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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 21:50

 

 

François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869

 

FRANCOIS EDME RICOIS

(Courtalain 1795 – Mareil-Marly 1881)

 

« Vue de Paris prise de la terrasse du château de Meudon »

 

Huile sur panneau.

Tableau signé et daté en bas à gauche ;

« Ricois 1869 »

 

Dans son beau cadre d’origine en bois doré à décor de feuilles d’acanthe et de fleurs.

 

EPOQUE NAPOLEON III.

 

Dimensions :

Vue : longueur 40,2 cm x hauteur 26,2 cm.

Cadre : longueur 58,8 cm x hauteur 44,8 cm.

 

Ce tableau est un beau témoignage de la vallée de la Seine avec Paris dans le lointain sous le Second Empire. La vue est prise de la terrasse du château de Meudon avec en contrebas l’église Saint-Martin de Meudon, les bâtiments du Potager du Dauphin et le viaduc de Meudon avec le train à vapeur reliant Paris à Versailles.

Au loin on aperçoit la colline de Montmartre, le dôme des Invalides, les tours de Notre-Dame, le Panthéon et l’Observatoire.

Belle représentation atmosphérique d’un ciel parsemé de nuages comme l’appréciait les peintres de paysages avant l’impressionnisme.

 

 

François-Edme Ricois est un peintre paysagiste français né à Courtalain (Eure-et-Loire) le 29 aout 1795 et décédé à Mareil-Marly le 21 janvier 1881.

Il fut élève des peintres paysagistes Jean-Victor Bertin (1767-1842) et Constant Bourgeois du Castelet (1767-1841) ainsi que du célèbre peintre d’histoire et de portrait Anne-Louis Girodet de Roucy-Trioson (1767-1824).

Ricois exposa régulièrement aux Salons de 1819 à 1880 de nombreuses vues de châteaux et de paysages de France et de Suisse.

Cet artiste a obtenu au salon de 1824 une médaille d’or, deux d’argent en 1825, aux expositions de Douai et de Lille, une en bronze à Toulouse en 1827, une des trois grandes médailles à l’exposition de Cambrai, en 1828...

Il fut un des peintres favoris de la duchesse de Berry qui lui commanda plusieurs tableaux sous la Restauration ainsi que le roi Louis-Philippe.

Son atelier se trouvait au 3bis quai Voltaire à Paris.

 

De nombreuses œuvres de François-Edme Ricois sont conservées dans les musées :

Château-Musée de Dieppe, Vue du Tréport en 1830, ancienne collection du roi Louis-Philippe.

Lille, Musée des Beaux-arts, Vue d'une cour avec constructions et jardins.

Paris, Musée du Louvre, cabinet des Arts graphiques : une Vue de la Grande Chartreuse, une Vue du bois de Boulogne avec la grande cascade, le Mont Valérien et Longchamp et Vue du château d'Amboise, prise de l'autre côté de la Loire.

Sceaux, musée de l'Île-de-France, Vue du château de Rosny, ancienne collection de la duchesse de Berry,1823.

Sceaux, musée de l’Île-de-France, Vue prise de la terrasse de Bellevue, 1823,

Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon, Le roi Louis-Philippe, sa famille et la duchesse de Kent assistent aux Grandes Eaux de Versailles, mai 1844.

Maintenon, château-musée, Vue du château de Maintenon à travers l’aqueduc.

Collection royale anglaise, Le duc et la duchesse de Berry et leurs enfants Louise d’Artois et le duc de Bordeaux devant le château de bagatelle, ancienne collection duchesse de Berry.

 

 

François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
François Edme Ricois (1795-1881), Vue de Paris depuis Meudon, 1869
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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 21:40

 

 

 

(( VENDU ))

 

 

Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle

 

Beau vide-poche de bureau en forme de petite baignoire à l’antique.

 

Marbre griotte.

Pieds griffes et motifs de têtes de lions en bronze doré.

 

FIN XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Longueur 16 cm ;

Largeur 6,4 cm.

Hauteur 6,2 cm.

 

En parfait état.

 

Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
Vide-poche "Baignoire à l'Antique", 19ème Siècle
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 20:28

 

 

Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840

 

JOSEPH MICHEL-ANGE POLLET

(Palerme 1814 - Paris 1870)

 

"Buste du Peintre Antoine Van Dyck (1599-1641)"

 

Sculpture en bronze patiné brun nuancé de vert.

