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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 14:56

 

 

Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)

 

LOUIS FRANCOIS JEANNEST

(1781-1856)

 

Buste du Roi Louis XVIII.

 

Bronze patiné.

Socle en marbre jaune de Sienne.

 

Signé et daté sur la coupe du buste :

« L.Jeannest Fct an 1814 »

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Modèle très rare et en parfait état.

 

Dimensions :

Hauteur 35,5 cm.

Base 12 cm de coté.

 

Louis François Jeannest (1781 - 1856) est un sculpteur et un médailleur français.

Il fut l’élève d’un des sculpteurs préférés de la reine Marie-Antoinette, Pierre Julien (1731-1804).

Sur commande de Vivant-Denon, il réalisa en 1812 de célèbres statuettes de l’empereur Napoléon et de l’impératrice Marie-Louise (Musée du Louvre). Il reçut aussi des commandes de l’empereur Napoléon et de la Maison du Roi sous la Restauration.

Il reçut des médailles en 1827 et 1834 à l’Exposition des Produits de l’Industrie Française.

 

 

Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)
Le Roi Louis XVIII par Louis François Jeannest (1781-1856)

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:14

 

 

Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration

 

François Nicolas Louis Gosse

(Paris 1787 - Soncourt-sur-Marne 1878)

 

"La duchesse de Berry veuve"

 

Rare gravure "avant la lettre".

La duchesse de Berry, en grand deuil, montre le berceau et "l'enfant du miracle" au buste du duc de Berry.

La version définitive sera intitulée "Tu revis en lui", gravée par Jean Pierre Marie Jazet.

 

EPOQUE RESTAURATION

 

Montage avec armoiries de la duchesse de Berry, cadre en bois doré et noirci, avec des fleurs de lys aux angles, d'époque postérieure.

 

Dimensions :

Gravure 50 x 35 cm.

Cadre 73 x 59 cm.

 

Nicolas Gosse était un peintre d'Histoire et de décorations théâtrales.

Il fut élève de François-André Vincent, qui lui apprit l'art du dessin précis, de la touche brillante et des tons contrastés.

Il reçut d'importantes commandes royales en particulier trente-sept bas-reliefs peints pour le musée Charles X au palais du Louvre, un certain nombre de décors de voussures pour le Louvre en partenariat avec Ingres et Charles Meynier, des décors pour la cérémonie du Sacre de Charles X à la cathédrale de Reims, trente-sept portraits des rois de France en grand costume pour le palais de l'archevêché de Reims, quatorze portraits royaux pour le cabinet du roi...Il réalisa aussi de nombreuses œuvres pour les Orléans, en particulier pour le Musée Historique voulu par Louis-Philippe au château de Versailles.

Il produisit aussi des tableaux pour de grandes églises parisiennes comme Saint-Etienne-du-Mont, Saint-Louis d'Antin et de nombreux décors pour les théâtres parisiens.

Parallèlement aux grands tableaux d'Histoire, il créa des tableaux de chevalet avec des sujets de genre "troubadour" qu'il envoie au Salon de 1808 à 1870. Ces œuvres montrent une conception ingénieuse de la composition théâtrale comme le confirment les scènes de l'épopée napoléonienne, et celles du règne de Charles X et de Louis-Philippe (galerie historique du château de Versailles).

Il obtient une médaille de troisième classe en 1819, puis une de seconde classe en 1824. En 1828 il est fait chevalier de la Légion d'honneur puis promu officier en 1870.

 

 

Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:32

 

 

Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration

 

Rare Souvenir Historique :

 

"Cérémonie du Sacre du Roi Charles X :

l'Onction du Roi"

 

Ce grand carré en coton en grisaille représente la scène de l'onction de Charles X dans la cathédrale de Reims avant son couronnement.

 

Bordures avec dans les angles les portraits du duc d'Angoulème, du duc de Berry, de la duchesse d'Angoulème et de la duchesse de Berry.

Sur les cotés, le sceptre et la main de justice entourés de fleurs de lys au naturel.

En haut une scène en bas-relief représentant le roi Charles X entouré des allégories de la Religion et de l'Industrie, des figures des Arts, de la Musique, de l'Agriculture, de l'Armée et de la Marine.

En bas, deux anges tenant les Armoiries Royales de France dans une couronne de laurier.

