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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:58

 

 

Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur

 

GUSTAVE CRAUCK

(Valenciennes 1827 – Meudon 1905)

 

Buste de l’Amiral Gaspard de Coligny

 

Sculpture en bronze patiné d’après la célèbre sculpture en pied de Gaspard de Coligny réalisée pour le chevet du Temple protestant de l’Oratoire du Louvre, rue de Rivoli à Paris.

 

Signée « CRAUCK » sur la base.

« F.Barbedienne, Fondeur, Paris »

« Cachet de Réduction Achille Collas »

 

Cartel en bronze doré sur la base avec l’inscription gravée :

« A Mr LEON PILATTE

Les Anciens Elèves de l’Ecole d’Evangélisation

Ste. Philomène -  Nice. 1874-1886

Les fils de Léon Pilatte ont offert à Mr. Ch.Luigi

Ce souvenir de leur père »

 

Léon Pilatte (1822-1893) était un pasteur important de l’Eglise réformée de Nice.

Charles Luigi était le pasteur adjoint de Léon Pilatte à partir de 1866.

 

 

FIN DU XIXème SIECLE.

 

Très belle patine chocolat nuancée.

 

Sculpture rare et très bien documentée.

 

Dimensions :

Hauteur 32 cm.

Longueur 26 cm.

Largeur 15,5 cm.

 

 

BIOGRAPHIE DE GUSTAVE CRAUCK :

 

Gustave Adolphe Désiré Crauck est un sculpteur français, né le 16 juillet 1827 à Valenciennes, et mort à Meudon le 17 novembre 1905.

Il montre très jeune des dispositions artistiques. Encouragé par la réussite de son frère ainé, le peintre Charles Crauck (1819-1905), il suit d'abord les cours de l'Académie de peinture et sculpture de Valenciennes avec le célèbre sculpteur Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875).

En 1845, Gustave Crauk est admis à l'Ecole des Beaux-arts de Paris où il est l'élève de James Pradier (1790-1852) ainsi que de Jules Ramey (1796-1852) et d'Augustin Dumont (1801-1884). Il obtient le Prix de Rome de sculpture en 1851 pour le bas-relief en plâtre "Les Grecs et les Troyens se disputent le corps de Patrocle", ainsi que le prix de la tête d’expression pour "Mater dolorosa". Il séjourne ensuite à la Villa Médicis, à Rome jusqu'en 1856.

Gustave Crauk participe au Salon de 1853 avec des pièces envoyées de Rome. A l'exposition de 1857, il présente un groupe et des bustes qui sont très appréciés.

L’écrivain et critique d’art Edmond About l'apprécie dans son commentaire sur le Salon de 1857 où l'artiste présente un joli groupe en bronze « dans le goût de son premier maître (Pradier) et deux bustes dont David serait satisfait » : le maréchal duc de Coligny et surtout le maréchal Aimable Pélissier, duc de Malakof.

Gustave Crauk bénéficie de nombreuses commandes de l'Etat ou de la ville de Paris (Palais du Louvre, églises, Ecole de Médecine, gare du Nord) et est très apprécié pour ses bustes. Plusieurs bustes sont aujourd'hui visibles au Sénat à Paris : Alphonse de Lamartine, Henri Wallon, Louis Faidherbe, Étienne-Denis Pasquier, Aimable Pélissier, duc Élie Decazes.

Il sculpte le groupe des Trois grâces pour le foyer de l'opéra de Lille.

Son atelier se situait au 144 rue de Vaugirard à Paris.

Tout au long de sa carrière il reçut de nombreuses distinctions :

Prix de Rome 1851, médaille 3e classe 1857, 2e classe 1859, 1e classe 1861, rappel 1863, chevalier de la Légion d’honneur 1864, médailles 1e classe Expositions universelles de 1867 et 1878, médaille pour l’Art à l’Exposition universelle de Vienne 1873.

En 1903, Valenciennes, sa ville natale lui consacre un musée qui sera détruit en 1940. Les collections seront regroupées au musée des beaux-arts de Valenciennes.