Signé et daté au dos :

"J.Pollet 1840".

Signature du fondeur devant sur la base :

"Fondu par Calla à Paris".

 

XIXème SIÈCLE.

 

Dimensions :

Hauteur 39 cm.

Longueur 25 cm.

Largeur 18 cm.

Base longueur 13,5 cm x largeur 12 cm.

 

Les sculptures de Joseph Pollet sont rares sur le marché de l'art.

 

 

Joseph Michel-Ange Pollet est un sculpteur, né à Palerme en 1814, de parents français, et mort à Paris en 1871.

Il étudie d’abord en Italie auprès de Bertel Thorwaldsen (1770-1844), Valerio Villaréale (1773-1854) et Pietro Ténérani (1789-1869).

Il exécuta à Rome, en 1834, un Buste du compositeur Bellini et un bas-relief, Philoctète à Lemnos, qui furent remarqués.

Il se rendit ensuite à Paris, puis à Gand (1838). Une Esmeralda, gracieuse statuette en marbre, une statue du duc de Brabant (musée de Bruxelles) commencèrent sa réputation.

Durant un voyage en Italie (1843-1845), il compléta ses études d'après l'antique, et, revenu définitivement à Paris, Il expose pour la première fois au Salon de 1846.

Pollet est très en cour sous le Second Empire. Il exécute plusieurs bustes de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie.

Il reçoit des commandes publiques pour les églises de Saint Eustache (Anges), Saint Clotilde (Sainte Radegonde), de Sainte Elisabeth (Piéta).

Il intervient aussi à l’Opéra Garnier (Les Armes de la Victoires), au château de Compiègne (Impératrice Eugénie).

Pour le Louvre, Pollet exécute de nombreux ouvrages : Le Commerce et l’Agriculture ; La Navigation et la Mécanique ; Le Télégraphe et l’Imprimerie ; Pandore. ; Psyché ; Cariatides.

Il remporte une médaille de troisième classe en 1847, une médaille de deuxième classe en 1848, une médaille de première classe en 1851, une médaille de deuxième classe à l’Exposition de 1855.

Il est décoré de la croix de la Légion d’honneur en 1856.

 

Œuvres :

 

Philoctère à Lemnos. Statue. (Œuvre exécutée en Italie).

Bellini. Buste. (Œuvre exécuté en Italie).

Le duc de Brabant. Statue. (Œuvre exécutée à Bruxelles).

Une Elégie. Groupe en plâtre. Salon de 1847.

Heure de la Nuit. Statuette en bronze. Musée des Beaux-arts de Grenoble.

Bacchante. Buste en marbre. Salon de 1850.

Pierre Félix Cottreau. Buste en marbre. Salon de 1853.

Deux anges – Figures – Mascarons – Têtes. Paris, Eglise Saint Eustache. 1854.

Sainte Radegonde. Paris, Eglise Sainte Clotilde (Porche). 1851.

Cariatides. Palais du Louvre. 1854.

Le Commerce et l’Agriculture. Palais du Louvre. 1855.

La Navigation et la Mécanique. Œil de bœuf en pierre. Palais du Louvre. 1855.

Le Télégraphe et l’Imprimerie. Œil de bœuf en pierre. Palais du Louvre. 1855.

Pandore. Statue en pierre. Palais du Louvre. 1855.

Psyché. Statue en pierre. Palais du Louvre. 1855.

Achille à Scryros. Groupe en marbre.

L’impératrice Eugénie. Buste en marbre. (Initialement aux Tuileries. Des copies ont été réalisées pour le château de Versailles et le château de Compiègne). Château de Compiègne. Château de Versailles. 1856.

Napoléon III. Buste en marbre. Salon de 1859.

La France. Statue en marbre.1857.

Sarah. Buste en marbre. Musée des Beaux-arts de Lille. 1857.

Napoléon III. Buste colossal en marbre. (Initialement pour la Bibliothèque impériale).

Piéta ou Notre Dame de la Compassion. Bas-relief en pierre. Paris, Eglise Sainte Elisabeth. 1860.

Eloa, sœur des anges. Groupe en bronze.Musée de Rouen. Salon de 1863.

