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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 14:56

 

 

Jeune Femme à la Harpe, Miniature d'Epoque Restauration

 

« Jeune Femme à la Harpe ».

 

Belle miniature représentant une jeune dame de qualité en robe de velours pourpre et dentelle blanche tenant une harpe devant une grande draperie de velours vert foncé et un paysage lacustre.

 

Miniature signée en bas à gauche « Van Der Taelem »

Cadre en bois noirci et métal doré.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Dimensions :

Vue : hauteur 11,1 cm x longueur 8,4 cm.

Cadre : hauteur 18,2 cm x longueur 15,1 cm.

 

Jeune Femme à la Harpe, Miniature d'Epoque Restauration
Jeune Femme à la Harpe, Miniature d'Epoque Restauration
Jeune Femme à la Harpe, Miniature d'Epoque Restauration
Jeune Femme à la Harpe, Miniature d'Epoque Restauration
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 14:47

 

 

Etui à Cartes de Visite, Nacre Gravée et Miniature Jeune Femme, Epoque Restauration

 

Très bel étui à cartes de visite

 

Etui en nacre orné d’une miniature représentant le portrait d’une jeune femme en robe rose pale. Au revers un médaillon représentant dans une couronne de roses anciennes les initiales dorées HT.

 

La miniature signée « Dumond ».

 

Nacre irisée de superbe qualité à motifs de damiers décorés de motifs de feuilles d’acanthe, branche de corail et fleurs.

 

En parfait état.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Dimensions :

Hauteur 10,3 cm.

Longueur 7,8 cm. 

 

Etui à Cartes de Visite, Nacre Gravée et Miniature Jeune Femme, Epoque Restauration
Etui à Cartes de Visite, Nacre Gravée et Miniature Jeune Femme, Epoque Restauration
Etui à Cartes de Visite, Nacre Gravée et Miniature Jeune Femme, Epoque Restauration
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 14:39

 

 

Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle

 

« Amour pour la Vie ».

 

Très belle boite en galuchat, monture en métal doré, ornée d’une miniature néoclassique célébrant l’Amour :

La scène à l’antique représente un jeune homme en toge déclarant sa flamme à une jeune femme pudique, les amoureux sont entourés d’une myriade de petits amours ailés portant flèche, couronne de laurier, cœur, fleurs et un médaillon avec l’inscription « Amour pour la Vie ». Deux colombes se becquetant dans un arbre.

 

Intérieur recouvert d’un tissu de couleur corail d’époque postérieure.

 

DEBUT DU XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Diamètre 10,1 cm.

Hauteur 3,3 cm.

 

Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
Boite en Galuchat et Miniature "Amour pour la Vie", Début 19e Siècle
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 20:30

 

 

 

Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle

 

« Jeune Homme à la Cape bleue »

 

Miniature sur ivoire représentant un beau jeune homme aux cheveux bouclés, aux yeux bleus, à la veste beige et à la cape bleue doublée de rouge.

 

Cadre en bois noirci et bordure en métal doré.

 

DEBUT DU XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Miniature : diamètre 6,8 cm.

Cadre : 13,2 x 12,8 cm.

 

 

Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
Jeune Homme à la Cape Bleue, Miniature, Début 19ème Siècle
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 14:09

 

 

 

(( VENDU ))

 

 

Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire

 

Adèle Ferrand née Marcel.

 

« Le Jeune Cuirassier »

 

Belle miniature représentant un jeune et beau militaire aux yeux bleus en costume du régiment de cuirassiers, portant un ordre militaire probablement la Légion d’Honneur.

 

Miniature sur ivoire.

Signée en bas à droite :

« Ferrand Adèle »

 

EPOQUE EMPIRE.

 

Dans son beau cadre d'origine d'époque Empire à décor de palmettes et de lyres.

 

Dimensions :

Miniature : 7,2 cm de diamètre.

Cadre : 17,2 x 17 cm.

