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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 10:04

 

 

roi maximilien 1er de bavière

 

 

"Le roi Maximilien 1er de Bavière"

(1756-1825) 

 

Rare tabatière en écaille brune avec le portrait en miniature sur ivoire du roi Maximilien 1er de Bavière.

 

Monture en argent doré doublé avec trois poinçons :

Poinçon d'orfèvre "L.B DOUBLE" + "25" + petit poinçon illisible.

 

 

DEBUT XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Diamètre 8,2 cm. 

Hauteur 2 cm. 

 

 

BIOGRAPHIE :

 

Maximilien de Wittelsbach de Deux-Ponts-Birkenfeld (né le 27 mai 1756 à Schwetzingen près de Mannheim - mort le 13 octobre 1825 à Munich) fut comte de Ribeaupierre, puis duc de Deux-Ponts et comte de Birkenfeld, puis Electeur palatin et Electeur de Bavière (Maximilien IV), et premier roi de Bavière (Maximilien Ier).

 

Issu d'une branche cadette de la Maison de Wittelsbach régnant sur le Palatinat, cadet des fils de Frédéric de Deux-Ponts-Birkenfeld, Maximilien grandit à Strasbourg où son précepteur fut le Breton Agathon Guinement.

Orphelin de père à l'âge de 11 ans, Maximilien devint officier au service de la couronne de France.

L'Electeur palatin Charles-Théodore de Bavière n'avait pas d'enfant légitime, et son plus proche héritier était le frère aîné de Maximilien, Charles II Auguste. Charles-Auguste n'ayant pas non plus d'enfant de son mariage avec Marie-Anne de Saxe, Maximilien, titré comte de Ribeaupierre en 1778, était à son tour son plus proche héritier.

En 1778, l'empereur Joseph II proposa à l'Électeur palatin la souveraineté sur les Pays-Bas Autrichiens en échange de la Bavière, limitrophe de l'Autriche. Les deux souverains s'étaient mis d'accord, mais le vieux roi Frédéric II de Prusse craignit un renforcement des Habsbourg-Lorraine en Allemagne au détriment de l'influence des Hohenzollern. Se posant en ami des Lumières et en défenseur des « libertés germaniques », Frédéric dénonça l'impérialisme autrichien, rallia Maximilien et son frère en tant qu'héritiers de l'Électeur de Bavière, et alerta la diète impériale. La Guerre de Succession de Bavière éclata ; l'issue maintint le statu quo, l'empereur renonçant à la Bavière et l'Électeur aux Pays-Bas.

En 1785, Maximilien épousa Wilhelmine de Hesse-Darmstadt.

Frédéric II mourut l'année suivante, et la Révolution française allait bientôt redessiner autrement la carte des souverainetés touchant aux rives du Rhin.

En 1786 également naquit à Strasbourg le premier enfant de Maximilien et Wilhelmine, un fils. Officier au service de la France, Maximilien le prénomma Louis, pour faire honneur au parrain de l'enfant, le roi de France Louis XVI.

 

La Révolution éclata en 1789 et la famille de Deux-Ponts franchit le Rhin et se réfugia en Allemagne. La guerre se porta dans la région du Rhin et le duché de Deux-Ponts fut bientôt envahi. Le frère aîné de Maximilien, Charles II Auguste, mourut en 1795, avant l'Électeur de Bavière septuagénaire qui, veuf depuis peu, se remaria dans l'espoir toujours d'une descendance légitime.

Maximilien devenait duc souverain de Deux-Ponts et comte de Birkenfeld, et de plus héritier des trônes du Palatinat et de Bavière. On prétend qu'il devint l'amant de la seconde épouse du vieil Électeur, une archiduchesse d'Autriche de 50 ans la cadette de son époux (et 20 ans plus jeune que Maximilien), qui défendit au mieux les intérêts de Maximilien en refusant de consommer son mariage et de donner une postérité à un époux qu'elle malmenait.

Cela n'empêcha pas le nouveau duc de Deux-Ponts de se remarier avec une femme également de 20 ans sa cadette, la très belle Caroline de Bade. Par son mariage beau-frère du futur tsar et du roi de Suède, Maximilien duc de Deux-Ponts prenait de plus en plus d'importance en Europe. Déjà père de deux fils et deux filles, Maximilien eut avec sa seconde épouse une nombreuse progéniture féminine qui lui permit de nouer des alliances matrimoniales avec les dynasties les plus puissantes de son temps.

