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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 12:47

 

 

Paris, Porte Saint Antoine & Porte Saint Bernard, Aquatintes par Janinet & Durand

 

Beau témoignage de deux monuments parisiens disparus :

 

« Vue de la Porte Saint Antoine à Paris »

« Vue de la Porte Saint Bernard »

 

Jean François JANINET (1752-1814)

& Jean Nicolas Louis Durand (1760-1834)

 

Paire de gravures aux couleurs du temps dite aquatintes.

Signée « Durand del » en bas à gauche et « Janninet scul » en bas à droite.

 

DEBUT DU XIXème SIECLE.

 

Dimensions cadre compris :

Longueur 17,9 cm.

Hauteur 17,9 cm.

 

 

La porte Saint-Antoine, aujourd'hui disparue, était une des portes de Paris, à l'extrémité orientale de la Ville.

Il y eut successivement deux portes Saint-Antoine, la première du tout début du XIIIe siècle et la seconde qui a existé du milieu du XIVe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à deux endroits différents le long de la rue Saint-Antoine, dans l'actuel 4e arrondissement de Paris. La seconde fut la plus connue, protégée par la forteresse de la Bastille.

Une des plus anciennes voies de la capitale fut, dès l'époque romaine, celle qui partait du centre de Paris à destination de Meaux et de Melun. Au-delà des murailles, la route portait le nom de rue Saint-Antoine car elle desservait l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs (à l'emplacement actuel de l’hôpital Saint-Antoine), créée au tout début du XIIIe siècle.

Quand Philippe Auguste fit édifier l'enceinte qui porte son nom, une nouvelle porte fut construite. Elle est démolie en 1382 pour faciliter la circulation.

Charles V ordonna en 1356 l'édification d'une nouvelle muraille, qui remplaça sur la rive droite l'enceinte de Philippe Auguste. Seules six portes furent créées pour permettre le contrôle de l'accès à la capitale. Parmi elles était la porte Saint-Antoine, élevée à la hâte et protégée par deux tours.

Le roi, qui, à la suite d'une émeute menée par Étienne Marcel, avait fui sa résidence du palais de la Cité pour ses hôtels du Marais, ordonna la construction du « chastel Saint-Antoine », pour protéger sa résidence, à l'emplacement de la porte Saint-Antoine (dont les deux tours devinrent les tours dites du Trésor et du Comté) : cette forteresse pris le nom de Bastille Saint-Antoine (ou simplement la Bastille), terminée en 1382. Une nouvelle porte fortifiée fut construite un peu plus au nord, au débouché de la rue de la Bastille.

 

L'enceinte de Charles V fut transformée en enceinte bastionnée au XVIe siècle. Au delà de la porte, extra-muros, commence à s'urbaniser un nouveau quartier, le faubourg Saint-Antoine.

On prétend qu'Henri II fit ériger une nouvelle porte Saint-Antoine, à une arche, pour servir d'arc de triomphe à sa mémoire. D'autres assurent qu'elle fut élevée pour l'entrée du roi Henri III, revenant de Pologne en 1573.

Les sculptures, deux fleuves décorant les impostes de l'arc, avaient été créées par Jean Goujon. Nicolas-François Blondel, en 1670, ajouta deux arcades au monument qui fut consacré à Louis XIV, en souvenir de l'entrée du souverain par cette porte lors de son mariage en 1660. Pour la cérémonie, Gérard Van Opstal exécuta trois statues : la France, l’Espagne et l’Hyménée. Les niches comportaient des statues réalisées par Michel Anguier.

N'ayant plus l'utilité première de protection et devenant une entrave à la circulation, la porte Saint-Antoine fut détruite en 1778.

 

La porte Saint-Bernard également appelée porte de la Tournelle, aujourd'hui disparue, était une des portes de Paris de l'enceinte de Philippe Auguste. Elle se trouvait à l'extrémité orientale du quai de la Tournelle, le long de la Seine, dans le quartier Saint-Victor du 5e arrondissement.

La porte Saint-Bernard fut percée à la fin du xve siècle au sud du château de la Tournelle, juste un peu à l'est de l'extrémité du pont de la Tournelle.

La porte fut reconstruite, en 1606, sous le règne d'Henri IV, sous la forme d'un gros pavillon carré.

Lorsque Louis XIV fit démolir les fortifications, l'architecte François Blondel construisit, en 1670, la nouvelle porte Saint-Bernard sur le même modèle que les portes Saint-Denis et Saint-Martin. La première pierre de la nouvelle porte fut posée par Jean-Baptiste Colbert, agissant comme surintendant des Bâtiments du roi, le 6 août 1670. La plaque commémorative de cette cérémonie est conservée au musée Carnavalet. La porte Saint-Bernard fut détruite en 1797.

