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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 08:41

 

 

 

SUPPRESSION DU RAYON GRAVURES.

ANCIEN PRIX : 480 €

NOUVEAU PRIX : 320 €

(Envoi en colissimo recommandé à la charge de l’acquéreur : Pour la France 18 €)

 

 

Les Perelle, Paire de Gravures, Porte St Denis et Porte St Antoine à Paris

 

Vues de Paris à l’époque de Louis XIV :

 

D’après Les Perelle : Nicolas (1631-1695), Gabriel (1603-1677) & Adam (1638-1695).

 

La Porte Saint-Denis et la Porte Saint-Antoine.

 

Paire de gravures rehaussées d’aquarelle et légendées :

« La Porte St Denis a esté bastie, à peu prèz sur les ruines de l'ancienne l'an 1672, et achevée en 1673 elle a 72 pieds de large et antant de hauteur avec une ouverture de 26 pieds, elle a été faite pendant les victoires du Roy sur les Hollandais, M. Blondel en est l'architecte, cette face regarde le faubourg »

« La Porte St Anthoine : fut bâtie l'an 1585, sous le regne de Henry 3.e ornée de devizes, dorures &c. pour l'entrée de la reine Marie Théreze espouse de Louis 14e l'an 1660, enfin embellie et augmentée en 1671, de deux autres portes, d'une avenue et d'un agreable jardin qui est à côté »

 

Les deux gravures signées :

« A Paris chez N.Langlois rue St.Jacques a la Victoire Avec privilège du Roy » et « fait par Perelle ».

 

DEBUT XIXème SIECLE.

 

Dimensions :

Gravure : longueur 30,5 cm x hauteur 21,5 cm.

Cadre : longueur 44 cm x hauteur 35 cm.

 

Le dessin préparatoire de la gravure représentant la Porte Saint-Antoine est conservé à la Bibliothèque Nationale de France.

 

PERELLE (Gabriel), célèbre dessinateur et graveur français, né à Vernon-sur-Seine vers ou 1598, mort à Paris en 1675. Fils d'un fermier du duc de La Vieuville, il entra, en qualité de valet de chambre, au service de ce grand seigneur, alors surintendant des finances de Louis XIII. Le duc eut assez d'intelligence pour voir bientôt que son jeune valet de chambre avait des aptitudes peu communes et une passion véritable pour les choses d'art. II lui donna pour maître Daniel Rabel. Gabriel Perrelle, sous sa direction, devint promptement un habile dessinateur. Grâce à la collaboration intelligente et fort active de ses fils, Gabriel Perelle fit honneur aux commandes innombrables qu'il recevait au temps de sa plus grande vogue. Cette vogue immense eut pour cause première la faveur du roi, qui fut toujours acquise à l'artiste depuis les recommandations du duc de La Vieuville. Bien que le surintendant fût mort en 1653, son protégé garda toute sa vie la faveur de la cour. Vers la fin dé sa longue carrière, il fut nommé directeur des plans et des cartes du cabinet du roi, où il travaillait depuis longtemps déjà.

Gabriel Perelle transmet à ses deux fils, ses techniques, son style et ses sujets. Leurs travaux ne sont pas différentiables d’autant plus que tous signent de leur seul nom de famille et qu’aucune œuvre n’est datée.

 

PERELLE (Nicolas), peintre et graveur français, fils du précédent, né à Paris vers 1631 et mort à Orléans vers 1692. Elève de son père; il commença par l'imiter avec tant de bonheur, qu'il est bien difficile de distinguer les ouvrages qui appartiennent à l'un ou à l'autre. Nicolas subira l'influence plus sérieuse de Simon Vouet et de son école. Dès que son père n'eut plus un aussi grand besoin de sa collaboration, comme il était né peintre plutôt que graveur, il se hâta d'entrer dans l'atelier du célèbre maître et s'y fit remarquer autant par son assiduité que par ses rares aptitudes.

 

PERELLE (Adam), peintre et graveur français, frère du précédent, né à Paris en 1628, mort dans la même ville en 1695. Il fit en son temps plus de bruit que son père et son frère. Doué d'une physionomie séduisante, ayant acquis à la cour, où d'ailleurs il était né, des manières exquises, il bénéficia, jeune encore, de tout le crédit dont jouissait son père. Il fut choisi par le prince de Condé pour être le maître de dessin de son fils, le jeune duc de Bourbon. Cette position magnifique le mit eu grand crédit auprès des princes, du roi lui-même et des plus grands seigneurs. Dès son enfance, il avait reçu les faveurs les plus enviées ; à quatorze ans, il gravait pour le chevalier de Beaulieu les profils des villes conquises par les Français.

 

Nicolas Langlois (1640-1703) était libraire, graveur, éditeur et marchand d'estampes et de cartes.

Fils du libraire et marchand d'estampes parisien François Langlois dit Chartres ; baptisé le 29 avril 1640 à Paris. Reçu maître dès le 29 juillet 1655, à la condition de ne pas établir d'association avec Pierre II Mariette, second mari de sa mère Madeleine de Collemont, veuve de François Langlois. À la mort de sa mère (1664), il hérite cependant d'une partie du fonds de son père. Éditeur notamment d'almanachs muraux gravés en taille-douce. En juin 1679, les scellés sont apposés chez lui pour cause de contrefaçon d'une planche de l'hôtel des Invalides protégée par un privilège ; il n'obtiendra mainlevée qu'en mai 1685. Il aurait été reçu imprimeur en 1686. Père du libraire et éditeur d'estampes Nicolas II Langlois (1670?-1707), qui lui succédera à la même adresse.

