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Publié par desarnaud-antiquaire

Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)

 

AUGUSTE JOSEPH CARRIER
(1800 - 1875)

“Pierre-Jean de Béranger”

Très rare sculpture en bronze patiné réalisée au décès de Béranger représentant l’écrivain jambes croisées assis sur une chaise, tenant un livre.

Signée et datée sur le côté :
“A.CARRIER 57”

Superbe qualité de fonte et de patine chocolat brillant.
Contre-socle en marbre noir et en bois noirci.

EPOQUE NAPOLEON III.

Dimensions :
Hauteur 26,5 cm.
Longueur 13,6 cm.
Largeur 14,8 cm.


Pierre-Jean de Béranger, né le 19 août 1780 rue Montorgueil à Paris, et mort dans cette même ville le 16 juillet 1857, est un chansonnier français prolifique qui remporta un énorme succès à son époque.
Plus connu sous le simple nom de Béranger, il est le fils de Jean-François Béranger de Mersix.
Pierre-Jean de Béranger descend d’une branche de l’antique Maison des marquis de Béranger. Pâlot et chétif, il n’est envoyé que tardivement à l’école où il ne se sent pas à l’aise. Ses vrais instituteurs et éducateurs sont ses grands-parents maternels. On le conduit parfois chez sa mère qui, aimant le théâtre, les bals et les parties de campagne, l’emmène avec elle.
Au début de 1789, après avoir couru les routes, Béranger de Mersix se fixe de nouveau à Paris et fait entrer son fils comme pensionnaire chez l’abbé Chantereau. Le père de Pierre-Jean est un agent d’affaires, ardent royaliste, qui s'est compromis pendant la Révolution française et a été obligé de se cacher. Il rencontre alors Charles-Simon Favart, fondateur de l’opéra-comique. Malgré ses 79 ans, celui-ci porte encore avec orgueil le titre de « chansonnier de l’armée » que lui a donné le maréchal de Saxe. Plus tard, Béranger verra dans cette attirance la marque de sa vocation.
Son père décide de l’envoyer chez sa tante qui tient une auberge à Péronne. L’état de garçon d’auberge ne lui convient pas et il passe chez un notaire devenu juge de paix. Savant, disciple fervent de Rousseau et passionnément éducateur, M.Ballue de Bellenglise recrute les gamins de Péronne qu’il endoctrine dans une école primaire gratuite l’Institut patriotique. Il travaille à faire de cette jeunesse des citoyens utiles à la patrie. Après la rhétorique « rousseauiste » et révolutionnaire, les recrues entonnent des chants républicains. Jamais Pierre-Jean n’a senti aussi profondément la puissance de la chanson. Pour compléter son éducation, il entre à 14 ans comme apprenti chez l’imprimeur Laisney où il parvient à s’initier à la poésie.
De retour à Paris en 1795, Pierre-Jean, pour être commis chez son père, qui fait alors de la banque, fait immédiatement l’apprentissage de prêteur sur gages. Son père se repose sur lui pour faire prospérer ses affaires alors qu’il prépare le retour du roi, mais la maison fait faillite. Avec les débris de sa fortune, il achète un cabinet de lecture. Pierre-Jean trouve une mansarde au sixième étage. Il passe des heures au cabinet de lecture et, revenant à sa vocation antérieure, aligne des rimes, glorifie de son mieux l’amour, les femmes, le vin, tente la satire… Il se livre à la poésie, s’essayant successivement dans l’épopée, l’idylle, le dithyrambe, la comédie, et ne s’attache qu'assez tard au genre qui devait l’immortaliser.
Dans les appartements du docteur Mellet à Montmartre, une académie de chanson se fonde où Pierre-Jean, suivant la veine du XVIIIème siècle, développe ses dons et essaie sa muse.
Courant Paris à la recherche d’un « protecteur », il s’adresse en 1804 à Lucien Bonaparte. Il joint à sa lettre quelque cinq cents vers, dont « Le Déluge ». Bonaparte lui donne procuration pour toucher son traitement de membre de l’Institut. En 1809, sur les recommandations d’Arnault, il est attaché comme expéditionnaire aux bureaux de l’Université. Tout en s’acquittant de sa besogne de copiste, il fait de joyeuses et piquantes chansons.
En 1806, l’ancien Caveau ressuscite sous le nom de Caveau moderne. La Clé du Caveau est publiée chaque année. Ce recueil de chansons et d’airs permet à Béranger de faire connaître ses chansons au peuple.
