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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 20:16

 

 

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JEAN-JACQUES PRADIER dit JAMES PRADIER

(Genève 1790 - Bougival 1852) 

 

Le Duc d'Orléans

 

Grand médaillon en bronze patiné.

 

Signé sous la coupe du buste "J. Pradier."

Signature du fondeur au dos "Simonet Fondeur à Paris"

 

Diamètre 25,6 cm

 

EPOQUE LOUIS-PHILIPPE

 

 

********************

 

Jean–Jacques dit James Pradier, né à Genève (Suisse), est le quatrième enfant d'une fratrie qui comptera un graveur et 2 peintres.

Agé de 14 ans, James Pradier s'inscrit à l'École de dessin de Genève, puis il rejoint à Paris son frère Charles–Simon. Il obtient successivement le 2ème puis le 1er prix d'émulation à l'École des Beaux-arts où il est l'élève du sculpteur François-Frédéric Lemot (1771-1827).

En 1813, James Pradier remporte le prix de Rome avec "Néoptolème empêche Philoctète de percer Ulysse de ses flèches" et il part l'année suivante pour la Villa Médicis, à Rome.

 

Dès son retour à Paris en 1819, il expose avec succès aux Salons officiels, passages obligés pour trouver des commanditaires privés ou publics. Admiré et reconnu pour son talent, il reçoit rapidement les consécrations officielles d'un artiste auréolé du Prix de Rome. 

  

En 1825, James Pradier a une courte liaison avec Juliette Drouet (qui sera la maîtresse de Victor Hugo, son ami) et dont il a une fille, Claire.

 

En 1827, il est admis à l’Institut et à l’École des Beaux-Arts comme professeur de sculpture, succédant à son maître Lemot. En 1828, il est décoré de la Légion d’honneur.
 
Très en vogue, il jouit d'une grande notoriété ; toute une société de musiciens, poètes, écrivains, politiques, fréquente son atelier.

 
Le début des années 1830 marque pour Pradier une grande période de commandes publiques parisiennes, inaugurée en 1825 par le décor de l’Arc de Triomphe du Carrousel et clôturée en 1850 par le tombeau de Napoléon. En province, la fontaine de l’Esplanade de Nîmes parachève, en 1851, cet impressionnant parcours officiel.

 

La Révolution de 1830 met fin à la commande de l’Arc du Carrousel pour laquelle Pradier ne peut livrer que deux fragments en marbre, exposés au Louvre.

En revanche, les Renommées de l’Arc de triomphe constituent la première grande réalisation monumentale, formée de quatre bas-reliefs en pierre de 6m de hauteur sur 6m de largeur, décorant les écoinçons de l’arcade centrale, coté Paris et coté Neuilly. Commandées en mars 1829, leur gestation dure quatre ans et l’inauguration n’a lieu qu’en juillet 1836. C’est un décor, sur le modèle antique, de figures allégoriques, d’une grande finesse.

   

La nouvelle Chambre des députés au Palais Bourbon, commencée sous Charles X, est réalisée en grande partie sous la Monarchie de Juillet. Guizot, en 1830, charge Pradier des deux figures destinées à décorer l’intérieur de la salle de séance. Installées dans des niches placées de part et d’autre de la tribune présidentielle, ces deux statues féminines colossales, La Liberté et L’Ordre public,sont remarquables par leur force et leur stabilité néoclassiques.

 


A la même époque, Pradier participe à la décoration de la place de la Concorde, sur laquelle on édifie huit statues colossales représentant les « principales »  villes de France. Pradier est chargé de Strasbourg et de Lille exécutés entre 1836 et 1838.


Au même moment, il participe à la décoration du Palais de Luxembourg en exécutant en 1840 la décoration qui entoure l’horloge face au jardin : quatre statues en ronde-bosse (La Sagesse, L’Éloquence, La Prudence, La Justice), deux hauts-reliefs (La Guerre et La Paix) et trois bas-reliefs (Le Jour, La Nuit et un génie).

