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Publié par desarnaud-antiquaire

François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830

 

François-Edme RICOIS
(Courtalain 1795 – Mareil-Marly 1881)

“Entrée de Château"

Aquarelle signée et datée “Ricois1830”.

Dimensions cadre compris :
Hauteur18,5 cm x longueur 27,3 cm.

François-Edme Ricois est le fils de Jacques Edme Ricois (1767-1850) et de Françoise Angélique Souchay (1755-1854).
François-Edme Ricois bien que né à Courtalain en Eure et Loir, passe toute son enfance à Châteaudun où ses parents tenaient un commerce de rouennerie. Suite à des études très sommaires à l’école élémentaire de la ville, sa famille le place vers ses treize ans dans une étude notariale. L’expérience n’est pas heureuse : tout en copiant ses rôles, le jeune clerc s’avise de les illustrer de fleurs, d’animaux et de bonshommes. Le notaire estime que le dessin sur papier timbré lui revenait un peu cher et avec force regrets, il rendit le jeune Ricois à ses parents.

Fort heureusement, ceux-ci connaissaient de longue date le duc de Montmorency, châtelain de Courtalain, qui s’intéressa au jeune homme et le dirigea vers l’atelier d’un artiste réputé de ses relations, le peintre Gros.
Mais l’artiste en herbe était plus attiré par le paysage que par la peinture d’histoire ; aussi le deux mars 1816, il fit son entrée à l’École des Beaux-Arts et devint l’élève de Girodet, Constant Bourgeois et surtout Jean-Victor Bertin, lui-même maître de Corot, dont il se nourrit des principes du néo-classicisme, et les appliqua sa vie durant avec une intelligente souplesse dans ses vues de ville, de port et de château qui restent des témoignages précis et poétiques de la province française au XIXème siècle.
Aux conseils de ses maîtres,Ricois ajouta le travail personnel de plein air, en sillonnant la France entière et même la Suisse. Il débuta au Salon en 1819 et y participa tout au long de sa vie, son dernier envoi datant de 1880, quelques mois avant sa mort. Il fut récompensé d’une médaille en 1824.
Ce succès le mis en vogue et dès lors, il ne cessa de prendre part aux salons parisiens et à diverses expositions de provinces, notamment à Douai, Lille, Toulouse et Cambrai, où il fut encore médaillé. Il aurait sans doute connu les plus hauts honneurs de la carrière, si un deuil cruel, la mort de sa jeune femme, Marie Constance Denin, survenue après quatre ans de ménage, n’avait bouleversé sa vie. Devenu neurasthénique, il se fixa à Nantes, y fonda un atelier mixte, et forma pendant de longues années de nombreux élèves. Mais le démon de sa liberté le repris rapidement, et à partir de 1834 il se consacra à l’étude des châteaux de la Loire.

Ne cessant de voyager aux quatre coins de la France, le peintre a laissé une œuvre documentaire considérable, en particulier sur les châteaux.

C’est à Mareil-Marly, près de Saint-Germain-en-Laye où il avait acquis une propriété, que Ricois passa la dernière partie de sa vie. Les environs de Saint-Germain lui fournirent d’ailleurs matière à un très grand nombre de tableaux. Parvenu à un âge avancé, à 77 ans, il obtint encore une médaille de bronze à l’exposition universelle de Londres en 1875.


De nombreuses œuvres de Ricois sont conservées dans les musées :
Chantilly, musée Condé :
Intérieur de l'église Notre-Dame-de-Compassion de Paris, aquarelle.
Intérieur de la chapelle royale de Dreux, aquarelle.

Dieppe, château, Vue du Tréport en 1830, 1830, huile sur toile, 97 × 62 cm, ancienne collection de Louis-Philippe.

Lille, palais des beaux-arts : Vue d'un château avec les dépendances, 1818, aquarelle.

Château de Maintenon, :
Représentation de la chapelle Renaissance, dite "Cottereau", 1838.
Vue du château de Maintenon à travers l’aqueduc, huile sur toile.

Paris, Musée Carnavalet :
Vue de Paris, prise de Montparnasse n°1, École Militaire, Invalides, colline de Chaillot, tableau signé et daté 1829.
Vue de Paris, prise de Montparnasse n°2, École Militaire, Invalides, colline de Chaillot, tableau signé et daté 1829.
La Seine et l'Ile de la Cité, vues du pont Royal, tableau signé et daté 1855.

Paris, musée du Louvre, département des arts graphiques :
Vue de la Grande Chartreuse, dessin.
Vue du bois de Boulogne avec la grande cascade, le Mont Valérien et Longchamp, dessin.
Vue du château d'Amboise, prise de l'autre côté de la Loire, dessin.

Sceaux, musée de l'Île-de-France : Vue du château de Rosny pour la duchesse de Berry, 1823.

Versailles, musée Lambinet:
Vue de Berne, tableau signé et daté 1831, huile sur toile.
Plailly, près de Mortefontaine, tableau signé et daté 1830.
Intérieur de forêt, dessin signé et daté 1829.
Vue de Suisse (Oberland), dessin signé et daté 1829.

Château de Versailles :
Vue du château de Versailles en 1844 (Louis-Philippe, sa famille et la duchesse de Kent assistent aux Grandes Eaux de Versailles), huile sur toile, 198 × 91 cm.

 

François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830
François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830
François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830
François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830
François-Edme RICOIS (1795-1881) Entrée de Château, Aquarelle Signée Datée 1830
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