 

Foulard de soie signé en bas à gauche :

"chez G.D? et Huguenin & Cie, Rue du Gros Chenet N°8 à Paris"

 

Le 8 rue du Gros Chenet (actuelle rue du Sentier) était l'adresse du célèbre Hôtel des Quatre Fils Aymon où séjourna en 1778 pendant plusieurs mois Wolfgang Amadeus Mozart. L’hôtel racheté et réaménagé par le peintre Lebrun pour sa femme Elisabeth Vigée-Lebrun, fut le cadre de somptueuses soirées en particulier le fameux "Souper Grec". L’hôtel qui donnait aussi sur la rue de Cléry (où vécût Vigée-Lebrun dans son enfance) servait aussi de galerie d'art et de salle des ventes pour le mari de la célèbre portraitiste.

 

EPOQUE CHARLES X.

 

Dans un encadrement moderne type baguette en palissandre.

 

Dimensions avec le cadre :

Hauteur 62,5 cm.

Longueur 62 cm.

 

Charles X fut le dernier souverain français à être sacré à Reims. Nostalgique de la monarchie absolue de droit divin, le roi voulait gommer tout héritage de l’épisode révolutionnaire et reprendre pleinement le cérémonial d’Ancien Régime. Louis XVIII avait renoncé à la cérémonie du sacre, notamment parce qu’il n’aurait pu en supporter les fatigues. Charles X quant à lui reprit la tradition et voulut une cérémonie fidèle à celle de ses ancêtres. Les préparatifs commencèrent dès novembre 1824. Un budget important fut consacré à la restauration des bâtiments, à la décoration fastueuse de la cathédrale de Reims et du palais archiépiscopal. Pour l’occasion, le roi fit spécialement composer une messe par Luigi Cherubini et commanda un opéra à Gioacchino Rossini, Le Voyage à Reims. Le carrosse, dessiné par l’architecte Charles Percier, était une berline à huit chevaux à l’ornementation de laquelle avaient collaboré le carrossier Duchêne, le sculpteur Henri-Victor Roguier, le ciseleur Denière et le peintre Pierre-Claude-François Delorme.

Le 27 mai 1825, le cortège royal partit de Compiègne, étape incontournable sur la route du sacre. Le cérémonial avait été légèrement modifié : Charles X avait accepté de prêter serment de fidélité à la Charte constitutionnelle, « pour rassurer l’opinion ». Le rite se déroula devant un parterre où dominaient savants, artistes et poètes comme le baron Gérard, Alphonse de Lamartine ou Victor Hugo. Ce dernier composa l’ode « Le sacre de Charles X », qu’il publia le 18 juin suivant dans son recueil Odes et Ballades et dans laquelle il se posait en chantre de l’alliance du trône et de l’autel. Le 31 mai, le roi exerça ses pouvoirs de thaumaturge en touchant les écrouelles de cent trente malades.

La scène représentée sur ce carré de soie est l'onction du roi :

La sainte ampoule conservée à Reims contient une huile miraculeuse qui, selon la légende, aurait été apportée par une colombe descendue du ciel le jour du baptême de Clovis par l'évêque Remi. Cette huile aurait été réutilisée pour la première fois, en la cathédrale de Metz, le 9 septembre 869, par l'archevêque Hincmar de Reims pour sacrer Charles le Chauve, roi de Francie occidentale.

C'est l'abbé de l'abbaye Saint-Remi de Reims qui a la charge de veiller sur cette ampoule considérée comme une grande relique. L'onction, faite au cours de la cérémonie avec cette huile miraculeuse, donne un très grand prestige au roi de France.

C'est l' évêque de Laon, duc et pair du royaume, qui a le privilège de porter la sainte ampoule au cours de la cérémonie. Avec un mélange de chrême et d'huile de la sainte ampoule, le roi est oint en sept endroits différents du corps : sur le haut de la tête, la poitrine, entre les deux épaules, l'épaule droite, l'épaule gauche, la jointure du bras droit puis du bras gauche ; puis, après s'être revêtu, sur les paumes des mains. Par cette onction, le roi est roi « par la grâce de Dieu » : Dieu l'a choisi.

 

Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
Sacre du Roi Charles X, Foulard d'époque Restauration
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 23:15

 

 

Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration

 

SOPHIE GIRARD

Miniaturiste et peintre sur porcelaine active sous la Restauration.

 

"Portrait de Ninon de Lenclos".

 

D'après Jean Petitot (Genève 1607 - Vevey 1691).

 

Ninon de Lenclos est représentée en robe bleue, en buste, coiffée de rouleaux retombant et ornés de fleurs blanches.