 

Quelques œuvres :

- Les Grecs et les Troyens se disputent le corps de Patrocle (1851),

- Le maréchal duc de Coigny (1857),

- Vauban (Rotonde Beauvais, Palais du Louvre, 1857),

- Le maréchal Pélissier, duc de Malakoff (buste, palais du Luxembourg, Château de Versailles, Salon de 1858),

- Le maréchal Mac-Mahon (Château de Castries, Hérault et Château de Versailles, Salon de 1861),

- Le maréchal Niel (Château de Versailles, Salon de 1861),

- Faune à l’amphore (musée des Beaux-arts, Valenciennes, Salon de 1861),

- Tours : Louis-Achille, comte Baraguey d'Hilliers, maréchal de France, 1861, buste en plâtre.

- Douai et Dunkerque (gare du Nord, Paris, 1863),

- La Victoire couronnant le drapeau français (Salon de 1864),

- Auguste Regnault de Saint d’Angély, maréchal de France (Château de Versailles, 1864),

- Léon Béchard (buste, cimetière du Père-Lachaise, Paris, 1864),

- Joseph Samson (buste, cimetière du Père-Lachaise, Paris, 1864),

- Tombe de Léon Philippe Béclard (1820-1864), 1864, portrait en médaillon et statue de La Douleur ornant la sépulture du consul. Paris, Cimetière du Père-Lachaise.

- Place Edmond-Rostand : Fontaine du bassin Soufflot, 1864, groupe de tritons en bronze. Une maquette en plâtre est exposée à l'Exposition universelle de 1878. Une copie de cette fontaine est installée square Carrier-Belleuse à Sèvres (92).

- Cimetière Saint-Roch : Monument à Abel de Pujol, 1865, buste en bronze.

- Brienne-le-Château : Monument au maréchal Valée, 1866, bronze.

- Crépuscule (marbre blanc, Jardin Cavalier de la Salle, Paris, 1867),

- Casimir Perier (Salon de 1867),

- La Prudence (église de la Trinité, Paris, 1868),

- Compiègne, théâtre impérial : La Danse et la Musique, 1869.

- Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet (Place Montalivet, Valence, 1869),

- Jean Baptiste Philibert Vaillant, maréchal de France (Château de Versailles, 1871),

- Le général Montauban, comte de Palikao (Château de Versailles, 1872),

- Sancerre : Monument à Montalivet, 1872, bronze.

- Muret : Monument au maréchal Niel, 1876, bronze.

- La Force et la Prospérité renaissant sous le règne de la Loi (fronton du pavillon de Marsan, Palais du Louvre, Paris, 1878),

- Seclin, hôpital Notre-Dame de Seclin : La Comtesse Marguerite de Flandres, 1880.

- Le général Chanzy (Le Mans, Sarthe, Salon de 1885),

- Edmond About (buste, cimetière du Père-Lachaise, Paris, 1887),

- Cambrai, cathédrale Notre-Dame de Grâce : Monument au cardinal Giraud, 1888, marbre.

- Antoine Mégret d'Etigny (place des thermes, Luchon, 1889),

- Monument à l'Amiral de Coligny (rue de Rivoli, Paris, 1889),

- Claude Antoine Anthyme Corbon, sénateur (Château de Versailles, 1892),

- Les Trois grâces portant l’Amour (Valenciennes, Montreuil, 1893),

- Le Combat du Centaure (mairie du VIe arrondissement, Paris, 1900),

- Lille, palais des beaux-arts : Le Baiser, vers 1901, groupe en plâtre patiné.

- Le Matin (musée des Beaux-arts, Valenciennes, 1904).

- Musée d'Orsay : Louis-Jules Bouchot, buste.

- Opéra-Comique : Jules Barbier, buste.

- Au Musée des Beaux-Arts de Valenciennes :

Fontaine, 1876, esquisse en galvanoplastie.

Maquette pour le tombeau de Jules Machard, neveu de l'artiste, 1901, plâtre.

Le Matin.

Maurice Lebon.

Père du Lac, jésuite (1835-1909).

Portrait de Marguerite Crauck, 1865, épouse de l'artiste.

Le Faune à l'amphore.

Gisant de Marie Lantoine.

Groupe de Pères blancs.

Le Christ montrant ses plaies.

Pyrrhus enfant confié au roi Glaucias.

La Chasse au lion.

Douai et Dunkerque.

Figures ailées portant les armes impériales, 1870.

La Comédie et la Tragédie, 1869.

La Force et la Prospérité renaissantes sous le règne de la Loi, 1870.