Erwin. Buste en bronze. Salon de 1863.

L’impératrice Eugénie. Buste en marbre. 1864.

Les Armes de la Victoire. Fronton en pierre. Opéra de Paris.

Eloa. Groupe en marbre. Salon de 1869. Oued Zenati (Algérie).

Le prince Hector Arrgona. Buste en marbre. Cimetière du Père Lachaise. 1869.

Saint Nizier - Saint Sacerdos. Statues. Lyon, Eglise Saint Nizier.

 

 

Christophe-François Calla (Paris 1802- Nice 1884) est le fils de l'industriel français François-Etienne Calla. Il épousa Jeanne-Clélia Rey, fille d’un trésorier-payeur général des armées de l’Empire. Christophe François Calla fut chargé à l’âge de 23 ans de la réorganisation de la Manufacture d'armes de Châtellerault. Il prit la suite de son père à la direction des usines Calla en 1835 et poursuivit le développement de l’entreprise familiale en se concentrant davantage sur l’activité de fonderie industrielle et de fonderie d’art. Désormais installées rue de Chabrol dans le quartier de La Chapelle (actuellement rue Philippe de Girard), les usines Calla participèrent aux plus grands chantiers de la ville de Paris telle que la construction de l'église de la Madeleine, la réunification des architectures constituant le Palais des Tuileries et celui du Louvre, la Bibliothèque Sainte-Geneviève. En 1844, il est primé pour une fontaine, des vases, des grilles pour les jardins des Champs-Elysées.

Il était ami avec l'architecte Hittorff, ce qui lui vaut de réaliser les fontes des églises Saint Vincent de Paul, Notre Dame de Lorette, la Madeleine.

Il devint fondeur pour des artistes tels que James Pradier, Antoine Etex, Joseph Pollet, David d'Angers, Christophe Fratin...

Il prit en charge la fonte de l'Amazone du Cirque d'été, historiquement installé au Rond-point des Champs-Elysées, dont une copie fondue également par Calla demeure aujourd'hui sur le fronton du Cirque d'hiver. Il fut le fondeur de la statue de Saint-Louis sculptée par Antoine Étex ou encore la reproduction de la statue de David d'Angers représentant Gutenberg, dont l'originale est à Strasbourg et la copie dans la cour d'honneur de l'Imprimerie nationale à Paris. Il demeure aujourd’hui neuf pots à feu ou vases de type Médicis sur le Parterre du Midi du château de Versailles.

Lors de l'Exposition Universelle une grande composition de M. Fratin, représentant deux aigles qui s’abattent sur leur proie est nettement distinguée. "On a distingué surtout une grande composition de M. Fratin, représentant deux aigles qui s’abattent sur leur proie. Ce groupe a été fondu par M. Calla, de Paris, dont la réputation comme un de nos premiers fondeurs de fer et de bronze est si bien établie, qu’elle nous dispense de tout éloge à son égard. (La fonderie française à l'exposition du Crystal Palace - Rapport sur l'exposition de 1851: XXIIe jury) Cette sculpture se trouve aujourd'hui à Central Park."

En 1852, il développe une nouvelle spécialité des usines de mécanique en étant le premier en France à créer une locomobile, machine à vapeur à double effet utilisée dans l’agriculture et l’industrie. La locomobile permet d’entraîner des batteuses dans les champs et des chaines de production. En 1868, il céda ses usines aux familles Chaligny (Faidherbe-Chaligny) et Guyot Sionnest.

Il est l'un des fondateurs du Comptoir national d'escompte de Paris et fut membre du Conseil général des manufacturiers et du Conseil d'administration de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale.

 

 

Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
Joseph Pollet (1814-1870), Buste du Peintre Van Dyck, 1840
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 23:27

 

 

Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III

 

Beau miroir octogonal :

 

Bois noirci avec une riche garniture de rinceaux et de motifs de visages d'anges en bronze doré.

Frise en laiton gravé de rinceaux et de cabochons de pierres dures.

 

STYLE RENAISSANCE.

EPOQUE NAPOLÉON III.

 

Dimensions :

Hauteur 48,7 cm.

Longueur 43,2 cm.

 

Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
Luxueux Miroir de Style Renaissance, époque Napoléon III
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 22:57

 

 

Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle

 

Souvenir du comte de Chambord.

