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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 09:49

 

 

 

(( VENDU ))

 

 

Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle

 

Rare service de 15 assiettes.

 

PORCELAINE DE NYON.

 

Beau décor aux barbeaux.

 

Le marli des assiettes est bordé d'un liseré dentelé or appelé "dents de loup" et d'une guirlandes de bleuets.

Le centre des assiettes décoré d'un semis de bleuets et de fleurettes or, au milieu les initiales LG.

 

FIN XVIIIème - DÉBUT XIXème SIÈCLE.

 

Dimensions : diamètre 23 cm.

 

Différentes marques incisées sous couverte : D, M, une assiette avec trace de marque au poisson bleu et différents numéros.

 

Dans un état de conservation remarquable.

 

 

La première manufacture de porcelaine en Europe fut celle de Meissen, fondée en 1710. La dernière qui fut fondée en Europe au XVIIIe siècle, fut celle de Nyon en 1781. Avec celle de Zurich (1763-1790), elle était à l’époque la seule sur le territoire qui composait alors la Suisse des Treize cantons.

Sa fondation tardive eut un net avantage: la production était tout à fait à la page, dans le goût néo-classique d’alors. S’inspirant principalement des modèles créés à Paris dans les manufactures protégées par la Reine ou par le comte d’Artois, elle sut, sous l’influence certaine de son directeur, Jacques Dortu, adapter les formes et les motifs à la clientèle qu’elle avait, composée avant tout de notables et de patriciens locaux, tant bernois et vaudois que genevois, les livres de comptes qui ont subsisté en témoignent.

Créée en 1781 par l'allemand Ferdinand Muller et le français Jacques Dortu, la manufacture de porcelaine de Nyon, déploie son activité jusqu’à sa fermeture en 1813, la chute de l’Ancien Régime et les guerres napoléoniennes ayant définitivement raison de ses récurrentes difficultés à écouler sa marchandise sur le continent

La structure politique spécifique de la Confédération suisse, en particulier l’absence d’une noblesse de Cour, explique que, contrairement à la plupart des grandes manufactures européennes (Meissen et le prince de Saxe, Sèvres et Louis XV, Clignancourt et Monsieur, comte de Provence, etc.), la fabrique de Nyon ne profite pas de la protection d’un mécène de prestige. En Suisse aussi toutefois, l’apparition de la porcelaine ne s’explique pas sans l’avènement du luxe, du raffinement des mœurs et de l’art de la table, liée aussi à l’arrivée de boissons jusque-là exotiques (thé, café, chocolat).

L’aventure nyonnaise commence en 1781, année où Dortu et Müller, qui avaient travaillé ensemble une quinzaine d’années auparavant en France et en Russie, reçoivent l’aval des autorités de Nyon et du bailli de la puissante République de Berne, qui conçoit comme seul avantage financier l’exemption des péages au-dehors du district de Nyon. Après quelques années, Dortu vend sa part de la manufacture.

La société, qui emploie une trentaine de personnes (peintres, brunisseurs, tourneurs, modeleurs, garnisseurs, ouvriers spécialisés, manœuvres) est dissoute en 1813, à la suite d’insurmontables soucis pécuniaires. Les stocks s'accumulent, et la clientèle d'Ancien Régime n'est plus. L’autre manufacture suisse, celle de Zurich, fondée en 1763, connaît un sort identique en 1790.

Directeur technique et artistique, Jacques Dortu constitue le personnage principal de l’aventure nyonnaise. Né en 1749 à Berlin, protestant d’origine française, fils de réfugié huguenot, il effectue son apprentissage à la manufacture royale de Berlin (1764-1767) puis séjourne à Marseille (1773-1777) et à Marienberg en Suède (1777-1778).

En parfait homme des Lumières, Dortu a noué des contacts dans toute l’Europe lors de ses séjours successifs, qui, associés à la propre mobilité des artisans d’alors, lui assurent un réseau de premier ordre le moment venu. La liste des « comptoirs » se révèle impressionnante, de Cadix à Saint-Petersbourg, de Londres à Marseille à Marseille, via Leipzig, Turin, Lyon, Hambourg, Amsterdam... 28 dépositaires étrangers, une cinquantaine dans la Confédération.

Nyon, bourg de 2 000 habitants, dispose à proximité d’un peu d’argile, les émaux viennent d’Allemagne (du moins au début), et l'or s’obtient grâce à la fonte des pièces en circulation ; le bois en revanche ne manque pas ; la matière première, le kaolin, fait défaut, et l’on doit l’acheminer de Saint-Yrieix près de Limoges.

Alchimiste, artiste et artisan, Dortu, au prix d’un savant mélange de silice et d’oxyde de fer, produit une pâte extrêmement pure, légère, translucide, d’un blanc crémeux. Les formes et les décors séduisent immédiatement par leur pureté, leur sobriété et la perfection des lignes et des proportions. À l'évidence, Nyon associe l'élégance du goût français et la mesure de la Réforme.

 

 

Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle
Service d'assiettes, décor barbeaux, porcelaine de Nyon, Fin 18ème siècle

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Published by desarnaud-antiquaire - dans Porcelaines
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