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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 11:14

   

 

antiquaire 8 207

 

 

 

Joseph Désiré Court

 

(Rouen 1797 - Paris 1865)

 

 

 

"Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue, 29 août 1830"

 

 

Gravure réalisée d'après le tableau de Court conservé au Musée National du Château de Versailles

 

 

Gravure légendée :

"Peint par Court"

" Gravé par Gaitte"

 

 

XIXème SIECLE.

 

Cadre en bois doré du XIXème siècle.

 

Dimensions :

Gravure 33,6 x 25,2 cm.

Cadre 47,6 x 39,2 cm.

 

 

court louis philippe

  Joseph Désiré Court, Le roi donne les drapeaux à la Garde nationale de Paris et de la banlieue, 29 août 1830, Musée National du Château de Versailles

 

 

 

 

Thème fondateur de la Monarchie de Juillet :

 

 

Le 29 août 1830, Louis-Philippe Ier passe en revue les 50 000 gardes nationaux de Paris et de sa banlieue. La garde nationale, institution civique créée à la veille de la prise de la Bastille, licenciée par Charles X en 1827, s’était spontanément reconstituée pendant les journées révolutionnaires de 1830. La revue du 29 août est la première fête officielle du nouveau régime. Elle est à la gloire de la garde renaissante, de la révolution, et célèbre également l’avènement d’une nouvelle monarchie, bourgeoise et libérale.

Commandé en 1834, achevé en 1836, le tableau de Court était destiné au décor de la salle « 1830 » du musée de l’Histoire de France. Il représente un des temps forts de la revue du 29 août 1830 : la remise des drapeaux.
La revue eut lieu au Champ-de-Mars, devant l’Ecole militaire dont on aperçoit le fronton en arrière-plan. On avait dressé une tente pour que le roi, en uniforme de garde national, distribue les drapeaux avant d’assister au défilé.
La garde, comme la nation, recouvrait ses trois couleurs, remplacées par le drapeau blanc sous la Restauration. L’ensemble du tableau décline les couleurs nationales, des uniformes aux drapeaux flottants au vent. Le drapeau s’orne de la nouvelle devise de la garde : Ordre et Liberté.
Le chef de chaque bataillon devait se rendre sous la tente royale, prononcer le serment de fidélité à la Charte révisée et au roi, et recevoir le drapeau.
Le tableau montre le roi distribuant en personne les drapeaux. En réalité, c’est le général et marquis de La Fayette, commandant les légions citoyennes, qui fit la distribution. Il est ici relégué dans un coin de la toile. En 1834, au moment de la commande du tableau, La Fayette, à qui l’on avait retiré le commandement de la garde en décembre 1830, avait rejoint l’opposition. Court met en valeur la figure royale au détriment de celle du général déchu.
Auprès du roi se tiennent deux de ses fils, le duc d’Orléans, prince héritier, et le duc de Nemours.

"Jamais roi ne parut avoir réuni autant de titres de légitimité incontestable que n’en réunissait le roi après cette revue. Le roi fut sacré ce jour là par les acclamations de ces 50 000 bourgeois. » Ces propos de Cuvillier-Fleury, journaliste libéral, permettent de mesurer l’importance symbolique que revêtit immédiatement la revue d’août, moment fondateur du régime.
Comparé à son principal antécédent, Le Serment de l’armée fait à l’Empereur après la distribution des aigles au Champ-de-Mars, le 5 décembre 1805, peint par David en 1810, le tableau de Court montre le passage d’un régime fondé sur la gloire et la puissance militaire à un autre qui recherche sa légitimité dans l’adhésion populaire.

 

 

 

 

 

Biographie : 

 

 

Descendant par sa mère du portraitiste Hyacinthe Rigaud, Joseph Désiré Court manifesta de bonne heure une vocation pour la peinture. Entré d’abord à l’École municipale de dessin de Descamps où, ses premiers pas furent guidés par Descamps fils, conservateur du musée de Rouen et Carpentier, professeur, il se fit remarqué par de rapides progrès. Il passa ensuite dans l’atelier du baron Gros.

La pension que le jeune Court recevait de sa famille pendant son séjour à Paris étant fort restreinte, celui-ci y suppléait en peignant, pendant les heures que l’atelier lui laissait libres, de petits tableaux qu'Alphonse Giroux lui achetait à des prix modiques. À l’aide de ces travaux, Court pouvait se suffire, mais il n’y aurait pas trouvé les moyens de réaliser le projet qu'il avait conçu d'aller visiter Rome pour y compléter son éducation artistique.

Il remporta le 6 octobre 1821, le Grand Prix de Peinture (Prix de Rome) avec, comme sujet de concours, Samson livré aux Philistins par Dalila, qui est conservé à Paris à l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts.

