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Publié par desarnaud-antiquaire

Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV

 

Rare paire d’émaux de Limoges par Nicolas Laudin (1628-1698) :

“Saint Benedictus & Sainte Chriastica”

Chaque saint est représenté dans un médaillon ovale, les mains levés vers le ciel, avec crosse et Livre Saint, dans un entourage d’écoinçons feuillagés blanc et or.

Il s’agit très probablement des portraits de Saint Benoit de Nursie et de sa sœur Sainte Scholastique. L’inscription “S.Chriastica” ne renvoie à aucune sainte connue alors que ce modèle de portrait est répertorié sous le nom de Sainte Scholastique sœur de Saint Benoit.

Email polychrome sur plaque rectangulaire en cuivre.

Les deux émaux sont légendés et monogrammés NL en bas à droite, et signés au dos en lettre d’or “N.LAUDIN emaillieur à Limoges”

Nicolas Laudin (1628-1698) :
Nicolas I Laudin dit Le Vieux est le père de Jacques Il Laudin et Noel II Laudin et frère de Jacques I Laudin, tous émailleurs à Limoges.

EPOQUE LOUIS XIV.

Très bel état de conservation des émaux.

Cadres en bois doré du XIXème siècle.


Dimensions :
Vue : hauteur 12,3 cm x longueur 10 cm.
Cadre : hauteur 15,9 cm x longueur 13,4 cm.

Benoît de Nursie, né vers 480 à Nursie en Ombrie, mort en 547 dans le monastère du Mont-Cassin, est le fondateur de l'ordre des Bénédictins.
Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident, grâce à sa règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale. Il est souvent représenté avec l'habit bénédictin (coule noire), une crosse d'abbé, ainsi qu'une bible.
Benoît naît vers 480, issu d'une famille noble romaine de Nursie en Ombrie. Son père est consul et capitaine général des Romains dans la région de Nursie, sa mère Abbondanza Claudia de Reguardati di Norcia appartient à la famille des comtes de Nursie.
A l'adolescence, Benoît quitte sa famille, comme la majorité des enfants de la noblesse italienne, pour faire des études libérales. Il part pour Rome, sans doute afin d'y étudier le droit et les lettres classiques, études obligées des jeunes destinés aux responsabilités administratives.
Le mode de vie romain et le désordre moral où sombrent ses compagnons choquent rapidement Benoît, qui décide de fuir afin de pouvoir se consacrer entièrement à la Bible. Son départ est motivé par la peur de « tomber dans l'abîme des vices, de l'ambition et de la sensualité».
Il décide alors de fuir pour « aller dans le désert » dans la localité de Subiaco et y mener une vie d'ermite. Dans sa quête de solitude, Benoît rencontre à Subiaco un moine, nommé Romain, à qui il demande de lui indiquer un lieu peu visible et difficilement accessible. Ce moine lui montre une grotte, au pied d'une falaise, où Benoît s'installe. La grotte sera baptisée plus tard la Sacro Speco, la Sainte Grotte.
L'amitié entre le moine et Benoît se concrétise par une aide matérielle : le moine lui apporte régulièrement de la nourriture ainsi que des textes à l'aide d'un panier accroché à une corde et une clochette. C'est ce même moine romain qui donne à Benoît ses premiers habits religieux, le recevant ainsi dans les ordres mineurs. Benoît suit alors le mode de vie des anachorètes.
La vie érémétique de Benoît s'arrête au bout de trois ans, quand le moine Romain ne vient plus le visiter. Peu de temps après, des moines ayant perdu leur supérieur demandent à Benoît de devenir leur abbé. Il décide alors de quitter sa grotte pour Vicovaro.
C'est vers 510, que Benoît devient abbé pour la première fois. Très vite il se rend compte que sa communauté de Vicovaro ne respecte pas rigoureusement la règle de saint Pacôme qui avait organisé les premières communautés religieuses. Benoît cherche à y restaurer l'ordre, en rétablissant l'autorité et les pénitences. Très vite les moines regrettent de l'avoir élu abbé. Ils cherchent alors à l'empoisonner en mélangeant des herbes vénéneuses à son vin. Lors du bénédicité, Benoît fait un signe de croix et sa coupe de vin se brise. Sans violence, il décide de partir et de retrouver la solitude de sa grotte.
Alors qu'il vit retiré dans sa grotte, il voit venir à lui quantité de disciples désireux de « servir avec lui le Dieu tout-puissant ». Il quitte sa grotte et décide de s'installer avec ses disciples en bordure d'un lac, à Subiaco, où il restera environ trente ans.
Sa piété et sa renommée attirent de plus en plus de personnes auprès de Benoît, au point qu'un des prêtres de la région, Florentius, jaloux de son influence, cherche à en diminuer l'éclat : il calomnie Benoît, puis interdit à ses paroissiens d'aller le voir. Il envoie à Benoît un pain empoisonné, destiné à être béni et partagé. Benoît, soupçonnant la malveillance de Florentius, présente le pain à un corbeau apprivoisé et lui ordonne d'emporter au loin le funeste cadeau. Après avoir évité la tentative d'empoisonnement par le vin, Benoît déjoue le complot d'empoisonnement par le pain. Enfin, Florentius envoie sept femmes païennes nues danser aux abords des monastères, afin de réveiller le désir sexuel des jeunes moines.
Devant l'hostilité de Florentius, Benoît, accompagné de quelques moines, décide de quitter Subiaco. Au moment de son départ, Benoît apprend que le père Florentius vient juste de décéder dans l'écroulement de sa maison et pleure cependant la mort de son ennemi. Il ne modifie pas sa décision de quitter ce lieu hostile, craignant pour la vie de ses moines.
De Subiaco, Benoît et ses compagnons partent vers un bourg au flanc d'une montagne, dans une région plus aride et alors moins christianisée, pour s'installer au lieu-dit Cassino, le mont Cassin.
Au monastère du Mont-Cassin, Benoît organise progressivement la vie des moines, insistant pour qu'elle soit tournée vers Dieu : « Qu'on ne mette rien, absolument rien, avant le Christ qui daigne nous conduire à la vie éternelle ».
Vers 540, il établit à leur intention une règle de vie, appelée ensuite la règle bénédictine, dont l'expansion sera immense et qui sera par la suite reprise et codifiée par saint Benoît d'Aniane. Inspirée de l'Écriture sainte, elle recommande aux moines, qui vivent en communautés dirigées par un abbé, de respecter quatre principes essentiels :
La modération qui est présente dans les usages quotidiens de la nourriture, de la boisson et du sommeil.
La gravité qui a pour corollaire le silence.
L'austérité qui implique l'éloignement du monde et le renoncement à la possession.
La douceur faite de bonté, d'amour évangélique, d'hospitalité exercée envers les humbles.
Astreints à la lecture et au travail manuel, les moines doivent se consacrer au service de Dieu qui culmine dans l'office divin. La vie monastique est répartie d’une façon rigoureuse, tout en laissant place à l’indulgence envers les limites individuelles. Elle comprend des temps de prière, de lecture et de travail manuel.
Les reliques de saint Benoît sont conservées dans la crypte de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, près d'Orléans, et de Germigny-des-Prés, où se trouve une église carolingienne, dans le Centre de la France.


