dessins d’Ary Scheffer et de Tony Johannot tirés de romans de Walter Scott, sculpture de Barye représentant Charles VI dans la foret du Mansi... 

 

 Prosper Lafaye (1806-1883), L'atelier de la princesse Marie d'Orléans, 1842, Musée National du Chateau de Versailles

m502004 91-000584 p

 

 

Un tombeau pour une princesse

 

Après son décès le 2 janvier 1839, la princesse Marie fut enterrée à Dreux, chapelle royale des Orléans, aux côtés de ses aïeux le duc de Penthièvre et la duchesse d’Orléans, et de ses frère et soeur morts en bas âge, la princesse Françoise, disparue à deux ans en 1818, et le duc de Penthièvre, mort à huit ans en 1828. Le corps ayant été placé sous une dalle toute simple, la reine Marie-Amélie souhaita simplement que le tombeau de la princesse soit surplombé par l’Ange de la Résignation, statue exécutée par la princesse Marie elle-même (de même, en 1842, après la mort accidentelle du Prince Royal, son fils aîné, à l’âge de trente deux ans, la Reine fit placer une autre sculpture de Marie, un Ange agenouillé, au-dessus du cénotaphe réalisé par Henry de Triqueti dans la chapelle Notre-Dame de la Compassion, à l’endroit même de l’accident). 

Cependant, plusieurs artistes romantiques avaient imaginé un tombeau pour la princesse Marie, artiste très appréciée des peintres et sculpteurs, dont le décès prématuré avait frappé les imaginations : au Salon de 1839,

où Aristide Louis présentait la gravure de la Jeanne d’Arc des Galeries historiques de Versailles, Achille Devéria (1800-1857) exposait une lithographie représentant un tombeau pour la princesse Marie, couchée avec les outils de sculpteur, le modèle réduit de sa Jeanne d’Arc à ses côtés. Au même moment, le sculpteur Henry de Triqueti (1804-1874) imagina pour la princesse Marie un projet de tombeau inspiré de la Renaissance italienne, qui ne fut pas davantage réalisé. Le peintre François-Marius Granet, conservateur des Galeries Historiques de Versailles, dessina une Apothéose de la princesse Marie d'Orléans (musée du Louvre, département des Arts Graphiques).

 

Au sein même de sa famille, le souvenir de la princesse Marie fut conservé de façon très vivace ; après son décès, les mains de la princesse artiste avaient été moulées. Ses proches commandèrent des miniatures en souvenir d’elle, le plus souvent d’après les portraits d’Ary Scheffer, certaines comportant des mèches de cheveux coupés au moment du décès. Cependant, il fallut attendre cinquante ans après le décès de la princesse Marie pour qu’en 1889 son frère cadet, Henri d’Orléans duc d’Aumale (1822-1897) commandât à son ami et confrère de l’Institut, Henri Chapu (1833-1891), un projet de tombeau. Chapu avait en effet déjà réalisé deux tombeaux pour la chapelle royale de Dreux : celui de la duchesse de Nemours et celui de la duchesse d’Orléans (Salon de 1885), particulièrement remarquable parce que la duchesse, de religion protestante, étant ensevelie dans une chapelle à côté de son mari, Chapu a imaginé que son gisant esquissait un mouvement en direction de l’époux dans la nef voisine. C’est donc tout naturellement que le duc s’adressa à Chapu qui proposa plusieurs esquisses, mais mourut avant d’avoir achevé le projet. C’est pourquoi le duc d’Aumale confia la réalisation du tombeau de Dreux d’après le modèle de Chapu au sculpteur Hector Lemaire (1846-1933) qui l’exposa au Salon de 1894.

 

L’exposition sur Marie d'Orléans au Louvre et au château de Chantilly, qui comprend au total une centaine d’oeuvres, est la première consacrée au sculpteur romantique. 

Plus de quarante oeuvres sont présentées au musée Condé de Chantilly ; le musée du Louvre accueillel’autre partie de l’exposition. Outre 39 oeuvres provenant du musée Condé, l’exposition de Chantilly accueille un prêt important du musée du Louvre, une vue de l’atelier de la princesse Marie par le peintre Prosper Lafaye, et un portrait

de la princesse Marie par Ary Scheffer conservé à Altshausen dans les collections des ducs de Wurtemberg, descendants de la princesse Marie. Le musée du Louvre et le musée Condé de Chantilly rendent ainsi hommage à un témoin exceptionnel du goût 1830 et publient un livre-catalogue commun.

 

photo site blog 22 021 

Les oeuvres de la princesse Marie d'Orléans sont très rares sur le Marché. La majorité est conservée dans les musées ou dans les collections des princes d'Orléans.

 

Ce dessin rehaussé d'aquarelle est très proche d'un dessin à la mine de plomb, provenant du même album de la princesse Marie, conservé au Musée Condé au château de Chantilly : voir le catalogue de l'exposition page 95 n°34 

 

Dimensions :

dessin 35 x 24,5 cm

avec le cadre 56 x 45 cm 

 

PROVENANCE :

 

COLLECTION DU PRINCE HENRI D'ORLEANS, COMTE DE PARIS (1908-1999)

 

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  Leurs Altesses Royales Monseigneur le comte de Paris et Madame la comtesse de Paris

 

Bibliographie ;

 

Catalogue de l'exposition :  "Marie d'Orléans, princesse et artiste romantique, 1813-1839" Paris Musée du Louvre & Musée Condé au château de Chantilly, Somogy Éditions d'Art 2008

 

 

photo site blog 22 056

 

 

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La galerie a été crée en hommage à Marie Jeanne Rosalie Desarnaud (1775-1842), fondatrice de "L'Escalier de Cristal" au Palais-Royal, célèbre sous la Restauration pour ses objets de cristal montés sur bronze doré. Outre du cristal des manufactures de Montcenis-Le Creusot, Baccarat, Vonèche... la galerie vous présente une sélection de dessins et de tableaux néo-classiques et romantiques, de sculptures, de mobilier et d'objets d'art de la première moitié du XIXème siècle avec un accent particulier pour le Charles X.

Nicolas Megnier-Perbet, diplomé de l'Ecole du Louvre et de Paris-IV Sorbonne, sera heureux de vous recevoir pour vous faire découvrir ses trouvailles.

 

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