Portrait de Madame Utako Sama.

Les Grâces portant l'Amour.

La Jeunesse et l'Amour.

 

BIOGRAPHIE DE GASPARD DE COLIGNY :

 

Gaspard de Coligny est un noble et amiral français, né le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing et mort assassiné le 24 août 1572 à Paris, lors du massacre de la Saint-Barthélemy. Comte de Coligny, baron de Beaupont et Beauvoir, Montjuif, Roissiat, Chevignat et autres lieux, seigneur de Châtillon, amiral de France, il est l'un des membres les plus connus de la maison de Coligny éteinte en 1694.

C'est le fils de Gaspard Ier de Coligny, maréchal de France sous François Ier, et de sa femme Louise de Montmorency, sœur d’Anne de Montmorency connétable de France. Il est le frère d'Odet, cardinal de Châtillon et de François d'Andelot.

Les jeunes Coligny reçurent une éducation humaniste. Leur précepteur, Nicolas Bérault, correspondait avec Érasme et Guillaume Budé. À cette époque, un gentilhomme étudiait le trivium et le quadrivium, mais également les arts de cour (notamment la danse et le jeu de paume) et les arts de guerre (équitation et escrime) auxquels Gaspard et ses frères s'initièrent sous la tutelle d’un ancien soldat, Guillaume de Prunelay. Depuis la mort du père, l’oncle de Montmorency surveillait cette éducation et il nota avec satisfaction les progrès de Gaspard en latin qui auguraient d’un avenir ecclésiastique. Mais le jeune homme se rebella. Il voulait faire carrière dans l'armée.

En 1530, Louise de Montmorency, la mère de Gaspard, fut nommée dame d’honneur d’Éléonore d’Autriche et la famille se retrouva à la cour. Celle-ci était une des plus brillantes d’Europe. Les grandes maisons s’y disputaient la faveur du roi et le clan des Montmorency y jouissait d’une influence grandissante.

En 1533, l'année du schisme entre Rome et l'Angleterre, François Ier maria son fils Henri, le dauphin, à la nièce du pape Clément VII, Catherine de Médicis. Reconnaissant, le pape offrit à la France sept places de cardinaux, dont Odet de Coligny, qui avait à peine 16 ans, fut un des bénéficiaires.

En 1534 éclata l’affaire des Placards, qui allait déclencher une répression sévère contre les Luthériens. François Ier était néanmoins embarrassé car il ne voulait pas s'aliéner les princes allemands favorables à la réforme.

Pendant ce temps, Coligny poursuivait ses études en compagnie des enfants du roi avec pour maître Guillaume Du Mayne, abbé de Beaulieu. Il étudiait Cicéron, Ptolémée, et découvrait la cosmographie alors en plein essor. La cour se déplaçait beaucoup, et les jeunes Coligny suivaient le roi de château en château. Gaspard s’était fait des amis, notamment le jeune François de  Guise. Avec son frère François, il jouissait d’une certaine popularité qui fit que la disgrâce de Montmorency, en 1541, n’affecta pas leur présence à la cour. Montmorency avait cherché à éviter la guerre avec les forces impériales, celle-ci devenait inévitable.

Odet avait choisi la carrière ecclésiastique, l'oncle de Montmorency était écarté de la cour, il ne restait aux jeunes Coligny que les armes pour se faire un nom. La guerre déclarée contre Charles Quint, Gaspard fit campagne au Luxembourg, dans le Comté de Flandre, en Italie où il participa à la victoire sans lendemain de Cérisoles. La paix signée avec l'empereur (1544), il prit part à l'offensive navale commandée par Claude d'Annebault contre les Anglais. Plusieurs fois blessé dans ces combats, il se distingua par son audace. La paix fut signée avec Henri VIII d'Angleterre en 1546 laissant Coligny libre de faire, comme c'était l'usage à l'époque pour les jeunes gens de bonne famille, un voyage en Italie. Il séjourna notamment à Ferrare chez la duchesse d'Este, mais la mort de François Ier, le 31 mars 1547, précipita son retour en France.

Un des premiers gestes du nouveau roi Henri II fut de rappeler l'oncle de Gaspard, le connétable de Montmorency. Gaspard, quant à lui, fut nommé gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et décoré de l'ordre de Saint-Michel.