 

La construction de la crypte du Tombeau de Napoléon aux Invalides permet à Pradier d’acquérir la grande consécration de sa carrière. A l’origine du projet, le sarcophage devait être surmonté d’un « gisant » confié à Pradier mais dont l’idée est vite abandonnée. A défaut, trois arrêtés de 1843 lui confient le travail de figures adossées aux piliers entourant le sarcophage et destinées à rappeler les victoires de l'Empire. Le «  programme » général conçu par Visconti recommande au sculpteur de s’inspirer de l’Antiquité.
 


Laissant une œuvre abondante, il meurt d'une apoplexie lors d'une excursion à Bougival le 4 juin 1852.

 

Quelques oeuvres de james Pradier :

 
- Néoptolème empêche Philoctète de percer Ulysse de ses flèches (bas-relief en plâtre, 1813),
- Niobide blessé (Musée du Louvre, Paris, 1822),
- Psyché (marbre, 1824),
- Prométhée (marbre, Musée du Louvre, Paris, 1827),
- Phidias (Musée du Louvre, Paris, 1831),
- Les Trois Grâces (marbre, Musée du Louvre, Paris, 1831),
- Satyre et Bacchante (plâtre, Palais des beaux-arts, Lille, 1833),
- Louis-Philippe Ier couronné de feuilles de chênes (1835),
- Les renommées (Arc de Triomphe de l'Étoile, Paris, 1836),
- La ville de Lille (Place de la Concorde, Paris, 1836),
- La ville de Strasbourg (Place de la Concorde, Paris, 1836),
- Baron Cuvier (château de Versailles, 1839),
- Le duc d'Orléans (bronze, Musée Girodet, Montargis, 1842),
- La Comédie sérieuse, fontaine Molière (rue Richelieu, Paris, 1844),
- La Comédie légère, fontaine Molière (rue Richelieu, Paris, 1844),
- Phryné (marbre, 1845),
- Saint Louis (Aigues-Mortes, Hérault, 1849),
- La Toilette d'Atalante (marbre, 1850),
- L'industrie (Palais Brongniart, Paris, 1851),
- Fontaine de l'Esplanade (Nîmes, 1851),
- Sapho (marbre, Musée d'Orsay, Paris, 1852),
- Mausolée du Duc de Berry (cathédrale de Versailles),
- Hébé (Terre cuite),
- Odalisque dansant (statuette, bronze).

 

********************

 

 

Historique du médaillon du duc d'Orléans :

 

Suite à la mort accidentelle du duc d'Orléans le 13 juillet 1842, Pradier se rend le soir même au pied du lit du défunt et offre ses services au comte de Cailleux, directeur des musées royaux, en vue des sculptures funéraires que la famille royale ne manquera pas de commander. Le surlendemain, il est appelé à mouler le masque, les mains et les pieds du malheureux prince. Fort de sa conversation avec les parents éplorés, Pradier estime avoir reçu du roi la commande d'une statue de Ferdinand pour Versailles, de son gisant pour la chapelle funéraire et de son buste pour la Chambre des Pairs. A titre privé il commence même une statue équestre et un portrait en médaillon. Ce sera finalement Henri de Triqueti qui obtiendra les commandes du gisant pour la chapelle Notre-Dame de la Compassion (chapelle Saint-Ferdinand) et Pierre Loison sur des dessins d'Ary Scheffer qui exécutera le tombeau à la chapelle de Dreux. Pradier recevra finalement la commande de la statue du duc d'Orléans pour le Musée de Versailles et un buste du défunt pour un monument érigé à Sétif en Algérie.

 

Différents exemplaires du médaillon du duc d'Orléans sont conservés dans les musées :

- un exemplaire en plâtre au musée Condé, château de Chantilly

- un exemplaire en bronze au musée Carnavalet, Paris

- un autre au Musée Girodet à Montargis

- un autre signé de Simonet Fondeur au Musée d'Art et d'histoire de Genève

 

Modèle de ce médaillon reproduit dans les ouvrages de référence suivant :

- Claude Lapaire, "James Pradier et la Sculpture Française de la Génération Romantique", catalogue raisonné, Institut Suisse pour l'Etude de l'Art, Édition 5 Continent 2010, page 320

- "Statues de Chair, Sculptures de James Pradier (1790-1852)", catalogue d'exposition Genève Musée d'Art et d'Histoireoctobre 1885 - février 1986 - Paris Musée du Luxembourg février - mai 1886, page 236 figure 49 

 

   

 

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