 

Miniature ronde sur porcelaine signée à droite et annotée au dos «Ninon Lenclos d'après Petitot».

 

Dans son coffret en veau grainé rouge.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Dimensions :

Diamètre de la miniature : 7,2 cm.

Diamètre du coffret : 7,8 cm.

 

 

Anne de l’Enclos appelée Ninon de Lenclos est née à Paris, le 10 Novembre 1623 d’Henri de Lenclos, simple gentilhomme de Touraine, et de Marie Barbe de la Marche. Elle passe une enfance mélancolique, douloureuse et solitaire à cause de la réputation sulfureuse de son père. Durant son enfance, elle montre ses talents de musicienne et aussi des dispositions littéraires. Sa mère, éprise de préciosité, l’emmène avec elle dans plusieurs salons où elle fait sensation par sa beauté déjà naissante et son esprit vif et malicieux. Elle bénéficie alors d'une éducation à la fois chrétienne et philosophique. Toute fois très jeune, elle est délaissée par son père qui quitte le domicile conjugal. Malgré cet éloignement, Henry continue à être proche de sa fille, l'inculquant une éducation des plus littéraires. C'est comme ça qu'elle commence à se détourner des livres de dévotion pour des livres de littérature classique. Puis elle apprend aussi l'italien, l'espagnol, les mathématiques et la philosophie, la musique (comme son père, c'est une remarquable luthiste) et la danse. Elle fréquente aussi l'hôtel du Marais connu pour ses belles précieuses et acquiert le ton de conversation. Les talents dont elle dispose emerveille les précieuses. Dans cet hôtel aussi, elle apprend les réalités du monde des vivants : le jeu cruel de l'amour et de rupture, la lâcheté des hommes, la dépendance des femmes, la grandeur des vraies amitiés. Ainsi donc se construira la jeune Anne de l'Enclos.

Cependant, le malheur va s’abattre sur l’enfant : elle n’a pas dix ans lorsque son père, pris dans une sombre histoire d’adultère, assassine Louis de Chabans, gentilhomme ordinaire de la Chambre, conseiller d’Etat, gouverneur de Sainte-Foy et général d’artillerie de la Sérénissime de Venise. Une vilaine affaire qui ruina définitivement la réputation des l’Enclos. Henry fuit Paris, il va se cacher durant plus de 16 ans dans le Dauphiné et Ninon va pleurer ce père, recherché et jamais retrouvé par la justice du roi. Ce malheureux épisode n’arrangera guère le caractère de sa mère qui, elle aussi, pleura beaucoup sur sa honte et sa ruine en égrenant son chapelet dans son logis vidé par les saisies judiciaires. Les années passent et voici que Ninon a quinze ans. Sachant le mariage impossible à une fille laissée sans un sou par un père criminel et désireuse d’assurer l’avenir de Ninon, une seule solution apparaît aux yeux de sa mère et des dévotes qui la soutiennent financièrement : le couvent. Et mieux encore : le carmel qui accueille les postulantes sans dot ! Ninon refuse absolument cette idée qui la révulse. Elle se révolte tant que la mère de Ninon laisse sa fille libre de ses actions.

Dès lors insouciante, elle prend le nom de Ninon (surnom donné par son père) et affiche une extraordinaire liberté de mœurs, collectionnant, au mépris du scandale, plusieurs amants. Elle devient comme une courtisane professionnelle. Ninon de Lenclos incarne la société nouvelle, succédant à celle de la marquise de Rambouillet, célèbre pour son hôtel de Rambouillet. Après la gestion délicate des suites de la Fronde où elle est contrainte, durant quelques mois, de quitter Paris pour Lyon, son salon devient le lieu de rendez-vous d’une société brillante, attachée comme elle à la promotion des idées et des mœurs libertines. Dans son salon littéraire qu’elle tient dans son hôtel de Sagonne, rue des Tournelles où elle s’installe en 1667, elle accueille beaucoup de monde : Scarron (mari de la future marquise de Maintenon), Jean de La Fontaine, Fontenelle, Madame de La Sablière, Madame de Maintenon (son amie), Racine, le marquis de Villarceaux, le peintre Mignard, Molière, Boileau, Perrault, le marquis de Sévigné et son fils (tous deux, successivement seront ses amants, au grand dam de la marquise), La Rochefoucauld, le maréchal d‘Albret, César de Vendôme (fils d’Henry IV), ainsi que des gens de la cour (la princesse Palatine, le futur Régent (fils de celle-ci)) et tant d’autres. Le salon de Ninon de Lenclos est aussi fréquenté par des souverains étrangers (ainsi a-t-elle l’honneur d’être visitée par Christine de Suède lors du séjour de celle-ci à Paris). Ninon est aussi convoquée par certains auteurs qui lui demandent conseil sur leurs œuvres : ainsi elle corrige la première version de Tartuffe, de Molière.