 

Paire de gravures :

"Façade de Chateau de Frohsdorf".

"Château De Frohsdorf, Vu Des Jardins".

 

Par Auguste Anastasi (Paris 1820-1889).

Imprimerie Lemercier & Cie à Paris.

 

VERS 1870.

 

Cadres modernes.

Dimensions :

Gravures 43 cm de long x 29 cm de haut.

Cadres 76,5 cm de long x 62 cm de haut.

 

 

Auguste Anastasi est l'élève de Paul Delaroche et Jean-Baptiste Corot. Il entre à l'Ecole des Beaux-arts de Paris et débute au Salon de 1843. Il obtient une médaille de 2ème classe au Salon de 1848 pour un paysage, et une médaille de 3ème classe au Salon de 1865 pour une lithographie. Il peint des paysages des environs de Paris, de Normandie, de Hollande ou d'Italie, à Rome et surtout à Naples, mais aussi du Tyrol, dont il fit également des lithographies.

Auguste Anastasi collabore comme lithographe aux revues L'Artiste et Les Artistes contemporains. Il lithographie des œuvres d'après Rosa Bonheur, Corot, Isabey ou Théodore Rousseau.

Atteint de cécité, à partir de 1860, il cesse de peindre après 1870.

Il est inhumé à Paris au cimetierre du Père-Lachaise.

 

 

C’est en 1839 que Jean-Casimir, duc de Blacas d’Aulps, homme de confiance du roi Charles X, fit l’acquisition pour la somme de 175.000 florins sur sa cassette personnelle du château et des terres de Frohsdorf et Pitten situées en Basse Autriche.

Fief des comtes de Hoyos depuis le XVIIe siècle, le château de Frohsdorf avait ensuite appartenu en 1817 à Caroline Murat qui, veuve de l’ancien roi de Naples, et prisonnnière de l’Autriche, y avait trouvé refuge sous le nom de comtesse de Lipona, anagramme de Napoli.

C’est elle qui vendit le domaine en 1828 au général russe Alexandre Yermolov, ancien favori de Catherine II, qui avait quitté la Russie pour s’établir en Autriche. Après la mort du général survenue en 1834, ses fils le vendirent au duc de Blacas. Par testament, ce dernier laissera le domaine de Frohsdorf et ses terres à "Madame la Comtesse de Marnes, Marie-Thérèse de France, comme une partie de ce que j’ai eu du roi Louis XVIII".

Le comte de Chambord s’installa définitivement à Frohsdorf, mettrant ainsi fin à une longue errance de 14 ans d’exil. A son tour, en 1851, le comte de Chambord recevait le château de Frohsdorf en héritage de sa tante.

C’est à Frohsdorf que la famille royale, proscrite de France par Louis-Philippe, allait vivre pendant près de 40 ans, de 1844 à 1883, date de la mort du comte de Chambord et que, par la suite, s’y succèderont ses héritiers. Dans cette demeure où « la Cour » allait, pour la première fois, pouvoir pleinement s’installer, le jeune prince, sa soeur la princesse Louise-Marie, future duchesse de Parme et sa tante la duchesse d’Angoulême que tout le monde appelait "La Reine" purent alors faire placer les souvenirs historiques et reliques royales miraculeusement rescapés des Tuleries, qui avaient pu les accompagner dans leur exil et auxquels s’étaient joint les nombreux cadeaux qu’avaient fait de fidèles serviteurs de la monarchie légitime.

 

 

Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
Chateau de Frohsdorf, Paire de Gravures, 19ème Siècle
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 21:59

 

 

Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle

 

LA FRANCE FAITE PAR SES ROIS :

 

"Henri Comte de Chambord"

 

Gravure aux couleurs du temps.

 

Le comte de Chambord est entouré des portraits des figures tutélaires de la monarchie : Louis IX, Henri IV, Louis XIV et Louis XVIII et de deux bannières avec un serment du comte de Chambord :

"J'ai la vieille épée de la France dans la main et dans la poitrine ce coeur de Roi et de père qui n'a point de parti..."

"Je n'ai ni injure à venger ni ennemi à écarter ni fortune à refaire sauf celle de la France."

 

La carte de France des provinces apportées par les Rois est surmontée des armoiries royales et entourée de drapeaux blancs aux armoiries royales.