Après le retour du roi Louis XVIII en 1815, Béranger va exploiter les thèmes du respect de la liberté, de la haine de l’Ancien Régime, de la suprématie cléricale, du souvenir des gloires passées et de l’espoir d’une revanche. Alors que la presse n’est point libre, il renouvelle la chanson dont il fait une arme politique, un instrument de propagande : il attaque la Restauration et célèbre les gloires de la République et de l’Empire. Le cercle de ses amitiés s’élargit et on le voit dans de nombreux salons. Il accepte de collaborer à la Minerve avec Étienne de Jouy, Charles-Guillaume Étienne et Benjamin Constant.
En 1820, le Vieux Drapeau est clandestinement répandu dans les casernes. Béranger devient vraiment la voix du peuple ou « l’homme-nation » comme le dira Lamartine. Son œuvre de poète pamphlétaire est déjà considérable : il a attaqué les magistrats dans Le Juge de Charenton, les députés dans Le Ventru, les prêtres et les jésuites partout. Ses chansons paraissent en deux volumes le 25 octobre 1821. En huit jours, les dix mille exemplaires sont vendus et l’imprimeur Firmin Didot prépare une nouvelle édition.
En 1821, il est privé de son modeste emploi. Au début de décembre de la même année, poursuivi et condamné à trois mois de prison et 500 francs d’amende, il est incarcéré à la prison Sainte-Pélagie, où il occupe la cellule quittée quelques jours plus tôt par le pamphlétaire Paul-Louis Courier.
En 1828, il est condamné de nouveau, mais cette fois à neuf mois de prison et 10 000 francs d’amende. Ces condamnations ne font que rendre son nom plus populaire ; l’amende est acquittée par souscription. C'est à cette époque que le peintre Ary Scheffer, un de ses sympathisants, réalise son portrait (1828, Musée de la vie romantique, Paris) - et que le sculpteur David d'Angers grave son profil en médaillon (même collection). Après la révolution de 1830, il traite surtout des sujets philosophiques et humanitaires. Jaloux de son indépendance, il ne veut accepter aucun emploi de la monarchie de Juillet.
En 1848 il fait partie, à l'Élysée, de la commission des secours, dignité non lucrative, mais qui convenait à son cœur. À cette occasion il reçoit l'hommage de 800 chanteurs, musiciens et mendiants des rues. Ils sont conduits par son ami Aubert, syndic et doyen des chanteurs des rues de Paris.
La même année, élu député de la Seine par 204 271 voix sur 267 888 votants, il vient à l'Assemblée nationale constituante mais constate la scission entre le Paris révolutionnaire et les députés des départements. Il présente alors sa démission, refusée dans un premier temps par l'Assemblée ; il doit renouveler sa demande pour que sa démission soit finalement acceptée le 15 mai.
Il meurt pauvre : le gouvernement impérial fait les frais de ses funérailles. Le fauteuil où est mort Béranger fait partie des collections du musée Carnavalet, où il est exposé. Sa tombe se trouve au cimetière du Père-Lachaise.
Béranger avait publié son premier recueil en 1815 sous le titre malicieux de Chansons morales et autres ; il en publia trois nouveaux en 1821, 1825 et 1833. Ce dernier qui parut sous le titre de Chansons nouvelles et dernières, est dédié à Lucien Bonaparte, pour lequel il avait conservé une vive reconnaissance.
De très nombreuses et grandes figures du XIXème siècle ont rendu hommage à Béranger de son vivant.
Chateaubriand : « Sous le simple titre de chansonnier, un homme est devenu un des plus grands poètes que la France ait produits. »
Eugène Sue cite une strophe entière de sa chanson « le Dieu des bonnes gens » dans son roman-feuilleton Le Juif errant (XIIe partie, chapitre 3). Sans le citer, Sue évoque « ce couplet de l’immortel chansonnier ».
Victor Hugo fait chanter quelques vers de Béranger à Éponine dans Les Misérables.
Dans ses mémoires, Alexandre Dumas lui rend un hommage admiratif et circonstancié.
Eugène Delacroix s’exclame : « En littérature, Béranger est-il un moins grand poète pour avoir resserré sa pensée dans les limites étroites de la chanson ?»

 

Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)
Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)
Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)
Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)
Pierre-Jean de Béranger, Bronze par Auguste Carrier (1800-1875)
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