 

Provenance :

Acquis à la galerie Prouté, 74 rue de Seine à Paris en 1924.

Resté dans un bel appartement de Neuilly-sur-Seine jusqu’à ce jour.

 

Étiquette au dos mentionnant la provenance et le nom présumé du modèle :

"Fils du maréchal de Berthier par Ferrand, acheté chez Prouté, 74 r. Seine, 15 sept.1924, 1100 fr." 

 

Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
Jeune Militaire, Miniature Signée Adèle Ferrand, Epoque Empire
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:53

 

 

Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle

 

JEAN ALEXANDRE BOQUET dit le jeune.

(Paris 1752-1828)

 

« Portrait de Jeune Femme au Chapeau de Paille »

 

Miniature sur ivoire signée « Boquet » en bas à gauche sur le piédestal.

La jeune modèle est représenté assise portant une robe blanche vaporeuse à l’antique ornée de rubans bleu marine et coiffée d’un chapeau de paille orné d’un ruché de rubans bleu marine.

Dans son coffret d’origine en maroquin vert olive décoré aux petits fers à dorer à motif de frises de ruban et de guirlande.

 

FIN XVIIIème SIECLE.

 

Dimensions :

Diamètre de la miniature 6 cm.

Diamètre du coffret 7,5 cm.

 

Jean Alexandre Boquet est issu d’une famille d’artistes. Son père Jean-Louis Boquet était peintre ornemaniste et marchand d'éventails à Paris rue du Bourg l’Abbé, à l’enseigne du « Bouquet de l’Eventail », puis en 1770, rue St Honoré. Il fut ensuite marchand bijoutier, orfèvre et graveur amateur. Son oncle, Louis René Boquet (1717-1814) était dessinateur de costumes de l'Opéra, inspecteur des Menus-Plaisirs du roi, membre de l'Académie royale de musique. Pierre-Louis Boquet (1741-1823) était dessinateur. Simon-Louis Boquet (1743-1833) était sculpteur, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Pierre-Jean Boquet (1750-1817) était peintre paysagiste. Rosalie Boquet (1753-1794) était miniaturiste, peintre et pastelliste, membre de l'Académie de Saint-Luc, mariée au valet de chambre du roi Louis XVI et concierge du château de la Muette Louis Filleul de Besne (1729-1787).

Jean-Alexandre Boquet entra avec son frère Pierre-Jean à l’école de l’Académie, comme élèves protégés de Jean-Baptiste Le Prince (1734-1781) puis par le peintre Loutherbourg. Jean-Alexandre (Paris, 31 mars 1752 – Paris, 22 janvier 1828) fut probablement employé aux peintures à la manufacture de Sèvres en 1809- 1810. Jean de La Tynna dans son Almanach du Commerce de Paris, 1811, signale « Boquet jeune [peintre] en miniature, rue Taranne, 12 ». A cette adresse se trouvait une manufacture de porcelaine, et Jean-Alexandre Boquet continua par la suite dans cette technique. Il exposa en 1819 et 1822 au Salon de Paris des œuvres sur porcelaine et des scènes de genre, ainsi qu’aux Salons de Lille (1822) et de Douai (1823).

 

Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
Jean Alexandre Boquet (1752-1828), Portrait de Jeune Femme, Miniature, Fin 18ème Siècle
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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 15:38

 

 

Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI

 

Ravissante petite boite à mouches ou à pilules.

 

Vermeil finement ciselé à motif de frises de rubans et de feuilles de laurier.

Couvercle orné d’une miniature sur ivoire représentant une belle jeune femme aux cheveux poudrés et à la robe bleue et blanche.

Intérieur en marqueterie de paille à motif floral.

 

EPOQUE LOUIS XVI.

 

Dimensions :

Diamètre 5,6 cm.

Hauteur 2,2 cm.

 

Poids brut 39 g.

Poinçon sur une bordure.

 

Petites usures mais objet de belle qualité typique du XVIIIème siècle.