 

En bas dans un grand cartouche :

1870-1871 - Napoléon III, pour assurer le trône à son fils, déclare la guerre à la Prusse; fait perdre à la France la Lorraine , cinq milliards d'indemnité et trois milliards pour les frais de guerre. L'héroïque armée française, écrasée par un ennemi trois fois supérieur, défend pied à pied le territoire envahi, et voit mourir CENT DIX MILLE des siens après des prodiges de valeur."

 

"R.Pannier éditeur 3 rue du Vieux Colombier, Paris"

"Imprimerie Lemercier & Cie, Paris"

 

1886.

 

Cadre de meme époque en bois verni avec frise de feuilles d'eau en bois doré.

 

Dimensions :

Gravure : 43,2 cm x 25,8 cm.

Cadre : 66,6 cm x 49,4 cm.

 

 

Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
Le Comte de Chambord, gravure en Couleurs, 19ème siècle
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 21:36

 

 

Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré

 

Paire de Médaillons à l'Antique :

Profils d'hommes en buste portant une couronne de laurier en bronze doré.

 

Fond en acajou massif.

 

Beaux cadres en bois sculpté et doré à décor d'une frise de tulipes en relief et bordure de feuilles d'eau.

 

Les personnages du XIXème siècle.

 

Les cadres d'époque Louis XIV.

 

Dimensions :

Hauteur 24,3 cm.

Longueur 19,7 cm.

 

 

Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
Paire de Médaillons, Hommes à l'Antique, bronze doré et bois doré
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 21:11

 

 

Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III

 

Paire de petits candélabres à deux lumières.

 

Beau modèle appelé "bout de table".

Bronze doré et ciselé.

 

Riche décor de rinceaux de feuilles d'acanthe s'enroulant autour de la partie centrale surmontée d'un bouquet de fruits et de fleurs, guirlandes de roses, frises de feuilles d'eau et de feuilles d'acanthe...

 

Contre-socle en marbre bleu Turquin.

 

STYLE LOUIS XVI.

EPOQUE NAPOLÉON III.

 

Dimensions :

Hauteur 24,8 cm.

Longueur 19,3 cm.

Base 13,2 cm de diamètre.

 

 

Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
Paire Petits Candéladres, Style louis XVI, époque Napoléon III
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:22

 

 

 

Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration

 

Superbe paire de chenets :

 

"Amours se Réchauffant"

 

Très beau modèle représentant deux amours ailés se réchauffant les mains sur une lampe à huile à l'antique.

 

Bronze doré et bronze patiné.

 

Riche décor de guirlandes de feuilles et de fleurs, rubans noués, lampes à huile à l'antique, rosaces, frises de feuilles de laurier, pieds "toupies".

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Dimensions :

Longueur 28,8 cm.

Largeur 11 cm.

Hauteur 30,6 cm.

 

Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
Paire de Chenets, Amours se Réchauffant, époque Restauration
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 11:05

 

 

Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure

 

Rare gravure rehaussée aux couleurs du temps.

Décor double-face représentant :

 

LE ROI LOUIS XVIII PRETANT SERMENT A LA CHARTE DE 1814,

SERMENT DU 16 MARS 1815.

 

et au verso :

 

LA COLONNE VENDOME ENTOUREE DE LA LISTE DES PAIRS DE FRANCE, DES DEPUTES, DES ECRIVAINS LIBERAUX ET DES CITOYENS UTILES.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Diamètre : 10 cm.

 

Cadre en métal doré estampé à décor d’une frise de feuilles d’eau.

 

 

Description du recto :

 

Le roi Louis XVIII, ovationné et entouré de Français de toutes conditions, prête serment à la Charte Constitutionnelle du 4 juin 1814 présentée par la figure allégorique de la France, au pied d'un autel portant l'inscription "SERMENT du 16 mars 1815 - le ROI, les princes, les pairs, les députés, l'armée, tous les fonctionnaires publics ont jurés de la maintenir".

 

La scène est entourée des inscriptions :

"Aucun des articles de la Charte ne sera remisé. VIVE LA CHARTE! Elle a fermé l'abîme des révolutions."