Certes, c’est une femme entretenue mais c’est d’abord une femme brillante, intelligente et libre qui assume « honnêtement » sa situation et refuse froidement les avances de qui ne lui convient pas, à l’étonnement des recalés, assurés pourtant que leurs écus leur ouvriraient tous les lits. Cette « recette » fera sa fortune. Avec sa réputation de femme, jeune et belle, qui choisit aussi soigneusement ses amants que ses amis et de plus bel esprit de Paris, Ninon devient la reine incontestée de la capitale. Son salon devient un endroit à la mode, connu dans toute l’Europe et où il faut être vu ! On intrigue pour y être reçu. On le maudit qu’en on y est refusé. On y fait de la musique, on commente l’actualité de la Cour et des arts, on y philosophe et on y « assassine avec la langue », comme dit si joliment Scarron. C’est le lieu stratégique où s’élabore l’opinion publique du XVIIe siècle.

La reine Christine de Suède, à peine débarquée à Paris, demande où elle peut rencontrer « mademoiselle de Lenclos dont on me dit de si grandes choses… », à la grande fureur de la reine Anne d’Autriche, pour qui Ninon n’est qu’une débauchée et qui l’avait exilée à Lagny, dans un couvent, pour avoir mangé du poulet durant le Carême. Un prêtre, membre de la confrérie du Saint–Sacrement, le parti des dévots que Louis XIV allait bientôt interdire, reçu sur la tête un pilon du volatile rôti. Scandale, protestations, pétitions, exil…Elle n’en reviendra que grâce à la reine de Suède, rentrée de sa visite à Lagny, qui, séduite par Ninon, plaidera pour elle auprès du roi. Cet incident sera retenu par Molière lorsqu’il écrira le Tartuffe, charge cruelle contre les dévots et dont Ninon sera la première correctrice chez le célèbre dramaturge

La beauté de Ninon de Lenclos était célèbre et la courtisane sut la préserver tout au long de sa vie.

De sa liaison avec le marquis de Villarceaux, elle aura un fils prénommé comme son père Louis. Le marquis de Villarceaux va le reconnaître par devant notaire et demandera à Louis XIV de « soulager sa bâtardise ». Louis XIV lui décernera un brevet de chevalier. Chaque parent le dote généreusement. Celui qui est désormais Louis de Mornay, Chevalier de la Boissière, devient officier dans la marine royale. Capitaine de frégate, il épouse en 1698, une belle créole martiniquaise : Marguerite de Cacqueray de Valmeniére. Il mourra à Toulon, sans descendance.

En 1705, quelques mois avant son décès elle accueille le jeune François-Marie Arouet, le futur Voltaire, âgé d’une dizaine d’années, et lui lègue une pension de deux mille livres tournois pour qu’il puisse s’acheter des livres.

Possédant la beauté mais aussi l’esprit, brillamment cultivée, musicienne et danseuse à ses heures, Ninon de Lenclos sut se forger une philosophie épicurienne parfaitement accordée à ses idées et à son mode de vie. Malgré sa vie tumultueuse, elle sut se faire apprécier des dames les plus influentes de l’époque, en particulier de Madame de Maintenon, de Madame de La Fayette et de Madame de La Sablière.

Ninon de Lenclos symbolise le courant sceptique et libertin qui, apparu en force sous le règne de Louis XIV, s’épanouira au siècle des Lumières.

 

*********************

 

Jean Petitot I, dit « le Raphaël de la peinture en émail », né à Genève en 1607 et mort à Vevey en 1691 est un peintre en émail genevois.

Le peintre en émail Pierre Bordier, dans l’atelier de joaillerie duquel le père de Jean Petitot, le sculpteur et architecte Saül Petitot, l’avait placé en apprentissage reconnut tant d’intelligence dans son jeune apprenti qu’il lui conseilla de s’adonner à la peinture.

