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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:28

 

 

 

(( VENDU ))

 

 

D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)

 

  D’après l’antique.

 

DIANE DE GABIES.

 

Par Frédéric Sauvage (1786-1857).

 

Sculpture en bronze patiné.

Signée sur la terrasse :

« RE.tion SAUVAGE » pour Réduction Sauvage.

 

MILIEU DU XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Hauteur 51 cm.

Base 15 x 13 cm.

 

Belle patine nuancée.

 

 

 

Diane de Gabies :

 

La Diane de Gabies est une statue de femme drapée représentant la déesse Artémis, qui est traditionnellement rattachée au sculpteur antique Praxitèle. Après avoir fait partie de la collection Borghèse, elle est conservée au musée du Louvre.

La statue est découverte en 1792 par le peintre écossais, archéologue et marchand d’œuvres d’art antiques Gavin Hamilton (1723-1798) sur la propriété du prince Borghèse à Gabies, non loin de Rome. Elle rejoint immédiatement les collections du prince. En 1807, celui-ci, en proie à des difficultés financières, se voit contraint de la vendre à l’empereur Napoléon, et la statue est exposée au musée du Louvre dès 1820.

La statue représente une jeune femme drapée debout. Elle est habituellement identifiée comme Artémis, déesse vierge de la chasse et de la nature sauvage, sur la seule base de ses vêtements. La déesse est représentée alors qu'elle va agrafer son manteau : la main droite tient une fibule et ramène un pan du vêtement sur l'épaule droite tandis que la main gauche soulève l'autre pan au niveau de la poitrine. Le mouvement a fait glisser le col du chiton, dénudant l'épaule gauche.

 On a longtemps pensé que cela permettait de reconnaître ici une réplique de l'Artémis Brauronia, une statue en marbre créée par Praxitèle vers 330 av. J.-C. pour l'Acropole d'Athènes. En fait, la statue de Gabies pourrait être la copie d'une création plus tardive, d'époque hellénistique ou romaine, « à la manière» de Praxitèle.

 

 

Pierre Louis Frédéric Sauvage (Boulogne sur Mer 1786 – Paris 1857) :

 

Frédéric Sauvage était un inventeur qui s’est illustré dans plusieurs domaines. Il est considéré comme l'inventeur de l'hélice ou plutôt de son application à la propulsion des navires.

Pierre-Louis-Frédéric Sauvage est né à Boulogne-sur-Mer, le 20 septembre 1786. Issu d’une ancienne famille boulonnaise de marins, il est le troisième de sept enfants. Son père construit des bateaux et, à 13 ans, Frédéric, adolescent éveillé et observateur, passionné par la technique, entre dans l’atelier paternel.

En 1801, Napoléon prépare l’invasion de  l’Angleterre. De nombreux bureaux de construction navale s’ouvrent à Boulogne, nécessitant une importante main-d’œuvre. Frédéric Sauvage travaille dans l’un d’eux et approfondit ses connaissances, notamment en mathématiques, auprès des ingénieurs et des professeurs spécialistes venus avec la Grande Armée. Très jeune, il réalise sa première invention : un réveille-matin qui reprend, en l’améliorant, le principe de la clepsydre.

Employé tout d’abord au génie militaire, il devient constructeur de navires de 1811 à 1821. Le 29 mai 1811, il épouse Suzanne-Justine Sauveur, fille d’un juge de paix de Boulogne. Mais son mariage n’est pas heureux et il est tout entier absorbé par ses "trouvailles". La confortable dot de son épouse est engloutie dans les projets et les multiples essais de cet insatiable "trouve-tout". Les ateliers de construction navale que son père lui a cédés périclitent de même, dilapidés pour financer ses machines et ses appareils.

Véritable inventeur, il crée un moulin à vent avec régulateur de vitesse, conçoit une machine pour mieux scier et polir le marbre et fonde une usine à Élinghen. Le travail du marbre, qui abonde dans la Boulonnais, le conduit à s’intéresser à la sculpture. Il met au point un physionomètre qui deviendra après quelques améliorations le physionotype, capable de reproduire mécaniquement, à l’aide de fines tiges, les traits d’un visage ou les contours d’une forme.

Il se passionne également pour la propulsion des bateaux. Les machines à vapeur ont déjà permis de nombreux progrès en matière navale, mais il parvient à prouver lors d'une expérience publique, en 1832, que la propulsion par hélice est trois fois plus rapide que celle par roues à aubes. Il dépose alors un brevet pour une hélice à un filet et une spire dont l’idée lui aurait été inspirée par l’observation des mouvements de la queue d’un poisson rouge dans son bocal. Cependant, son invention ne suscite pas réellement l’intérêt de la Marine qui doute de l’efficacité de ce mode de propulsion. Contraint de multiplier les essais et les démonstrations, Frédéric Sauvage se ruine. En 1841, John Barnes et Augustin Normand, qui dirige un chantier naval au Havre, lui proposent une ultime tentative. Il s’agit de tester l’hélice sur un bateau à vapeur. En échange de cet essai financé par Normand et Barnes, Sauvage concède gratuitement le droit de modifier et d’utiliser son invention. L’hélice se révèle trop lourde et l’expérience est un échec. Frédéric Sauvage qui croit obstinément à la supériorité de sa découverte, refuse tout compromis et récuse les autres essais. Normand et Barnes modifient l’hélice et construisent Le Napoléon qui parvient à atteindre la vitesse de huit nœuds. Rattrapé par ses créanciers, Frédéric Sauvage est emprisonné au Havre en 1843. Après sa libération, il part vivre chez son frère à Abbeville mais sombre dans la dépression. Atteint par la folie, il entre à la maison de santé de Picpus à Paris où il meurt le 17 juillet 1857, à l’âge de 71 ans. 

Dans le domaine de la sculpture il créa une machine permettant la réduction. Pour cette machine, un brevet d’invention de 15 ans avait été délivré à Sauvage le 3 mai 1836, soit un an avant celui qu’obtient Achille Collas (22 mars 1837). Sauvage obtient la médaille de bronze à l’Exposition des produits de l’Industrie et des arts utiles de 1844 et son nom y est associé à celui du célèbre sculpteur Marochetti. Voici le commentaire du vicomte Héricart de Thury, rapporteur du jury : « M. Frédéric Sauvage, l’un de nos plus habiles mécaniciens, a présenté à l’exposition une belle collection de statuettes en bronze, marbre et plâtre, réduites ou augmentées dans les dimensions qui lui sont demandées par les artistes, les bronziers, les horlogers, etc. M. Sauvage se sert à cet effet d’un pantographe auquel il a fait plusieurs additions qui le mettent à même d’exécuter avec une fidélité rigoureuse les plus grandes statues dans les plus petites réductions. C’est ainsi qu’il a réduit au dixième la grande statue du roi Louis-Philippe (par Gechter) qui est à la chambre des pairs. [...] Celles de Charles Ier et d’Emmanuel-Philibert de Savoie, par Marochetti, de moitié ».

Son procédé de réduction est repris à partir de 1847 par la célèbre maison d’édition de bronzes Susse à Paris.

 

D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
D'après l'Antique, Diane de Gabies, Frédéric Sauvage (1786-1857)
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Published by desarnaud-antiquaire - dans Sculptures
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