"Le dépôt de la Charte constitutionnelle et de la liberté publique est confié à la fidélité et au courage de l'armée, des Gardes nationales et de tous les citoyens. Loi du 15 mars 1815.

 

Description du verso :

 

La colonne Vendôme (sans la statue de Napoléon) est entourée des listes des pairs de France, des députés, des écrivains libéraux et des citoyens utiles.

 

"Honneur aus Défenseurs des Droits et des Libertés de la Nation, année 1820"

 

Liste des Pairs de France : comte Boissy d'Anglas, comte Chaptal, duc de Choiseul, comte Daru, prince Davoust, Gouvion Saint-Cyr, comte Mollien, maréchal duc de Moncey, maréchal duc Mortier, duc de Praslin, marquis de Saint-Simon, maréchal duc Suchet.....

 

Liste des Députés : Caumartin, Benjamin Constant, Daunou, Delessert, Foy, Girod de l'Ain, Lafayette, Lafitte, Alexandre Perrier, Casinmir Perrier, Saint-Aignan, Voyer d'Argenson.....

 

Liste des Écrivains Libéraux : B.Constant, Lacretelle, Boissy d'Anglas, Dupaty, Ségur, Casimir Delavigne, Beranger.......

 

Liste des Citoyens Utiles : Lafitte, Perrier, Chaptal, Gerard, Vernet, Bosio, Didot, Lamarque, Exelmans, Gouvion Saint Cyr, Drouot......

 

 

LA CHARTE DE 1814

 

 

Le Gouvernement provisoire et le Sénat rédigent un projet de constitution d'inspiration monarchique le 6 avril 1814. . Cette Charte n'est mise en application qu'en juin 1815, après l'intermède des Cent-Jours.

La Charte se veut un texte de compromis, conservant de nombreux acquis de la Révolution et de l'Empire, tout en rétablissant la dynastie des Bourbons. Son titre met en évidence le compromis, en effet le terme de « Charte » fait référence à l'Ancien Régime et « constitutionnelle » fait référence à une volonté révolutionnaire.

La Charte met en place un régime dominé par la personne du roi, qui a un rôle fondamental dans les institutions : « L'autorité tout entière réside en France dans la personne du Roi ».

C'est un écrit regroupant un ensemble d'articles qui définissent les responsabilités des acteurs de l'État français (Roi, Législatif, armée) :

  • Garantie des droits individuels, droit de propriété, liberté de presse et d’expression, liberté religieuse (le catholicisme est proclamé religion d’État).
  • La conscription est supprimée.
  • La vente des biens nationaux n’est pas remise en cause, seuls ceux non vendus sont remis aux anciens émigrés.
  • Le pouvoir exécutif appartient au roi (droit de paix et de guerre, alliances, nomination aux emplois). L’article 14 attribue au roi le droit de légiférer par ordonnance « pour l’exécution des lois et la sûreté de l’État ». Il est le chef des armées. Louis XVIII, "souverain par la grâce de Dieu", a l'initiative des lois et les promulgue. Il désigne les ministres, qui peuvent être mis en accusation devant la Chambre des députés. Les ministres peuvent être choisis parmi les membres de deux chambres.
  • Le pouvoir législatif est partagé entre le roi qui a seul l'initiative des lois et deux chambres. La Chambre des pairs, composée de nobles du Royaume, est nommée par le roi (à vie et héréditairement) et la Chambre des Députés des départements est élue au suffrage censitaire (les députés payent plus de 1000 francs d’impôts directs, les électeurs plus de 300), renouvelable par cinquième chaque année. La Chambre des députés peut être dissoute par le Roi. Les chambres obtiennent progressivement le droit d'adresse et la capacité de poser des questions au gouvernement et ainsi le mettre en difficulté, sans que cette mise en difficulté entraîne nécessairement sa démission.
  • Le pouvoir judiciaire est confié à des juges nommés par le roi et inamovibles ; l’institution du jury est confirmée. Tous les codes restent en vigueur. Le roi garde un pourvoir judiciaire important.
  • La noblesse ancienne est rétablie dans ses titres, la noblesse impériale conserve les siens. La noblesse ne confère « aucune exemption des charges et des devoirs de la société ».
  • Le droit de suffrage est accordé aux hommes d'au moins trente ans et une condition de cens (300F de contributions directes) leur est imposée. En effet, il n'était pas question, à l'époque, d'établir le suffrage universel parce que l'électorat était considéré comme une fonction sociale. Même les libéraux n'y étaient pas partisans, et c'est pourquoi on décida d'adopter le suffrage censitaire.