 

 

Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
Boite à Mouches Ornée d'une Miniature, Epoque Louis XVI
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:06

 

 

Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire

 

Ravissant pendentif avec portrait d'une jeune femme.

 

Portrait en miniature sur ivoire représentant une jeune femme au cheveux poudré et à la robe blanche à l'antique.

Monture octogonale en métal doré dit pomponne imitant l'or.

Au dos compartiment sous verre pour accueillir un souvenir comme une mèche de cheveux.

 

FIN XVIIIème SIÈCLE - EPOQUE DIRECTOIRE.

 

Dimensions sans la bélière :

2,5 x 1,8 cm.

 

Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire
Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire
Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire
Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire
Miniature en Pendentif, Dame à la Robe Blanche, époque Directoire
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 23:15

 

 

Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration

 

SOPHIE GIRARD

Miniaturiste et peintre sur porcelaine active sous la Restauration.

 

"Portrait de Ninon de Lenclos".

 

D'après Jean Petitot (Genève 1607 - Vevey 1691).

 

Ninon de Lenclos est représentée en robe bleue, en buste, coiffée de rouleaux retombant et ornés de fleurs blanches.

 

Miniature ronde sur porcelaine signée à droite et annotée au dos «Ninon Lenclos d'après Petitot».

 

Dans son coffret en veau grainé rouge.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Dimensions :

Diamètre de la miniature : 7,2 cm.

Diamètre du coffret : 7,8 cm.

 

 

Anne de l’Enclos appelée Ninon de Lenclos est née à Paris, le 10 Novembre 1623 d’Henri de Lenclos, simple gentilhomme de Touraine, et de Marie Barbe de la Marche. Elle passe une enfance mélancolique, douloureuse et solitaire à cause de la réputation sulfureuse de son père. Durant son enfance, elle montre ses talents de musicienne et aussi des dispositions littéraires. Sa mère, éprise de préciosité, l’emmène avec elle dans plusieurs salons où elle fait sensation par sa beauté déjà naissante et son esprit vif et malicieux. Elle bénéficie alors d'une éducation à la fois chrétienne et philosophique. Toute fois très jeune, elle est délaissée par son père qui quitte le domicile conjugal. Malgré cet éloignement, Henry continue à être proche de sa fille, l'inculquant une éducation des plus littéraires. C'est comme ça qu'elle commence à se détourner des livres de dévotion pour des livres de littérature classique. Puis elle apprend aussi l'italien, l'espagnol, les mathématiques et la philosophie, la musique (comme son père, c'est une remarquable luthiste) et la danse. Elle fréquente aussi l'hôtel du Marais connu pour ses belles précieuses et acquiert le ton de conversation. Les talents dont elle dispose emerveille les précieuses. Dans cet hôtel aussi, elle apprend les réalités du monde des vivants : le jeu cruel de l'amour et de rupture, la lâcheté des hommes, la dépendance des femmes, la grandeur des vraies amitiés. Ainsi donc se construira la jeune Anne de l'Enclos.

Cependant, le malheur va s’abattre sur l’enfant : elle n’a pas dix ans lorsque son père, pris dans une sombre histoire d’adultère, assassine Louis de Chabans, gentilhomme ordinaire de la Chambre, conseiller d’Etat, gouverneur de Sainte-Foy et général d’artillerie de la Sérénissime de Venise. Une vilaine affaire qui ruina définitivement la réputation des l’Enclos. Henry fuit Paris, il va se cacher durant plus de 16 ans dans le Dauphiné et Ninon va pleurer ce père, recherché et jamais retrouvé par la justice du roi. Ce malheureux épisode n’arrangera guère le caractère de sa mère qui, elle aussi, pleura beaucoup sur sa honte et sa ruine en égrenant son chapelet dans son logis vidé par les saisies judiciaires. Les années passent et voici que Ninon a quinze ans. Sachant le mariage impossible à une fille laissée sans un sou par un père criminel et désireuse d’assurer l’avenir de Ninon, une seule solution apparaît aux yeux de sa mère et des dévotes qui la soutiennent financièrement : le couvent. Et mieux encore : le carmel qui accueille les postulantes sans dot ! Ninon refuse absolument cette idée qui la révulse. Elle se révolte tant que la mère de Ninon laisse sa fille libre de ses actions.