S’étant associés pour leurs travaux, les premiers essais du maître et de l'élève furent bien accueillis. Dans le portrait, ils se partageaient la tâche : Petitot peignant les têtes et les mains où l’on exige plus de fini et Bordier se réservant les cheveux, les draperies et les fonds. Dans l’intention de se perfectionner dans leur art, Bordier et Petitot se rendirent en italie, d’où, après un séjour de quelques années dans ce pays, ils passèrent en Angleterre. À Londres, ils retrouvèrent leur compatriote le chimiste Théodore Turquet de Mayerne, qui les aida de ses conseils pour développer de nouvelles couleurs.

Charles 1er, qui favorisait les arts, le créa chevalier et lui donna un logement à Whitehall. Les principaux personnages de la Cour tinrent à honneur d’être peints par lui. On cite comme son chef-d’œuvre le portrait qu’il fit, en 1642, d’après Van Dyck, qui fut un de ses patrons auprès du monarque, de Rachel de Ruvigny, comtesse de Southampton.

Les troubles de la Révolution anglaise forcèrent Petitot à se retirer en France. Aimant à entourer son trône de tout ce que les arts et dans les lettres comptaient d’éminent, Louis XIV donna à Petitot le titre de peintre du roi et le logea aux galeries du Louvre. Pendant la période de 36 ans qu’il vécut en France, Petitot exécuta un nombre considérable de travaux. Le musée du Louvre possède de lui une collection de cinquante-six portraits. Il ne s’occupa pas seulement de portraits, mais fut chargé par le roi de copier les tableaux de Mignard et de Le Brun.

Après la révocation de l'édit de Nantes, il sollicita la permission de se retirer dans sa patrie, mais on la lui refusa, Comme il insistait pour quitter la France au lieu de se faire catholique, on l’arrêta et on l’emprisonna au For-L'Eveque, où Bossuet en personne lui fut envoyé, sans succès, pour tâcher de le persuader d’abjurer le calvinisme. Pour vaincre son opiniâtreté, on l’enferma alors dans un couvent où il fut tenu au secret. Ces nouveaux moyens de persuasion eurent tout l’effet qu’on en attendait. Désormais il n’y avait plus lieu à rigueur, l’« hérétique » était converti ; le monarque usa donc d’« indulgence » envers son vieux serviteur et permit enfin de sortir du couvent à Petitot, qui, dès qu’il eut recouvré sa liberté, n’eut plus qu’une pensée, celle de fuir ce pays. Il réussit à regagner son pays natal avec une partie de sa famille en 1687. Les enfants de Petitot restés à Paris allèrent implorer le pardon de leur père en se jetant aux pieds du roi qui eut la magnanimité de le leur accorder en disant qu’il pardonnait à un vieillard qui avait voulu être enseveli auprès de ses pères.

Petitot, de son côté, sembla renaître à la vie. Il se sentait rajeunir et reprit ses travaux avec ardeur. Le portrait qu’il fit alors du roi et de la reine de Pologne, est, dit-on, comparable à tout ce qu’il avait fait de mieux. Il travaillait à un portrait de sa femme, lorsqu’une attaque d’apoplexie l’enleva, à Vevey où il s’était retiré.

Dézallier d’Argenville, dans ses Vies des plus fameux peintres, appelle Petitot « le Raphael de la peinture en émail ». « Si Petitot, dit Rigaud, ne fut point, à proprement parler, l’inventeur de ce genre, il perfectionna tellement l’emploi des couleurs, et porta l’exécution de ses ouvrages à un tel degré de mérite, que la première place lui est assignée par les contemporains, et que la postérité la lui a maintenue. Ses émaux supportent l’examen aux plus fortes loupes, sans que l’effet général y perde rien ; aussi sont-ils regardés comme des ouvrages inimitables. »

 

Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
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Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 09:51

 

 

La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III

 

Tableau en marqueterie de paille :

 

La Famille Impériale.

 

La scène représente l’empereur Napoléon III accompagné de l'impératrice Eugénie et le petit Prince Impérial faisant le salut militaire, sur un fond d'architecture.

A gauche un blason avec un couple faisant du traîneau surmonté d'un arbuste.

Cadre en bois laqué marron.

Une inscription manuscrite d'époque au dos mentionne le nom de la créatrice et la date de ce tableau :

"Gagne Clémentine en l'an 1861 le 25 décembre"

Le fond en marqueterie de paille, les personnages en gravures rehaussées d'aquarelle.

 

EPOQUE NAPOLÉON III.

 

Dimensions :

Vue : 39 cm de haut x 33,5 cm de long.