*****************

 

TRES INTERESSANT SOUVENIR HISTORIQUE RELATIF AUX CENT-JOURS

 

RAPPEL HISTORIQUE :

 

  • 26 février 1815 – Départ de Napoléon de l'île d'Elbe, à neuf heures du soir, sur le brick L'Inconstant, accompagné d'une flottille de quatre trois-mâts et deux felouques sur lesquels embarquent sept-cents hommes munis de quatre pièces de canons.
  • 1er mars 1815 – Débarquement à Golfe-Juan, entre Cannes et Antibes. Napoléon proclame que l'Aigle va « voler de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame ». Ce jour commence, selon le mot de François-René de Chateaubriand, « l'invasion d'un pays par un seul homme ». – 4 mars 1815 – Arrivée à Digne. – 5 mars 1815 – À midi, arrivée de Napoléon à Sisteron. À onze heures du soir, entrée à Gap. Le gouvernement est informé du débarquement de Napoléon.
  • 6 mars 1815 –Louis XVIII préside un conseil des ministres pour traiter du retour de Napoléon. Le roi demande la convocation des Chambres. Une ordonnance royale déclare Napoléon traitre et rebelle; tous les commandants de la force armée devront lui « courir sus », le traduire devant un conseil de guerre et le fusiller sur simple constatation de son identité.
  • 7 mars 1815 – La nouvelle du départ de Napoléon de l'île d'Elbe arrive à Vienne (Autriche). Premier ralliement de troupes royales, à Laffrey. Entrée à Grenoble dans la soirée.
  • 10 mars 1815 –Napoléon entre à Lyon avec sept mille hommes ; la population lui fait un triomphe.
  • 11 mars 1815 – Napoléon passe en revue ses troupes sur la place Bellecour ; il prend des décrets pour rétablir le drapeau tricolore, dissoudre les Chambres de Louis XVIII et ordonner à tous les émigrés rentrés après le 1er janvier 1814 de sortir immédiatement de l'Empire ; il quitte Lyon à midi. Le congrès de Vienne déclare :« Napoléon Bonaparte s'est placé hors des relations civiles et sociales et comme ennemi et perturbateur du monde, il s'est livré à la vindicte publique ».
  • 13 mars 1815 – Napoléon quitte Lyon, vers Mâcon, Chalon-sur-Saône et Dijon.

 

Discours du roi Louis XVIII aux deux Chambres réunies le 16 mars 1815 :

 

" Messieurs,

 

Dans ce moment de crise, où l'ennemi public a pénétré dans une portion de mon royaume, et qu'il menace la liberté de tout le reste, je viens au milieu de vous resserrer encore les liens qui, vous unissant avec moi, font le force de l'Etat; je viens en m'adressant à vous, exposer à toute la France mes sentiments et mes vœux.

J'ai revu ma Patrie; je l'ai réconciliée avec toutes les Puissances Etrangères, qui seront, n'en doutez pas, fidèles aux Traités qui nous ont rendus à la paix; j'ai travaillé au bonheur de mon peuple; j'ai recueilli, je recueille tous les jours, les marques les plus touchantes de son amour; pourrai-je à 60 ans, mieux terminer ma carrière qu'en mourant pour sa défense.

Je ne crains donc rien pour moi mais je crains pour la France :

Celui qui vient d'allumer parmi nous les torches de la Guerre civile, y apporte aussi le fléau de la guerre étrangère; il revient mettre notre Patrie sous son joug de fer; il vient enfin détruire cette Charte constitutionnelle que je vous ai donnée,- cette Charte, mon plus beau titre aux yeux de la postérité; cette Charte que tous les Français chérissent, et que je jure ici de maintenir.

Rallions-nous donc autour d'elle ! Qu'elle soit notre étendard sacré! Les descendants d’Henri IV s'y rangeront les premiers; ils seront suivis de tous les bons Français. Enfin Messieurs, que le concours des 2 Chambres donne à l'autorité toute la force qui lui est nécessaire; et cette Guerre vraiment Nationale prouvera, par son heureuse issue, ce que peut un grand peuple, uni par l'amour de son roi et de la Loi Fondamentale de l'Etat. "

 

La séance s'achève en délire avec la promesse du souverain : «Quoi qu'il arrive, je ne quitterai pas mon fauteuil. La victime sera plus grande que le bourreau.»