Dès lors insouciante, elle prend le nom de Ninon (surnom donné par son père) et affiche une extraordinaire liberté de mœurs, collectionnant, au mépris du scandale, plusieurs amants. Elle devient comme une courtisane professionnelle. Ninon de Lenclos incarne la société nouvelle, succédant à celle de la marquise de Rambouillet, célèbre pour son hôtel de Rambouillet. Après la gestion délicate des suites de la Fronde où elle est contrainte, durant quelques mois, de quitter Paris pour Lyon, son salon devient le lieu de rendez-vous d’une société brillante, attachée comme elle à la promotion des idées et des mœurs libertines. Dans son salon littéraire qu’elle tient dans son hôtel de Sagonne, rue des Tournelles où elle s’installe en 1667, elle accueille beaucoup de monde : Scarron (mari de la future marquise de Maintenon), Jean de La Fontaine, Fontenelle, Madame de La Sablière, Madame de Maintenon (son amie), Racine, le marquis de Villarceaux, le peintre Mignard, Molière, Boileau, Perrault, le marquis de Sévigné et son fils (tous deux, successivement seront ses amants, au grand dam de la marquise), La Rochefoucauld, le maréchal d‘Albret, César de Vendôme (fils d’Henry IV), ainsi que des gens de la cour (la princesse Palatine, le futur Régent (fils de celle-ci)) et tant d’autres. Le salon de Ninon de Lenclos est aussi fréquenté par des souverains étrangers (ainsi a-t-elle l’honneur d’être visitée par Christine de Suède lors du séjour de celle-ci à Paris). Ninon est aussi convoquée par certains auteurs qui lui demandent conseil sur leurs œuvres : ainsi elle corrige la première version de Tartuffe, de Molière.

Certes, c’est une femme entretenue mais c’est d’abord une femme brillante, intelligente et libre qui assume « honnêtement » sa situation et refuse froidement les avances de qui ne lui convient pas, à l’étonnement des recalés, assurés pourtant que leurs écus leur ouvriraient tous les lits. Cette « recette » fera sa fortune. Avec sa réputation de femme, jeune et belle, qui choisit aussi soigneusement ses amants que ses amis et de plus bel esprit de Paris, Ninon devient la reine incontestée de la capitale. Son salon devient un endroit à la mode, connu dans toute l’Europe et où il faut être vu ! On intrigue pour y être reçu. On le maudit qu’en on y est refusé. On y fait de la musique, on commente l’actualité de la Cour et des arts, on y philosophe et on y « assassine avec la langue », comme dit si joliment Scarron. C’est le lieu stratégique où s’élabore l’opinion publique du XVIIe siècle.

La reine Christine de Suède, à peine débarquée à Paris, demande où elle peut rencontrer « mademoiselle de Lenclos dont on me dit de si grandes choses… », à la grande fureur de la reine Anne d’Autriche, pour qui Ninon n’est qu’une débauchée et qui l’avait exilée à Lagny, dans un couvent, pour avoir mangé du poulet durant le Carême. Un prêtre, membre de la confrérie du Saint–Sacrement, le parti des dévots que Louis XIV allait bientôt interdire, reçu sur la tête un pilon du volatile rôti. Scandale, protestations, pétitions, exil…Elle n’en reviendra que grâce à la reine de Suède, rentrée de sa visite à Lagny, qui, séduite par Ninon, plaidera pour elle auprès du roi. Cet incident sera retenu par Molière lorsqu’il écrira le Tartuffe, charge cruelle contre les dévots et dont Ninon sera la première correctrice chez le célèbre dramaturge

La beauté de Ninon de Lenclos était célèbre et la courtisane sut la préserver tout au long de sa vie.