En 1547, il reçut la charge de colonel général des Bandes françaises. Cette même année fut marquée par la mort de sa mère, Louise de Montmorency, qui s'était beaucoup rapprochée des idées de la réforme, et par son mariage avec Charlotte de Laval, fille du comte Guy XVI de Laval, qui lui apporta de nombreuses terres en Bretagne.

Le règne d'Henri II commença par une reprise des persécutions contre les réformés et des menaces du côté anglais qui refusait toujours de rendre Boulogne occupée. L'Angleterre lorgnait alors le trône d'Écosse, dont Marie Stuart avait hérité à la mort du roi Jacques V d'Écosse en 1542.

Un mariage avec Édouard VI d'Angleterre, qui venait de succéder à Henri VIII mort en 1547, aurait réuni les couronnes d'Angleterre et d'Écosse, ce dont les Guise, notamment François, oncle de Marie Stuart par sa sœur Marie, ne voulaient à aucun prix. Coligny fit partie de la délégation qui se rendit à Londres pour négocier la paix. Il rencontra le jeune Édouard VI sous le règne duquel la réforme anglicane se radicalisait pour se rapprocher du protestantisme. De retour à Paris, se jugeant mal récompensé des efforts qu'il avait déployés au service du roi, Coligny se retira sur ses terres et profita de ses loisirs pour rédiger un code militaire très rigoureux qui avait pour but de moraliser le comportement des troupes.

Le roi le rappela bientôt et Coligny repartit en campagne. Écarté du siège de Metz par François de Guise, il contribua à la victoire de Renty, s'emparant notamment de l'artillerie espagnole. Il fut nommé amiral de France en 1552 et gouverneur de Picardie.

Entre temps, à la fin de l'année 1554, le souverain français Henri II ordonna la préparation d'une expédition secrète vers le Brésil, à son principal ministre, Gaspard de Coligny. Il s'agissait de créer une colonie française en Amérique du Sud, mais les Portugais en chassent les Français en mars 1560.

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles passée avec Charles Quint, l'armée impériale, dirigée par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, assiégea la ville de Saint-Quentin, défendue par Coligny. Après une longue résistance, il dut se rendre le 27 septembre. La bataille de Saint-Quentin fut une défaite très lourde pour la France : elle entraina le traité de Cateau-Cambrésis (1559).

Après la mort du roi Henri II, Coligny conserve ses fonctions et demeure chargé, en tant qu'amiral, d'organiser la flotte de secours pour l'Écosse. Il se rend pour cette raison à plusieurs reprises au Havre et à Dieppe. Cette occupation lui prenant beaucoup de temps, il démissionne en janvier 1560 de sa fonction de gouverneur de Picardie.

À la cour, il pousse Catherine de Médicis à adopter une politique de conciliation à l'égard des réformés. À l'origine, très modéré dans son adhésion à la Réforme protestante, il refuse, par fidélité au roi, la voie de la violence et condamne la conjuration d'Amboise. Mais, las des intrigues de la cour et écarté du pouvoir par les Guise, il se retire régulièrement chez lui à Châtillon-sur-Loing ; dans cette retraite, la lecture des livres des novateurs changea ses opinions religieuses, et à l'instigation de sa femme et de son frère Andelot, il se convertit au protestantisme. Durant l'été 1560, il participe publiquement au culte. Au cours de l'assemblée des notables de Fontainebleau (juillet 1560), il communique au roi les revendications des protestants de Normandie.

La chute des Guise à la mort de François II le satisfait. Durant l'année 1561, il jouit avec ses frères d'une grande faveur auprès de Catherine de Médicis et ne désespère pas de la voir adhérer à la Réforme. Il participe au conseil du roi et joue un grand rôle dans la politique royale de conciliation. Cependant, la violente réaction catholique à l'Édit de Janvier (1562) obligea la reine-mère à se séparer de lui et Coligny rentra sur ses terres. C'est là qu'il apprend la nouvelle du massacre de Wassy et la marche à la guerre.

