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Publié par desarnaud-antiquaire

Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892

 

Manufacture de Porcelaine Vermeren-Coché à Bruxelles :
Grande assiette plate richement décorée des Grandes Armoiries Royales de Belgique.

Le marli de l’assiette avec importante dorure à motif de rinceaux sur fond bleu de four.

Signée et datée au dos :
Vermeren-Coché Brussel 1892 + lion passant à l’or + initiales de peintre VB.

FIN XIXème SIECLE.

Diamètre 24,5 cm.

Superbe état et superbe qualité de peinture et de dorure.

Dès 1830, la constitution du royaume fixe que les armoiries seront le « lion belgique », sans plus de précision. Il faut attendre un arrêté royal de Léopold Ier sur les sceaux de l'État, en 1837, pour que celles-ci soient formellement fixées.
Les armes du royaume sont définies comme un lion d'or, armé et lampassé de gueules, sur champ de sable. Elles sont soutenues par deux lions léopardés au naturel, tenant une lance terminée par le drapeau national. L'écu, entouré par le grand collier de l'Ordre de Léopold Ier et timbré d'un heaume d'or couronné, est posé sur une main de justice et un sceptre au lion croisés. Le tout est accompagné de la devise nationale "L'Union Fait La Force" et placé sur un manteau de gueules doublé d'hermine et timbré d'une couronne royale.
Au-dessus du manteau, se trouvent un panonceau (gonfanon) aux couleurs du royaume et chargé d'un écu aux armes de la province de Brabant. De part et d'autre, se trouvent huit bannières aux armes des huit autres provinces originelles.


Historique de la Manufacture Vermeren-Coché :

Après quelques années d'hésitation provoquée par la récession économique due aux événements de la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, l'art de la porcelaine renaît au faubourg d'lxelles en 1818. Frédéric Théodore Faber, « peintre du roi et marchand à la cour » s'installe au Faubourg de Namur (c'est ainsi que l'on désignait alors le haut d'Ixelles), chaussée d'Etterbeek n°41 (aujourd'hui chaussée de Wavre), à l'emplacement actuel de la maison des Ecrivains. Frédéric Théodore Faber est un chambrelan. Il décore la porcelaine en chambre. Encouragé et aidé financièrement par le roi Guillaume Ier des Pays-Bas, il fonde une véritable manufacture de porcelaine que nous appelons « Ixelles 1 ».
En 1824, pour étendre son artisanat d'art à la fabrication de la porcelaine elle-même, Frédéric Théodore Faber s'associe à Charles-Christophe Windisch, un porcelainier natif de Niderviller en Lorraine. Ce dernier, élevé dans une tradition familiale porcelainière, a fait son apprentissage auprès de son père et a travaillé ensuite pour de nombreuses fabriques de Paris et de Limoges. Le grand talent de peintre miniaturiste de Faber et les connaissances techniques de Windisch se complètent et font le succès de leur entreprise.
Cependant, les événements politiques qui précédent et déterminent en 1830 la rupture de la Belgique avec la Hollande, vont porter un coup fatal à leur association. Faber, protestant, reste fidèle au roi Guillaume Ier, son bienfaiteur. Il est favorable à l'union de la Hollande et des provinces du Sud. De son côté, Windisch est d'origine française et ami de Jean-Jacques Coché Mommens, éditeur du « Courrier des Pays Bas, journal d'opposition au régime hollandais. Il est partisan de l'indépendance de la Belgique. Les deux associés se séparent en 1830.
Windisch trouve alors en son ami Jean-Jacques Coché-Mommens un commanditaire. Il peut s'établir à son compte presque en face de son ancienne usine, au n°183 de la chaussée d'Etterbeek (actuellement 141,143 chaussée de Wavre) dans des locaux assez vastes du relais appelé « Au mayeur Cabaret ». Ainsi naît la seconde manufacture de porcelaine d'Ixelles ou Ixelles II, nous sommes fin 1830.
La manufacture Faber continue après la mort de celui-ci en 1844 sous la direction de ses deux fils, Henri- Emmanuel et Louis, jusqu'en 1849. Ensuite, elle sera reprise par les Cappelmans, famille de porcelainiers à Hal. En 1869, les fours d'Ixelles I s'éteignent définitivement. De son côté, la manufacture de Winsdisch, Ixelles II, va connaître un développement continu tout au long de son existence. A la mort de Windisch en 1842, Jean-Jacques Coché Mommens qui avait aidé Windisch à mettre sur pied sa manufacture, a cherché sans doute un remplaçant à ce dernier et a peut-être même assuré la gestion administrative de l'affaire avant l'arrivée neuf mois plus tard, de Monsieur Michel Ernest Antoine Caillet, porcelainier à Paris et de son épouse Caroline Françoise Pouchelain, veuve en premières noces de Nicolas Jean Eugène Coché, frère de Jean-Jacques Coché.
Après neuf années d'activité, les époux Caillet sans héritier vont céder en 1852 la manufacture aux époux Vermeren- Coché. Monsieur Emile Théodore Vermeren, professeur à !'Athénée Royal d'Ixelles, avait épousé Chantal Coché, fille de Jean- Jacques Coché Mommens et nièce des époux Caillet. La manufacture va connaître sous sa direction des agrandissements, un accroissement du personnel et un renouveau de la fabrication.
Monsieur Emile Vermeren a un esprit très dynamique. Il introduit une reconversion complète de la manufacture et la construction d'un deuxième grand four, Malheureusement il décède inopinément à l'âge de 47 ans en 1869 après 17 années de gestion.
Chantal Vermeren-Coché continue seule cette œuvre et poursuit la politique de croissance commencée par son mari. Elle fut une des premières femmes à être décorée de la légion d'honneur.
Le nombre de personnes employées par l'usine augmente considérablement (60 personnes en 1871, 200 personnes en 1881). A partir de 1870, l'affaire de Madame Veuve Vermeren-Coché devient en plus d'une manufacture, un important complexe commercial distribuant des productions de grandes manufactures européennes. Dans de vastes salles d'exposition, des porcelaines de Limoges, de Wedgwood, de Copeland, de Copenhague, de Berlin, de Meissen voisinent dès lors à côté des cristaux du Val -Saint-Lambert, de Baccarat, de Saint-Louis, de Daum ...
Madame Chantal Vermeren-Coché n'a pas eu d'enfant mais elle a élevé Marthe Coché, la fille de son frère Jean. Cette dernière a épousé en 1895 Louis Robert Demeuldre, un officier, provenant d'une famille de militaires. Le capitaine Demeuldre a ensuite démissionné pour prendre avec son épouse, la relève de la tante Chantal en 1900.

 

Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
Grandes Armoiries Royales de Belgique, Assiette Signée Vermeren-Coché à Bruxelles, 1892
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