 

La porte Saint-Denis est un arc de triomphe construit en 1672, par l'architecte François Blondel, à la gloire de Louis XIV. Elle est située à l'emplacement d'une porte de Paris de l'enceinte de Charles V.

C'est un des monuments les plus représentatifs de l'art officiel de son époque, présenté dans toutes les anthologies.

Comme Paris s'agrandissait, l'enceinte fortifiée du XIVe siècle est remplacée par une barrière fiscale matérialisée par un mur et par un boulevard. Les portes fortifiées qui remontent au Moyen Âge sont donc remplacées par des portes triomphales. La quatrième porte Saint-Denis fut érigée en 1672 par l'architecte François Blondel, directeur de l'Académie royale d'architecture, et le sculpteur Michel Anguier sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté, et aux frais de la ville. La porte Saint-Denis est un arc de triomphe inspiré de l'arc de Titus à Rome.

Il est percé d'un grand arc et de deux petites portes, pratiquées dans les piédestaux accolés aux piédroits. Du côté de la ville (au Sud), engagés dans la surface des piédroits jusqu'à hauteur de l'entablement de l'édifice, s'élèvent des obélisques chargés de trophées arborant des casques, cuirasses, armes, drapeaux et dépouilles de lion. Les obélisques sont symboliquement coiffés de globes terrestres couronnés et ornés de fleurs de lys. À leur pied, deux figures assises, sculptées d'après des dessins de Charles Lebrun, représentent les Provinces-Unies.

Au-dessus de l'arc, se trouvent des bas-reliefs de Michel Anguier :

Au Sud, le passage du Rhin à Tholus et deux pyramides triomphales couvertes de trophées d’armes, allégories représentant, l’une, à gauche, la Hollande, sous la figure d’une femme consternée, et l’autre à droite, le Rhin vaincu.

Une inscription latine indique que, en moins de soixante jours, Louis le Grand a passé le Rhin, le Waal, la Meuse, l’Elbe, qu’il a conquis trois provinces, pris quarante places fortes, et qu’il s’empara d’Utrecht en treize jours.

Au Nord, Louis XIV met au pas la ville de Maastricht.

Dans la frise de l'entablement est inscrite en lettres de bronze la dédicace « Ludovico magno » (À Louis le Grand).

Du côté nord, d'autres symboles des victoires militaires, tels que les palmiers, sont mis en exergue.

La base des pyramides au sud, présente des figures allégoriques: la Hollande, au désespoir, est flanquée d'un lion blessé et rugissant, écrasant de sa patte une épée et sept flèches brisées, symboles des sept Provinces-Unies terrassées; à côté, le Rhin, dieu fleuve dompté, tient un gouvernail.

 

La porte Saint-Antoine, aujourd'hui disparue, était une des portes de Paris, à l'extrémité orientale de la Ville.

Il y eut successivement deux portes Saint-Antoine, la première du tout début du XIIIe siècle et la seconde qui a existé du milieu du XIVe jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à deux endroits différents le long de la rue Saint-Antoine, dans l'actuel 4e arrondissement de Paris. La seconde fut la plus connue, protégée par la forteresse de la Bastille.

Une des plus anciennes voies de la capitale fut, dès l'époque romaine, celle qui partait du centre de Paris à destination de Meaux et de Melun. Au-delà des murailles, la route portait le nom de rue Saint-Antoine car elle desservait l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs (à l'emplacement actuel de l’hôpital Saint-Antoine), créée au tout début du XIIIe siècle.

Quand Philippe Auguste fit édifier l'enceinte qui porte son nom, une nouvelle porte fut construite. Elle est démolie en 1382 pour faciliter la circulation.

Charles V ordonna en 1356 l'édification d'une nouvelle muraille, qui remplaça sur la rive droite l'enceinte de Philippe Auguste. Seules six portes furent créées pour permettre le contrôle de l'accès à la capitale. Parmi elles était la porte Saint-Antoine, élevée à la hâte et protégée par deux tours.

Le roi, qui, à la suite d'une émeute menée par Étienne Marcel, avait fui sa résidence du palais de la Cité pour ses hôtels du Marais, ordonna la construction du « chastel Saint-Antoine », pour protéger sa résidence, à l'emplacement de la porte Saint-Antoine (dont les deux tours devinrent les tours dites du Trésor et du Comté) : cette forteresse pris le nom de Bastille Saint-Antoine (ou simplement la Bastille), terminée en 1382. Une nouvelle porte fortifiée fut construite un peu plus au nord, au débouché de la rue de la Bastille.

L'enceinte de Charles V fut transformée en enceinte bastionnée au XVIe siècle. Au delà de la porte, extra-muros, commence à s'urbaniser un nouveau quartier, le faubourg Saint-Antoine.

On prétend qu'Henri II fit ériger une nouvelle porte Saint-Antoine, à une arche, pour servir d'arc de triomphe à sa mémoire. D'autres assurent qu'elle fut élevée pour l'entrée du roi Henri III, revenant de Pologne en 1573.

Les sculptures, deux fleuves décorant les impostes de l'arc, avaient été créées par Jean Goujon. Nicolas-François Blondel, en 1670, ajouta deux arcades au monument qui fut consacré à Louis XIV, en souvenir de l'entrée du souverain par cette porte lors de son mariage en 1660. Pour la cérémonie, Gérard Van Opstal exécuta trois statues : la France, l’Espagne et l’Hyménée. Les niches comportaient des statues réalisées par Michel Anguier.

N'ayant plus l'utilité première de protection et devenant une entrave à la circulation, la porte Saint-Antoine fut détruite en 1778.

 

 

Les Perelle, Paire de Gravures, Porte St Denis et Porte St Antoine à Paris
Les Perelle, Paire de Gravures, Porte St Denis et Porte St Antoine à Paris
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