Ce succès assura à Court, pour plusieurs années, conformément à ses plus vives aspirations, le séjour de la ville éternelle, au milieu des chefs-d’œuvre de l’art. Le jeune peintre sut mettre à profit ce séjour et c’est de Rome qu’il envoya successivement aux expositions parisiennes : Une Scène du Déluge, Hyppolite renversé de son Char, un Faune au bain attirant à lui une jeune fille, et enfin, en 1827, la Mort de César. La Scène du Déluge, que possède le musée de Lyon, résumait bien l’enseignement de Gros et montrait le côté robuste du talent de Court. Au-dessus de cet ouvrage vint se placer la composition dramatique de la Mort de César, acquise par le Musée du Luxembourg et qui reste son œuvre capitale. 

Le 27 juin 1828, l'Académie de Rouen lui conféra le titre de membre correspondant et lui commanda un tableau destiné à orner sa nouvelle salle des séances, avec Corneille accueilli au théâtre par le grand Condé, après une représentation de Cinna pour sujet. Bien que l’Académie n’ait demandé à Court qu’un tableau de chevalet, Court déclara « qu’il ne voulait pas peindre Corneille en miniature » et exécuta une grande page d’histoire. Dans la séance publique du 30 août 1831, l’Académie lui remit une médaille d’or à l’effigie de Nicolas Poussin, en marque de satisfaction et de gratitude.

Le gouvernement de 1830 ayant mis au concours, pour une grande toile destinée à orner l’hémicycle de la nouvelle salle de la Chambre des Députés, trois sujets : Le Serment de Louis-Philippe en 1830, Mirabeau devant Dreux-Brézé aux états généraux de 1789, Boissy d’Anglas saluant la tête du député Féraud, assassiné par la populace révoltée, le 1er Prairial, an VII.

Court concourut et remporta le prix pour le deuxième sujet, mais vit l’esquisse de Vinchon préférée pour le premier prix.

Mécontent de la décision du jury, il ne réalisa pas son tableau, tandis qu’il en appela à l’opinion publique en exécutant, à ses risques et périls, et en exposant au Salon de 1833, un tableau aux dimensions imposantes (4,80 par 8,08 m) qui se distingue par une touche large, un coloris vigoureux. Les deux œuvres sont conservées au musée de Rouen.

L’œuvre de Court renferme de nombreuses et d’importantes toiles d’histoire, parmi les plus connues : Saint-Pierre, au pouvoir des Romains, s’embarquant pour Jérusalem (église Saint-Louis, à Paris) ; le Roi Louis-Philippe distribuant les drapeaux à la garde nationale, le 29 août 1830 (Musée de Versailles) ; le Mariage du Roi des Belges, Léopold Ier, avec la princesse Louise d’Orléans (même Musée) ; la Fuite de Ben-Aissa, gouverneur de Constantine ; la Bienfaisance, tableau dédié aux Dames de la Charité Maternelle de Rouen ; le Martyre de sainte Agnès dans le forum romain, etc.

Parmi les grands travaux dont fut chargé Court, on compte également les peintures du premier salon de l’Hôtel-de-Ville de Paris, avec les dix-huit panneaux qui en dépendent, composition exécutée en 1841 sur la demande du préfet de la Seine Rambuteau et la peinture de la coupole d’une nouvelle cathédrale de Saint-Pétersbourg, dédiée, en 1850, à saint Isaac.

Court avait un talent tout particulier et largement reconnu pour le portrait. Avec la vogue qui s’attachait à ces œuvres, les commandes affluaient dans l’atelier du peintre. On a surtout remarqué, parmi les personnages officiels, ceux du roi Louis-Philippe, de sa sœur Mme Adélaïde, du Roi et de la Reine de Danemark, du pape Pie IX, du cardinal prince de Croÿ, de Monseigneur Sibour, du maréchal Soult, du maréchal Pélissier, du premier Président Franck-Carré, etc. Le portrait de son premier professeur, Jean Baptiste Marc Antoine Descamps est au musée de Rouen.

Le 11 mai 1853, il fut nommé conservateur du musée de Rouen,

En 1851 figura à la vente de succession de Louis-Philippe Ier, mort en exil en Angleterre l’année précédente, La Mort d’Hippolyte, et en 1866 à la vente Court, l’esquisse du Marquis de Dreux-Brézé et Mirabeau à l’Assemblée Nationale.

Court avait obtenu plusieurs médailles dans les grandes expositions du Louvre. Il était chevalier de la Légion d’Honneur et décoré de l’ordre danois du Danebrog.

 

 

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