 

  • 18 mars 1815 – La Chambre des Députés déclare que la guerre contre Napoléon Bonaparte est « nationale ».
  • 19 mars 1815 – Louis XVIII s'adresse à l'armée pour lui demander de rester fidèle, tout en promettant pardon et oubli aux « enfants égarés ». En fin de journée Louis XVIII déclara: «Je vois que tout est fini sur ce point. Ne nous engageons pas dans une résistance inutile. Je suis résolu à partir,» Vers 23h30, sous la pluie, ses voitures viennent se placer dans la cour des Tuileries. Le roi sort, soutenu par Blacas et le duc de Duras. Dans un élan commun, tous les fidèles présents tombent à genoux en pleurant. Alors, Louis XVIII : «Mes enfants, de grâce, épargnez-moi, j'ai besoin de force. Je vous reverrai bientôt. Retournez dans vos familles»... Personne ne bouge. C'est alors que le vieil homme perd son sang froid : «Je l'avais prévu, je ne voulais pas les voir. On aurait dû m'épargner cette émotion !» Il monte avec difficulté en voiture et, après un dernier geste d'adieu, le convoi qui emporte la royauté se met en marche.
  • 20 mars 1815 – Napoléon 1er arrive à Fontainebleau à quatre heures du matin et entre triomphalement à Paris, le jour anniversaire de la naissance du Roi de Rome. A neuf heures du soir il est dans la cour du château des Tuileries et constitue aussitôt le gouvernement.
  • 23 mars 1815 – Louis XVIII publie depuis Lille une ordonnance qui commande à tout Français de désobéir à un ordre de mobilisation émanant de Napoléon Bonaparte.
  • 25 mars 1815 – Les lois votées par les assemblées révolutionnaires contre les Bourbons sont réactualisées. Le traité de Vienne unit les Alliés contre Napoléon 1er.
  • 30 mars 1815 - Louis XVIII parvient à Gand aux Pays-Bas.

Les Bourbons ont été dispersés par le vol fulgurant de l'Aigle : le comte d'Artois et le duc de Berry rejoignent le Roi à Gand, le prince de Condé est à Bruxelles, les Orléans à Londres et le duc de Bourbon en Espagne. Seuls la duchesse et le duc d'Angoulême avaient mis tous leurs efforts en action afin de contrer l'Usurpateur. Néanmoins, ils se révélèrent vains et ils durent quitter la France, le 3 avril pour l'Angleterre puis le16 avril pour l'Espagne.

Le comportement héroïque de la duchesse d'Angoulême qui, se transformant en véritable général, haranguait et passait en revue des troupes hostiles à sa cause, fit dire à Napoléon : «C'est le seul homme de la famille.»

 

  • 6 juillet 1815 – Entrée des troupes alliées dans Paris.
  • 7 juillet 1815 – Mise en place par le comte d'Artois, futur Charles X, du ministère Talleyrand-Fouché.
  • 8 juillet 1815 – Retour de Louis XVIII à Paris ; il est accueilli par le comte Gilbert de Chabrol de Volvic, préfet de la Seine ; c'est ce dernier qui utilise pour la première fois l'expression "Les Cent-Jours" pour qualifier la période du 20 mars au 22 juin 1815.
  • 13 juillet 1815 – Apprenant que Fouché, qui lui avait promis un passeport pour émigrer aux Etats-Unis d'Amérique, compte en fait le livrer aux royalistes, Napoléon 1er se résigne à se rendre aux Anglais.
  • 15 juillet 1815 – Napoléon 1er embarque à Rochefort sur le HMS Bellerophon, commandé par le capitaine Frederick Maitland, qui appareille vers l'Angleterre.

7 août 1815 – Napoléon 1er est transféré à bord du HMS Northumberland, qui appareille à destination de Sainte-Hélène, île située au milieu de l'Atlantique sud.

 

Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure
Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure
Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure
Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure
Louis XVIII prêtant serment à la Charte de 1814, Gravure
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