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Publié par desarnaud-antiquaire

Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration

Rare gravure représentant :
LE DUC DE BERRY EN HABIT DE COUR.

Le prince Charles-Ferdinand d’Artois duc de Berry est représenté devant un mur fleurdelysé, à côté d’une sculpture de la figure tutélaire de la monarchie française le roi Henri IV et en fond le château de Chambord.
Inscriptions en marge :
“Dessiné et Gravé par David, Graveur du Cabinet du Roi, 1821”
“à Paris, Rue de Tournon, N°17”

EPOQUE RESTAURATION.

Déchirure dans la marge à gauche.

Cadre en bois doré à décor de feuilles d’acanthes du XIXème siècle.

Dimensions :
Vue : hauteur 49,8 cm x longueur 38 cm.
Cadre : hauteur 60 cm x longueur 48,2 cm.

Charles-Ferdinand d’Artois, duc de Berry, né à Versailles le 24 janvier 1778 et mort à Paris le 14 février 1820 victime d’un attentat perpétré la veille à sa sortie de l’opéra, est un prince de la maison de Bourbon. Il est le fils de Charles X, comte d’Artois, et de Marie-Thérèse de Savoie.
Charles-Ferdinand d’Artois naît le 24 janvier 1778 et il est ondoyé le même jour dans la Chapelle du château de Versailles par Joseph de Cheylus, évêque de Bayeux, en présence du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette (qui n'ont toujours pas d'enfants après sept années de mariage).
Le 28 août 1785, Charles-Ferdinand d’Artois et son frère Louis-Antoine sont baptisés dans la Chapelle royale du château de Versailles par Armand de Roquelaure, évêque de Senlis. Leurs parrains respectifs sont Charles III, roi d'Espagne (représenté par Louis-Stanislas-Xavier, futur Louis XVIII) et Louis XVI, leurs marraines Marie-Antoinette d'Espagne, reine de Sardaigne (représentée par Marie-Joséphine de Savoie) et Marie-Antoinette d'Autriche.
Son père, le comte d'Artois, futur roi Charles X, confie l'éducation de ses deux fils au duc de Serent comme gouverneur.
Dès le début de la Révolution française, l'enfant suit son père en émigration. Le départ des princes du sang inaugure la fuite des opposants à la Révolution Française. De 1792 à 1797, il sert dans l'armée de Condé puis passe en Grande-Bretagne. Là, il a une liaison avec Amy Brown (1783-1876) avec qui il a deux filles, dont il avouera publiquement l'existence sur son lit de mort.
À partir de 1807, le comte de La Fare, évêque de Nancy, est chargé par Louis XVIII de lui verser, ainsi qu'à son frère Louis-Antoine, duc d'Angoulême, des sommes importantes pour l'entretien de sa Maison et les pensions de l'armée des princes pour assurer la subsistance de ses compatriotes. Toutes les communications du continent avec l'Angleterre sont interdites et les militaires de l'armée de Condé ne peuvent plus recourir à Londres pour y toucher du gouvernement britannique leurs pensions alimentaires.
Le duc de Berry retourne en France lors de la Première Restauration avec son père, Amy Brown et ses petites filles qu'il confie au duc de Coigny. Pendant les Cent-Jours, il suit Louis XVIII à Gand. Il est nommé par le roi colonel général des Chevaux-légers-lanciers.
En 1816, il épouse en la cathédrale Notre-Dame de Paris la princesse Caroline de Bourbon-Siciles(1798-1870), fille aînée de François Ier des Deux-Siciles (1777-1830) et de Marie-Clémentine d'Autriche (1777-1801), dont il a quatre enfants, dont deux parviennent à l'âge adulte :
Louise d'Artois (1819-1864), qui épouse en 1845 Charles III de Parme, duc de Parme (fils de Charles II, duc de Parme et de Marie-Thérèse de Savoie). Louise est la grand-mère paternelle de la dernière impératrice d'Autriche Zita.
Henri d'Artois (1820 - 1883) dit « l’enfant du Miracle », duc de Bordeaux, puis comte de Chambord, qui épouse en 1846 Marie-Thérèse de Modène (1817-1886) ; sans postérité, il est le dernier Bourbon descendant de Louis XV.
Les ennemis des Bourbons voient en lui surtout le seul de leurs membres à pouvoir perpétuer la famille royale. Il est poignardé à sa sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu le dimanche gras 13 février 1820, vers onze heures du soir, par Louis Pierre Louvel, un ouvrier bonapartiste qui veut éteindre en lui la race des Bourbons. Le duc meurt mais l'assassin échoue dans son dessein puisque naît, quelques mois plus tard, le duc de Bordeaux, « l'enfant du miracle » selon Lamartine.
Le prince ne meurt pas sur-le-champ, il a la force d'arracher le poignard planté dans sa poitrine puis il tombe momentanément en syncope. Transporté dans une des salles du théâtre, il expire le lendemain à six heures du matin. Au cours de sa longue agonie, le prince révèle que son épouse, Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, est enceinte. Il avoue l'existence de deux de ses enfants naturels. Il demande que son assassin soit gracié et regrette de mourir de la main d'un Français.
Par la suite, l’opéra de la rue de Richelieu est rasé sur ordre de Louis XVIII, afin de faire disparaître le lieu du drame. À son emplacement se trouve aujourd’hui le square Louvois qui fait face à l’entrée principale du bâtiment de la Bibliothèque Nationale rue de Richelieu.
Charles-Ferdinand d’Artois est inhumé dans la basilique Saint-Denis, ses entrailles sont conservées à Lille, dans un monument funéraire érigé dans l’église Saint-Maurice et son cœur se trouve dans la chapelle du château de Rosny, propriété de la duchesse de Berry.

 

Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration
Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration
Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration
Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration
Charles Ferdinand d'Artois Duc de Berry, Portrait Gravé, Epoque Restauration
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