 

Ses États étant occupés par l'armée révolutionnaire, Maximilien n'avait pu prendre possession de son duché de Deux-Ponts. Succédant enfin à son cousin Charles-Théodore qui mourut en 1799, il connut le même empêchement pour le Palatinat, mais put gagner le duché de Bavière et commencer son règne sous le nom de l'Électeur Maximilien IV.

 

Bien que plutôt suspicieux à l'égard des gouvernements français révolutionnaires, Maximilien n'est pas pour autant pro-autrichien, comme l'était Charles Theodore. Ainsi, la Bavière répond favorablement aux tentatives de rapprochement conduites par le Premier Consul Napoléon Bonaparte.
Favorable aux idées françaises des Lumières, Maximilien s'entoure de figures pro-françaises, tel son secrétaire particulier puis ministre des Affaires étrangères Maximilian Josef Garnerin, comte von Montgelas. Malgré le parti pro-autrichien qui existe à la cour de Munich, Montgelas conduit une politique de renforcement des liens avec la France.

 

Francophile, Maximilien soutint politiquement et militairement la France napoléonienne dès son accession, face à la coalition européenne anti-française, ce qui lui valut la bienveillance de Napoléon. Le gouvernement bavarois est ainsi l'un des premiers à adresser un message de félicitations à Napoléon Ier pour son accession au trône.

 

Maximilien perdit le Palatinat du Rhin qui passa à la France, mais le Traité de Lunéville en 1801 l'en dédommagea par d'importantes annexions territoriales,

Avec le traité de Brünn du 10 décembre et le traité de Presbourg du 26 décembre 1805, Maximilien devient non seulement roi de Bavière, mais assoit davantage son royaume avec d'importantes acquisitions en Souabe et en Franconie. L'accession au trône royal est officialisée le 1er janvier 1806, donnant lieu à de grandes célébrations auxquelles assistent Napoléon Ier et l'Impératrice Joséphine.
Maximilien rompit alors les fiançailles de sa fille aînée Augusta avec le grand-duc héritier de Bade (propre frère de Caroline, la seconde épouse de Maximilien), pour lui faire épouser Eugène de Beauharnais, fils adoptif et héritier présomptif de l'empereur des Français. La Bavière intégra logiquement la Confédération du Rhin, créée à l'instigation de la France.

 

Cependant, alors que l'Empire assoit toujours plus son emprise en Europe, et que la Bavière fournit toujours plus de troupes en échange d'avantages qui s'amoindrissent, les relations entre les deux gouvernements deviennent difficiles.

Ainsi, malgré les manifestations de bravoure victorieuse en 1807, la Bavière ne tire aucun avantage des traités de Tilsit (juillet 1807) entre la France et la Russie d'une part, et de la France avec la Prusse d'autre part. Napoléon ne pouvait pas accepter le refus de Maximilien d'introduire le Code Napoléon dans son royaume.
Les relations continuent de se dégrader en 1809, quand la Bavière perd de nombreux hommes et 22 millions de florins (l'équivalent de deux années de revenus) sans rien en retour, et plus encore quand Napoléon pense à organiser son divorce d'avec l'Impératrice Joséphine, et son mariage avec l'archiduchesse autrichienne Marie-Louise, fille de l'Empereur d'Autriche

De plus, avec la naissance du fils de Napoléon en 1811, la fille de Maximilien, Augusta voit ses chances de monter sur le trône du royaume d'Italie s'éloigner. Alors, à la veille de la bataille de Leipzig, Maximilien Ier accepte de rejoindre les alliés contre Napoléon en signant le traité de Ried le 8 octobre 1813, à la condition expresse de préserver l'intégrité de son territoire.

Suite à la désastreuse Campagne de Russie et à l'impopularité croissante de l'occupation Française, Maximilien, dès les premières défaites napoléoniennes, se rangea opportunément du côté de la coalition des Alliés. En échange, lors du Congrès de Vienne qui s'ouvrit à la chute de l'Empire français (1814-1815), il se vit reconnaître les annexions territoriales de 1801, son titre royal et retrouva le Palatinat rhénan. Il y conclut aussi une alliance avec l'Empire d'Autriche, alliance scellée par la promesse de mariage de sa fille Sophie avec l'archiduc François-Charles, fils cadet mais héritier présomptif de l'empereur François 1er d'Autriche. La Bavière intégra logiquement la Conféderation germanique.