De sa liaison avec le marquis de Villarceaux, elle aura un fils prénommé comme son père Louis. Le marquis de Villarceaux va le reconnaître par devant notaire et demandera à Louis XIV de « soulager sa bâtardise ». Louis XIV lui décernera un brevet de chevalier. Chaque parent le dote généreusement. Celui qui est désormais Louis de Mornay, Chevalier de la Boissière, devient officier dans la marine royale. Capitaine de frégate, il épouse en 1698, une belle créole martiniquaise : Marguerite de Cacqueray de Valmeniére. Il mourra à Toulon, sans descendance.

En 1705, quelques mois avant son décès elle accueille le jeune François-Marie Arouet, le futur Voltaire, âgé d’une dizaine d’années, et lui lègue une pension de deux mille livres tournois pour qu’il puisse s’acheter des livres.

Possédant la beauté mais aussi l’esprit, brillamment cultivée, musicienne et danseuse à ses heures, Ninon de Lenclos sut se forger une philosophie épicurienne parfaitement accordée à ses idées et à son mode de vie. Malgré sa vie tumultueuse, elle sut se faire apprécier des dames les plus influentes de l’époque, en particulier de Madame de Maintenon, de Madame de La Fayette et de Madame de La Sablière.

Ninon de Lenclos symbolise le courant sceptique et libertin qui, apparu en force sous le règne de Louis XIV, s’épanouira au siècle des Lumières.

 

*********************

 

Jean Petitot I, dit « le Raphaël de la peinture en émail », né à Genève en 1607 et mort à Vevey en 1691 est un peintre en émail genevois.

Le peintre en émail Pierre Bordier, dans l’atelier de joaillerie duquel le père de Jean Petitot, le sculpteur et architecte Saül Petitot, l’avait placé en apprentissage reconnut tant d’intelligence dans son jeune apprenti qu’il lui conseilla de s’adonner à la peinture.

S’étant associés pour leurs travaux, les premiers essais du maître et de l'élève furent bien accueillis. Dans le portrait, ils se partageaient la tâche : Petitot peignant les têtes et les mains où l’on exige plus de fini et Bordier se réservant les cheveux, les draperies et les fonds. Dans l’intention de se perfectionner dans leur art, Bordier et Petitot se rendirent en italie, d’où, après un séjour de quelques années dans ce pays, ils passèrent en Angleterre. À Londres, ils retrouvèrent leur compatriote le chimiste Théodore Turquet de Mayerne, qui les aida de ses conseils pour développer de nouvelles couleurs.

Charles 1er, qui favorisait les arts, le créa chevalier et lui donna un logement à Whitehall. Les principaux personnages de la Cour tinrent à honneur d’être peints par lui. On cite comme son chef-d’œuvre le portrait qu’il fit, en 1642, d’après Van Dyck, qui fut un de ses patrons auprès du monarque, de Rachel de Ruvigny, comtesse de Southampton.

Les troubles de la Révolution anglaise forcèrent Petitot à se retirer en France. Aimant à entourer son trône de tout ce que les arts et dans les lettres comptaient d’éminent, Louis XIV donna à Petitot le titre de peintre du roi et le logea aux galeries du Louvre. Pendant la période de 36 ans qu’il vécut en France, Petitot exécuta un nombre considérable de travaux. Le musée du Louvre possède de lui une collection de cinquante-six portraits. Il ne s’occupa pas seulement de portraits, mais fut chargé par le roi de copier les tableaux de Mignard et de Le Brun.