Sainte Scholastique de Nursie, née à Nursie dans la province de Pérouse, en Ombrie, en 480 et morte en 547, est une moniale catholique, sœur de saint Benoît de Nursie, et fondatrice du premier monastère féminin qui adopta la règle de saint Benoît.
Scholastique, unique héritière du patrimoine considérable de la famille après le départ de son frère Benedictus, refuse tout attachement aux biens mondains et demande à son père de partir comme prévu se consacrer à la vie religieuse. C’est tout naturellement qu’elle rejoint son frère pour s’installer près de son ermitage.
Quelques années plus tard, lorsque Benoît fonde l'abbaye du Mont-Cassin, elle le suit à nouveau. À environ 7 km en contrebas, elle fonde à son tour le monastère de Piumarola où avec des sœurs elle suit la règle instaurée par son frère, donnant naissance à la branche féminine de l'ordre bénédictin. Scholastique et son frère décident alors de se voir une fois par an dans une maison de prière à mi-chemin entre les deux monastères.
Lors de la dernière visite en 547, ayant l’intuition qu'elle ne le verrait peut-être plus, elle le supplie de ne pas partir mais de rester jusqu’au lendemain. Se sentant incapable d'enfreindre les règles de son monastère, Benoît décline, mais sa sœur demande l’intercession du Christ et peu après une forte tempête orageuse sévit qui le contraint à rester sur place. Les deux saints passent alors la nuit à échanger sur divers sujets spirituels.
Trois jours plus tard, Scholastique meurt. Benoît voit son âme monter au ciel sous la forme d'une colombe. Il fait transporter son corps dans son monastère et l'enterre dans la sépulture prévue à cet effet où il est déposé lui-même à ses côtés le mois suivant. Comme leurs esprits ont toujours été unis en Dieu, de la même manière leurs corps ont été unis dans le même tombeau.
Des reliques de Scholastique arrivèrent au Mans entre 686 et 7074 et déposées à l’ancienne église de la collégiale Saint-Pierre-la-Cour. D’autre part, ayant décidé de fonder une abbaye de femmes à Juvigny-sur-Loison, la reine Richilde, épouse de Charles II le Chauve, obtint la majorité des reliques de la sainte vers 875.
Après la Seconde Guerre mondiale, lors de la reconstruction de l’église abbatiale de l’abbaye du Mont-Cassin, d’autres ossements de Benoît et de Scholastique ont été trouvés sous le sol en marbre du maître-autel dans une urne funéraire en albâtre avec des inscriptions originales. Un examen ultérieur effectué par plusieurs spécialistes a confirmé leur authenticité.

Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
Nicolas Laudin (1628-1698), Emaux de Limoges, Saint Benoit & Sainte Scholastique, Epoque Louis XIV
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