 

jean-Nicolas-Louis Durand (né à Paris le 18 septembre 1760 - mort à Thiais le 31 décembre 1834) architecte français et premier professeur d'architecture à la fondation de l'École centrale des travaux publics (devenue École polytechnique), est un pionnier de la maison modulaire.

Durand travailla pendant quelques années sous la direction du grand architecte Étienne-Louis Boullée. Professeur influent, il était partisan du fonctionnalisme et de l'économie dans la construction.

Chez Boullée, il fit la rencontre d'un autre élève : Jean-Thomas Thibault. Au retour de Thibault de son voyage à Rome, ils vont s'associer pour répondre aux grands concours de l'an II par lesquels la Convention nationale voulait mettre en valeur de nouvelles idées pour l'architecture publique. Ils vont proposer quinze projets dont douze ont été primés. Durand a intégré les modèles présentés dans son "Précis des leçons d'architecture données à l'École polytechnique" publié vers 1805. Les préceptes de Durand ont imprégné l'enseignement de l'architecture à l'École polytechnique jusque dans les années 1840.

 

Jean-François Janinet est un graveur à l'aquatinte en couleurs et chimiste, né à Paris en 1752, mort dans la même ville le 1er novembre 1814.

Janinet est un novateur dans la gravure en couleurs : il crée le procédé à l'aide duquel, plus tard, s'illustrera Debucourt.

François Janinet, fils d'un graveur en pierres fines qui demeurait rue Saint-Germain, près du grenier à sel, commença probablement à étudier le dessin avec son père, puis fut élève du peintre Bachelier, et entra à l'école de l'Académie Royale au mois de mars 1772, comme élève peintre. Au mois de septembre1773, 1es registres de l’Académie mentionnent son changement de domicile chez l'abbé Lucas. Janinet se forma donc seul comme graveur. Le beau Portrait de Marie-Antoinette, datant de 1774, montre notre artiste en pleine possession de son talent. Il avait 22 ans à peine. Le succès de Janinet paraît avoir été très grand car ses reproductions d'après les maîtres les plus en vogue se multiplient. Il créa de remarquables gravures d’après les plus grands maitres : Hubert Robert, Honoré Fragonard, Antoine Watteau, Bouchardon, Greuze, Clerisseau, de Machy, Pourbus, Adrian van Ostade, Pannini.

Les frères Le Campion, graveurs et marchands d'estampes, lui firent exécuter, en collaboration avec Guyot, Mlle Guyot, Chapuy et eux-mêmes, la série des petites vues rondes des monuments de Paris, d'après les dessins de Durand.

En 1781, Janinet gravait une pièce à l''occasion de la naissance du Dauphin, sous le titre de : Sentiments de la Nation, d'après J.-B. Huet. Représentant Marie-Antoinette assise en face de Louis XVl et tenant le dauphin dans ses bras. Vers la même époque, paraissaient Les Trois grâces, d'après Pellegrini, et La Toilette de Vénus, d'après F. Boucher (1783), pièce d'une très remarquable exécution.

Janinet s'était toujours senti attiré vers les sciences; il ajoutait à sa qualité de graveur celle de physicien; dans son acte de décès, il est mentionné comme graveur et chimiste. La variété que L’on remarque dans ses colorations dénote un chercheur. L'artiste eut des visées plus hautes. En 1784, l'aérostation était à la mode; Janinet s'occupa des ballons d'une façon assez sérieuse pour construire un aérostat dépassant les dimensions de ce qui avait été fait jusqu'alors.

Levachez et Charnois fondant la publication hebdomadaire des Costumes et annales des grands Théâtres de Paris en confièrent l'illustration à Janinet.

En 1791, il parut pour la première fois au Salon avec Vue du Champ de Mars au moment de la prestation du serment civique et une Frise à l'antique d'après Moitte. Au Salon de 1793, il exposa encore: La Conspiration de Catilina et La Mort de Lucrèce, d'après Moitte.

 

 

Paris, Porte Saint Antoine & Porte Saint Bernard, Aquatintes par Janinet & Durand
Paris, Porte Saint Antoine & Porte Saint Bernard, Aquatintes par Janinet & Durand
Paris, Porte Saint Antoine & Porte Saint Bernard, Aquatintes par Janinet & Durand
Paris, Porte Saint Antoine & Porte Saint Bernard, Aquatintes par Janinet & Durand
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