Après la révocation de l'édit de Nantes, il sollicita la permission de se retirer dans sa patrie, mais on la lui refusa, Comme il insistait pour quitter la France au lieu de se faire catholique, on l’arrêta et on l’emprisonna au For-L'Eveque, où Bossuet en personne lui fut envoyé, sans succès, pour tâcher de le persuader d’abjurer le calvinisme. Pour vaincre son opiniâtreté, on l’enferma alors dans un couvent où il fut tenu au secret. Ces nouveaux moyens de persuasion eurent tout l’effet qu’on en attendait. Désormais il n’y avait plus lieu à rigueur, l’« hérétique » était converti ; le monarque usa donc d’« indulgence » envers son vieux serviteur et permit enfin de sortir du couvent à Petitot, qui, dès qu’il eut recouvré sa liberté, n’eut plus qu’une pensée, celle de fuir ce pays. Il réussit à regagner son pays natal avec une partie de sa famille en 1687. Les enfants de Petitot restés à Paris allèrent implorer le pardon de leur père en se jetant aux pieds du roi qui eut la magnanimité de le leur accorder en disant qu’il pardonnait à un vieillard qui avait voulu être enseveli auprès de ses pères.

Petitot, de son côté, sembla renaître à la vie. Il se sentait rajeunir et reprit ses travaux avec ardeur. Le portrait qu’il fit alors du roi et de la reine de Pologne, est, dit-on, comparable à tout ce qu’il avait fait de mieux. Il travaillait à un portrait de sa femme, lorsqu’une attaque d’apoplexie l’enleva, à Vevey où il s’était retiré.

Dézallier d’Argenville, dans ses Vies des plus fameux peintres, appelle Petitot « le Raphael de la peinture en émail ». « Si Petitot, dit Rigaud, ne fut point, à proprement parler, l’inventeur de ce genre, il perfectionna tellement l’emploi des couleurs, et porta l’exécution de ses ouvrages à un tel degré de mérite, que la première place lui est assignée par les contemporains, et que la postérité la lui a maintenue. Ses émaux supportent l’examen aux plus fortes loupes, sans que l’effet général y perde rien ; aussi sont-ils regardés comme des ouvrages inimitables. »

 

Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
Sophie Girard, Miniature, Ninon de Lenclos, époque Restauration
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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 22:03

 

 

 

(( VENDU ))

 

 

 

Miniature sur Porcelaine, Fillette au Livre, 19ème Siècle

 

Belle et grande miniature sur porcelaine :

 

"Petite Fille au Livre"

 

Dans le style de la peinture flamande du XVIIème siècle.

Dans son cadre d'origine en bronze doré et patiné à décor de feuilles d'acanthes et de perles.

 

XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Vue : hauteur 10,1 cm x longueur 7,6 cm.

Cadre : hauteur 15,3 cm x longueur 12,5 cm.

 

En parfait état.

 

Miniature sur Porcelaine, Fillette au Livre, 19ème Siècle
Miniature sur Porcelaine, Fillette au Livre, 19ème Siècle
Miniature sur Porcelaine, Fillette au Livre, 19ème Siècle
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Au coeur du Carré Rive Gauche

Galerie Desarnaud

Nicolas Megnier-Perbet

5, rue de beaune

75007 PARIS

01 42 61 78 74

galeriedesarnaud@yahoo.fr

 

La galerie est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 18 h.

Le matin sur rendez-vous .

 

La galerie a été crée en hommage à Marie Jeanne Rosalie Desarnaud (1775-1842), fondatrice de "L'Escalier de Cristal" au Palais-Royal, célèbre sous la Restauration pour ses objets de cristal montés sur bronze doré. Outre du cristal des manufactures de Montcenis-Le Creusot, Baccarat, Vonèche... la galerie vous présente une sélection de dessins et de tableaux néo-classiques et romantiques, de sculptures, de mobilier et d'objets d'art de la première moitié du XIXème siècle avec un accent particulier pour le Charles X.

Nicolas Megnier-Perbet, diplomé de l'Ecole du Louvre et de Paris-IV Sorbonne, sera heureux de vous recevoir pour vous faire découvrir ses trouvailles.

 

note importante :

Par mesure de sécurité tous les objets ne sont pas conservés à la galerie. Si vous souhaitez voir un objet précis, merci de me contacter avant votre visite.