Cadre : 46 cm de haut x 40,5 cm de long.

 

La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
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La Famille Impériale, Marqueterie de Paille, époque Napoléon III
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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 09:13

 

 

Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV

 

Très rare bas-relief représentant :

 

"LE ROI LOUIS XIV"

 

Forme ovale en marbre blanc avec le buste du roi de trois-quart, portant cuirasse fleur-de-lysée.

 

Inscription gravée entourant le buste :

"LOUIS  LE GRAND ROY DE FRANCE".

 

Le bas-relief est surmonté d'une couronne royale, d'un blason aux armoiries royales de France entouré d'ailes, du collier de l'ordre du Saint-Esprit, de glands et feuilles de chênes.

 

EPOQUE LOUIS XIV.

 

Dimensions :

Hauteur 47 cm.

Longueur 32,5 cm.

Epaisseur 7,5 cm.

 

Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV
Bas-relief en marbre "Portrait de Louis XIV", époque Louis XIV

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2 juillet 2015 4 02 /07 /juillet /2015 21:11

 

 

Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle

 

Très beau buste en terre cuite représentant :

 

Marie Leczinska

Princesse de Pologne

Reine de France

(1703-1768)

 

La jeune reine porte le diadème de princesse de Pologne et le manteau fleurdelisé bordé d'hermine de reine de France, ainsi qu'un médaillon orné du profil de son père le roi Stanislas Leczinsky.

 

Fin XIXème siècle.

 

D’après le buste en marbre de la reine réalisé vers 1730-1731, conservé au château de Versailles.

(cf catalogue Musée National du Château de Versailles, Les Sculptures, tome 1 Le Musée, Simone Hoog, Réunion des Musées Nationaux, 1993.)

 

Socle amovible octogonal en chêne massif mouluré.

 

Dimensions :

Hauteur 68 cm.

Longueur 46 cm.

Profondeur 27 cm.

Base seule 35 x 23,5 x 10 cm.

 

 

Marie Catherine Sophie Félicité Leczinska était la fille de Stanislas Leczinsky, issu d'une très grande famille aristocratique polonaise, élu roi de Pologne et Grand-Duc de Lithuanie sous le nom de Stanislas 1er en 1704 et de la comtesse Catherine Brin-Opalinska, fille du palatin de Posnanie.

Elle naquit le 3 juin 1703 à Breslau. Sa petite enfance, très troublée durant le règne mouvementé de son père par des départs précipités du palais royal, les longues étapes en voiture et les installations de fortune, fit de Marie une princesse fugitive. Les avatars de l'Histoire écartent son père du trône : elle se réfugie tout enfant à Stockholm, puis débuta en 1716 un exil dans le plus grand dénuement matériel. Le décès de Charles XII de Suède, protecteur de son père, entraîna leur départ pour Wissembourg en 1720 où ils reçurent le soutien du Régent. Le décès de leur second protecteur et l'entrée du duc de Bourbon au ministère allait bouleverser sa vie tranquille et retirée.

En vue du mariage du jeune roi Louis XV, une liste complète des princesses à marier sera dressée. Une première liste de 100 noms fut d'abord proposée, de laquelle on en retrancha 83. Marie en faisait partie mais fut primitivement écartée en raison de sa "basse naissance" et du titre électif de son père. D'un trait de génie, c'est finalement madame de Prie, maîtresse influente du duc de Bourbon, qui prit la décision de la "mésalliance", en espérant tout d'une princesse effacée, manipulable et infériorisée, qui lui devait tout : en quoi elle se trompa car elle finira exilée sur ses terres après la disgrâce du duc.

Le mariage fut déclaré à Versailles le 27 mai 1725. Marie fut mariée par procuration dans la cathédrale de Strasbourg le 14 août, fit le "voyage" comme toutes princesses étrangères venant épouser un roi de France jusqu'à Moret, où elle rencontra pour la première fois Louis XV. Son mariage eut lieu le 5 septembre, le lendemain de leur rencontre, dans la chapelle du château de Fontainebleau. Louis XV décida alors d'établir ses beaux-parents à Saint-Germain-en-Laye, puis leur octroya l'immense domaine royal de Chambord.

 

Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle
Reine Marie Leczinska, Buste en terre cuite, 19ème siècle

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 11:37

 

 

Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle

 

Beau témoignage d’une des plus grandes tragédiennes françaises du XIXème siècle :

 

ATTILIO SIMONETTI

(Rome 1843-1925)

 

« Portrait de Sarah Bernhardt »

 

Aquarelle.

