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Publié par desarnaud-antiquaire

Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770

 

“SCENE DE BANQUET”

Rare gravure extraite du recueil de relevés des vases antique de Sir William Hamilton élaboré par Hugues d’Hancarville (1719-1805) :
Collection des antiquités, étrusques, grecques et romaines, tirées du cabinet de M.Hamilton, envoyé extraordinaire de S.M.britannique en cour de Naples, Naples (François Morelli), 1766-1767.

VERS 1770.

Cadre baguette dorée moderne.


Dimensions :
Gravure : hauteur 31,2 cm x longueur 43,2 cm.
Cadre : hauteur 50,2 cm x longueur 62 cm.


Sir William Hamilton (1731-1803) est entré dans l’histoire de l’art en vendant une grande partie de sa collection au British Museum de Londres en 1772. L’ensemble, constitué de vases grecs, servit de base aux collections de l’institution fondée en 1753 et accueillant essentiellement, jusqu’alors, des livres. Avec cet achat, l’étude des pièces antiques put véritablement commencer, ce qui était l’un des souhaits les plus chers d’Hamilton. C’est également dans cette optique qu’il confie, à partir de 1767, à Hugues d’Hancarville(1719-1805), la réalisation d’un ouvrage présentant la totalité des objets de sa collection d’antiquités grecques, étrusques et romaines. C’est cet amour qui réunit les deux hommes l’aristocrate écossais et le Nancéien d’origine en Italie. Hamilton arrive à Naples, en 1764. Il y reste trente-six ans, au cours desquels il se passionne pour le site romain de Pompéi, mis au jour lors des fouilles de 1748. Le lieu devient l’une des étapes obligées du Grand Tour au moment même où Hamilton arrive à Naples. Celui-ci s’investit pleinement dans cette découverte, en tant que mécène des fouilles de Pompéi et d’Herculanum. Il commence également sa collection de vases grecs et d’autres objets trouvés dans les villas romaines des environs, mais aussi dans les tombes du sud de l’Italie et de Sicile. Un ensemble unique à cette époque, que l’historien de l’art et marchand Pierre-François Hugues d’Hancarville a su parfaitement mettre en valeur dans un ouvrage illustré de 520 planches gravées d’après les dessins de Beaulieu, Tierce et Bracci. Les deux premiers volumes sur quatre, publiés en 1767 et 1769, furent imprimés à 500 exemplaires, tandis que les deux derniers, qui virent difficilement le jour en 1776 pour des raisons financières, ne le furent qu’à 100 exemplaires. Cet ouvrage bilingue, français-anglais, était le premier en son genre. Cette étude permit la diffusion dans toute l’Europe de ces objets, jusqu’alors méconnus, et servit de base iconographique aussi bien aux artistes partisans du style néoclassique, en vogue en cette fin de siècle, qu’aux scientifiques et historiens. Aujourd’hui, il donne une vision complète de cette collection, dont une partie garnit encore les vitrines du British Museum de Londres, mais dont une autre a sombré dans les profondeurs marines, lors du naufrage, le 10 décembre 1798, du Colossus, au large des îles Scilly, sur le chemin du retour vers la Grande-Bretagne. Le drame de la vie de sir Hamilton…


Pierre-François Hugues d'Hancarville (Nancy, 1719 – Padoue, 1805) est un historien de l'art français, auteur d'essais, qui vécut une grande partie de sa vie en Italie.
Très ambitieux dès son plus jeune âge, D’Hancarville aspirait à une position sociale élevée. Il choisit pour cela la voie des études et de l’instruction. Outre les sciences mathématiques, il étudia l’histoire, la littérature, les langues anciennes et plusieurs langues modernes.
Ensuite, il prit du service près du prince Louis de Mecklembourg, et parvint au grade de capitaine. Mais ses vues ne s’arrêtaient pas là : il parcourut l’Allemagne, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie, se donnant pour gentilhomme, cherchant la fortune qu’il ne trouvait pas toujours.
À Naples, il entre en relation avec William Hamilton, ambassadeur d’Angleterre, qui s’occupait beaucoup des monuments et des collections antiques, et trouvait chez d’Hancarville l’érudition d’un savant et le talent d’un artiste. C’est d’après les collections formées par W. Hamilton qu’il exécuta son grand ouvrage sur les antiquités étrusques, grecques et romaines, œuvre magnifique, mais dont l’importance et le prix élevé en raison des gravures qu’il comportait, ont été diminués par d’autres productions du même genre parues depuis. L'ouvrage est publié à Naples en 1766-1767, illustré et en version bilingue français-anglais.
En 1780 d’Hancarville revint en France ;peu de temps après il se rendit en Angleterre, où il resta quelques années. En voyant, plus tard, sa patrie livrée aux troubles révolutionnaires, il fut peu tenté d’y rentrer et retourna en Italie, à Venise et à Padoue où il finit sa vie.
Winckelmann, le célèbre archéologue, antiquaire et historien de l’art allemand, dans plusieurs de ses lettres, rend un mérite éclatant à d'Hancarville, qu'il appelait avec gaieté le Capitaine Tempête.

 

Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
Scène de Banquet, Rare Gravure par Hugues d'Hancarville pour William Hamilton, vers 1770
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