 

Maximilien maria très brillamment ses filles, leur procurant des positions enviables mais pas forcément un bonheur domestique. Ayant fait annuler dès 1814 mais d'un commun accord son mariage avec le prince héritier de Wurtemberg, Caroline-Auguste épousa en 1816 l'empereur François 1er d'Autriche, veuf pour la troisième fois mais ce mariage n'eut pas non plus de postérité. En 1823, Elisabeth épousa le prince royal de Prusse. En 1824, conformément aux accords du Congrès de Vienne, Sophie épousa l'archiduc François-Charles. Elle sera la mère de l'empereur François-Joseph. Quant à Marie-Léopoldine et Amélie, elles seront successivement reines de Saxe ayant épousé les deux frères Frédéric-Auguste II de Saxe et Jean 1er de Saxe.

Plus discrètement, en 1823, sa petite-fille Joséphine de Beauharnais princesse de Leuchtenberg avait épousé le prince-héritier de Suède Oscar, fils de Bernadotte. 

 

En politique intérieure, outre l'adoption du code civil, Maximilien Ier entreprit de nombreuses réformes libérales et accorda à son peuple une Constitution en 1818 établissant ainsi une monarchie constitutionnelle parlementaire. Il signa un Concordat avec Rome en 1817.

Il accueillit son gendre Eugène de Beauharnais et sa fille en exil.

Pour se réconcilier avec la branche cadette de sa maison, il fit marier (contre son gré) sa plus jeune fille Ludovica au duc Maximilien en Bavière. Elle sera la mère de l'impératrice Elisabeth d'Autriche (la fameuse Sissi), de la reine Marie des Deux-Siciles (l'héroïne de Gaête) et de la duchesse d'Alençon (qui mourra dans l'incendie du bazar de la Charité en 1897).
Maximilien Ier meurt au Palais de Nymphenburg, près de Munich, le 13 octobre 1825 et son fils Ludwig (Louis, le filleur du roi Louis XVI) lui succède.

 

 

Descendance familiale :

 

Maximilien Ier de Bavière est le fils de Frédéric-Michel de Deux-Ponts-Birkenfeld et de Françoise de Soulzbach.

Il épousa en premières noces en 1785 Wilhelmine de Hesse-Darmstadt (1765-1796), fille de Georges-Guillaume de Hesse-Darmstadt et de Louise de Leiningen.

 

Cinq enfants sont issus de ce premier mariage :

 

- Louis (1786-1868), roi de Bavière (Louis Ier) épouse en 1810 Thérèse de Saxe-Hilburghausen (1792-1854) (postérité).

 - Augusta-Amélie (1788-1851). Le 14 septembre 1806, elle épousa Eugène de Beauharnais, fils adoptif de l'empereur et roi Napoléon 1er, vice-roi d'Italie puis duc de Leuchtenberg (postérité).

- Amélie (1790-1794).

- Caroline-Auguste (1792-1873) épousa en 1808 le roi Guillaume 1er de Wurtemberg dont elle divorça en 1814, puis épousa en 1816 François 1er empereur d'Autriche (sans postérité de ses deux unions).

- Charles Théodore Maximilien Auguste (1795-1875) contracta deux unions morganatiques.En 1823, il épousa Sophie Pettin (1796-1838), titrée baronne von Bayrstorff (postérité non dynaste). En 1859 il épousa Henriette Schöller (1815-1866) (postérité non dynaste).

 

Veuf à l'âge de quarante ans, Maximilien Ier de Bavière épousa en 1797 Caroline de Bade (1776-1841), fille de Charles Louis de Bade et de Amélie de Hesse-darmstadt.

 

De cette union naquirent :

 

- Maximilien (1800-1803).

- Elisabeth (1801-1873) épousa en 1823 Frédéric-Guillaume IV de Prusse (sans postérité).

- Amélie (1801-1877) épousa en 1822 Jean 1er de Saxe (dont postérité).

- Marie (1805-1877) épousa en 1833 Frédéric-Auguste II de Saxe (sans postérité).

- Sophie (1805-1872) épousa en 1824 l'archiduc François-Charles d'Autriche, et fut mère de l'empereur François-Joseph 1er,

- Louise (Ludovika) (1808-1892) épousa en 1828 son cousin Maximilien de Bavière (1808-1888), et fut la mère de l'impératrice d'Autriche (Sissi) et de la duchesse d'Alençon et la grand-mère d'Elisabeth, reine des Belges.

- Maximiliana (1810-1821).

 

 

 

maximilien 1er de baviere tabatiere antiquaire  

  P1400336

 

 

tabatiére roi maximilien 1er de bavière

 

 

P1400343

 

 

P1400354

 

 

antiquaire tabatiere roi maximilien de baviere

 

 

 

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