 

Signée en bas à droite « A.Simonetti ».

 

Dans son montage et son riche cadre italien d’origine à décor de feuilles d’acanthes, cartouches, perles et fleurs.

Inscription ancienne au crayon de papier au dos « Sarah Bernhardt ».

 

VERS 1870-1880.

 

Dimensions :

Aquarelle 26,5 x 16,5 cm.

Cadre 49 x 41 cm.

 

Attilio Simonetti (Rome, 1843 - 1925) :

Attilio Simonetti était un peintre italien et antiquaire. Fils de François Simonetti, orfèvre et sculpteur romain, et de Caroline Raffaelli, qui appartenait à une célèbre famille spécialisée dans l’art de la mosaïque. Attilio compte parmi ses ancêtres Giacomo Raffaelli (1753-1836), dont la mosaique représentant la Dernière Cène de Léonard de Vinci, exécutée en 1818, a été acheté par l'empereur François Ier d'Autriche et placé dans l'église des Frères Mineurs à Vienne.

Attilio Simonetti commença des études artistiques à l’âge de seize ans à l’Académie de Saint-Luc. Dès son jeune âge Attilio a montré un vif intérêt pour la peinture et le dessin, ce qui le fait connaitre et apprécier par le peintre espagnol Mariano Fortuny (1838-1874), devenant ainsi le disciple et ami de ce célèbre peintre. Ils partagèrent le même atelier sur la Via Flaminia à Rome.

En 1868, il expose deux œuvres à la Galerie Brera à Milan sur le thème des vieux quartiers de Rome. A l’Exposition nationale des Beaux-Arts à Naples en 1877, il présente deux peintures qui ont été achetés par le prince Umberto, qui quelques mois plus tard allait devenir roi d'Italie sous le nom d'Umberto I. A Naples, au cours d'un de ses nombreux voyages avec Mariano Fortuny, il se lie d'amitié avec le peintre Filippo Palizzi (1818-1899. En 1875, il est parmi les fondateurs de l'Association des Aquarellistes Romains, qui prirent une part active jusqu'en 1883.

Il a été l'exécuteur testamentaire de son ami Mariano Fortuny, puis a commencé à chercher de plus en plus des antiquités, avec une attention particulière à l'art antique. Le palais Odescalchi dans la Via Vittoria Colonna, qu’il acheta en 1904, devint le siège de sa galerie d'antiquités et de son atelier de peintre. Il comptât parmi ses clients de très grands collectionneurs comme Pierpont Morgan et Lord William Waldorf Astor.

Certaines de ses œuvres sont actuellement conservées à la Galleria d'Arte Moderna de Milan, au Museo di Capodimonte à Naples, au Metropolitan Museum à New York...

 

Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle
Attilio Simonetti (1843-1925), Portrait de Sarah Bernhardt, aquarelle

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 21:33

 

 

Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry

 

Rare document historique relatant le mariage royal du duc et de la duchesse de Berry :

 

JOURNAL DES DÉBATS

Politiques et Littéraires.

Lundi 17 juin 1816.

 

Imprimerie de Le Normant, rue des Prêtres-Saint-Germain-L'Auxerrois, N°17.

Tampon en rouge du Timbre Royal pour le département de la Seine.

 

 

Le journal de quatre pages comprend des nouvelles d'Allemagne, de Suisse et de Grande-Bretagne; un compte-rendu des représentations au Théâtre Royal de l'Odéon, à l'Opéra Comique, au Vaudeville et au Théâtre de la Gaieté.

La plus grande partie de la publication est consacrée au mariage de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry (1778-1820) et de Marie Caroline de Bourbon-Siciles (1798-1870). Les articles sont signés de l'écrivain, romancier et académicien Charles Nodier (1780-1844) et du président du Conseil des Ministres, ministre des Affaires Etrangères et Pair de France, Armand Emmanuel de Vignerot du Plessis, duc de Richelieu (1766-1822).

 

EXTRAITS :

"C'est un spectacle bien fait pour exciter au plus haut degré l’intérêt de la nation, que ce mariage qui offre tant de nouveaux motifs de consolation pour le passé et de sécurité pour l'avenir; mais une pensée qui ajoute encore du charme à celle-là, c'est celle que fait naître le caractère particulier de cette union, c'est le nom et l'affinité naturelle des époux. Il est beau, il est touchant de voir le père vénérable que la France chérit dans la personne de Louis XVIII, entouré d'une famille nombreuse toute composée de ces Bourbons, dont la destinée est liée à la notre depuis un temps immémorial, et ne s'en séparera jamais..."

 

"...la calèche du Roi, dans laquelle S.M. avait à sa gauche MADAME, duchesse d'Angoulème, et devant elle Mgr le duc de Berry et sa nouvelle épouse, brillante de jeunesse et de fraîcheur. LL.AA.RR. Monsieur et Mgr le duc d'Angoulème étaient l'un et l'autre à cheval. Le magnifique corps des grenadiers à cheval de la garde, des détachements de gendarmerie, et des voitures de suite en grand nombre fermaient le cortège. La multitude des spectateurs sur toute la longueur des boulevards était immense; et la vivacité des acclamations, des cris de Vive le Roi! Vivent les Bourbons! était proportionnée au nombre des spectateurs..."

 

 

 

Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry
Journal des Débats 17 juin 1816, Mariage du duc et de la duchesse de Berry

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:29

 

 

roi de rome portrait antiquaire

 

 

 

Émouvant témoignage de l'Aiglon.

 

 

 Portrait du roi de Rome  

 

 

Fixé sous verre représentant le jeune prince en costume de hussard dans un médaillon, entouré d'une frise dorée de feuilles d'eau sur un fond vert malachite.

 

Cadre en bois doré.

 

Ce portrait est inspiré des portraits du roi de Rome par Jean Baptiste Isabey (1767-1855), un des plus grands portraitistes de son époque et familier de la Cour impériale.   

 

 

Nous pouvons le dater des règnes de Louis-Philippe ou de Napoléon III, époque d'engouement pour tous les souvenirs historiques liés à l'Empereur.

 

 

Dimensions cadre compris :

24 x 20,5 cm.

 

 

P1380132

 

 

 

********************

 

Napoléon François Joseph Bonaparte, prince impérial, titré roi de Rome à sa naissance puis prince de Parme, proclamé Napoléon II à la fin des Cent-Jours et enfin duc de Reichstadt par son grand-père maternel l'empereur d'Autriche est né le 20 mars 1811 au palais des Tuileries à Paris et mort le 22 juillet 1832 au palais de Schonbrunn à Vienne. Il mourut sans postérité de la tuberculose et fut inhumé dans la crypte des Capucins à Vienne, lieu des sépultures de la famille Habsbourg. Ses cendres furent transférées le 15 décembre 1940 aux Invalides.

 

Son surnom de l'Aiglon lui a été attribué posthumement et a été popularisé par la pièce de théâtre d'Edmond Rostang, le rôle-titre étant crée en mars 1900 par la tragédienne Sarah Bernardt.

 

 

29480164 Portrait of the King of Rome Napoleon II by JeanBa

 Jean Baptiste Isabey 1767-1855), Le Roi de Rome, Collection Particulière. 

 

 

Duc de Reichstadt sur son lit de mort Gravure par Ender

 Le duc de Reichstadt sur son lit de mort, gravure par Johann Ender (1793-1854), collection particulière. 

 

 

800px-Napoleon II Tomb

Le tombeau du roi de Rome dans la crypte des Invalides, Paris 

 

 

 ********************

 

 

antiquaire roi de rome portrait

 

 

Photo site blog 016

 

 

portrait roi de rome antiquaire

 

 

P1380155

 

 

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P1380136

 

 

 

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La galerie est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 18 h.

Le matin sur rendez-vous .

 

La galerie a été crée en hommage à Marie Jeanne Rosalie Desarnaud (1775-1842), fondatrice de "L'Escalier de Cristal" au Palais-Royal, célèbre sous la Restauration pour ses objets de cristal montés sur bronze doré. Outre du cristal des manufactures de Montcenis-Le Creusot, Baccarat, Vonèche... la galerie vous présente une sélection de dessins et de tableaux néo-classiques et romantiques, de sculptures, de mobilier et d'objets d'art de la première moitié du XIXème siècle avec un accent particulier pour le Charles X.

Nicolas Megnier-Perbet, diplomé de l'Ecole du Louvre et de Paris-IV Sorbonne, sera heureux de vous recevoir pour vous faire découvrir ses trouvailles.

 

note importante :

Par mesure de sécurité tous les objets ne sont pas conservés à la galerie. Si vous souhaitez voir un objet précis, merci de me contacter avant votre visite.