En 1562, lorsque la guerre éclata entre le parti protestant et le parti catholique, Coligny s'engagea aux côtés du prince de Condé. Éprouvant des difficultés à entretenir une armée, il négocia une aide financière avec la reine Élisabeth Ire d'Angleterre et fut amené à lui céder le port du Havre (Traité d'Hampton Court). Cet acte de haute trahison consistant en la livraison d'une place d'importance aux ennemis héréditaires de la France lui sera particulièrement reprochée, y compris par les sympathisants de la Réforme.

Les armes ayant été reprises de part et d'autre en 1567, il quitta la cour avec Condé pour se réfugier en Bourgogne, puis à La Rochelle. Avec Louis Ier de Condé, François de Coligny et Guyonne de Rieux, il était considéré comme l'un des instigateurs de la « poursuite de Meaux », en 1567, tentative des protestants pour saisir le roi Charles IX de France et la reine-mère Catherine de Médicis.

La troisième guerre de religion vit les défaites s'accumuler : d'abord Jarnac (13 mars 1569), où Condé fut assassiné. Puis, malgré la victoire de La Roche-l'Abeille, il perdit du temps au siège de Poitiers car ses mercenaires, non payés, voulaient du butin, et il dut lever le siège avant d’être battu et blessé à Moncontour (3 octobre 1569), où il fut défait par le duc d'Anjou, futur Henri III.

Coligny fuit alors vers le sud avec ses troupes, et rejoignit l'armée des « vicomtes » en Languedoc. Il put alors reprendre l'initiative, leva des troupes, pilla les villages catholiques, prit Saint-Étienne, remporta la victoire d'Arnay-le-Duc et remonta en 1570 jusqu'à La Charité-sur-Loire, menaçant ainsi Paris. Le roi céda, et ce fut alors la paix de Saint-Germain-en-Laye (8 août 1570).

Coligny chercha alors à rentrer dans les bonnes grâces de Charles IX, qui l'avait condamné à mort et fait confisquer ses biens. En 1571, il rentra à la cour et le roi lui fit bon accueil.

Les catholiques de la cour, cependant, le haïssaient, et son influence sur le roi resta limitée.

Le 22 août 1572, peu après le mariage d'Henri de Navarre (futur Henri IV), Charles de Louviers, seigneur de Maurevert, qui avait abattu le chef calviniste Vaudrez de Mouy en 1569, tira sur Coligny depuis une maison appartenant aux Guise.

Ayant envoyé précédemment son chirurgien Ambroise Paré, Charles IX, accompagné de sa mère et son frère, se rendit au chevet du blessé, lui promettant justice. Mais l’assassinat de tous les chefs protestants fut alors décidé et, dans la nuit du 23 au 24 août 1572, eut lieu le massacre de la Saint-Barthélemy. Trois seigneurs (le duc de Guise, le duc d'Aumale et le demi-frère du roi Henri, Grand Prieur de France) furent chargés d'organiser l'assassinat de l'amiral chez lui, rue de Béthisy.

En son honneur a été inauguré, le 24 juillet 1889, le Monument de l’amiral Gaspard de Coligny, œuvre de Gustave Crauk, érigé rue de Rivoli, au chevet du temple protestant de l'Oratoire du Louvre, ancienne église catholique romaine mise à la disposition du culte réformé par Napoléon le 23 février 1811.

 

BIOGRAPHIE DU PASTEUR LEON PILATTE :

 

Léon Rémy Pilatte, (Vendome 2 septembre 1822 - Nice  31 mars 1893) devenu protestant, il fut un pasteur important en France près de l'Église Vaudoise de Nice, journaliste, fondateur et directeur du magazine "Eglise Libre".

Né à Vendôme, dans le Loir et Cher, d'une famille catholique d'artisans, il travailla jusqu'à l'âge de dix-sept ans comme ouvrier, quand il se convertit au protestantisme, Il se mit au service de la Maison des Missions évangéliques de Paris avec le but de se rendre au Lesotho, mais sa santé délicate le lui interdit. Il resta donc en France comme évangéliste. De 1848 à 1850 il se consacra à l'évangélisation de la population ouvrière de Paris, activité que cependant il dut bien bientôt suspendre à cause de problèmes avec les autorités locales. Le Préfet de la Seine, en effet, ordonna la fermeture de la salle de conférences où ils se tenaient les réunions évangéliques et il l'accusa de soutenir des opinions politiques trop de gauche et de créer de violentes polémiques contre le catholicisme.

Pendant la grave épidémie de choléra, il montra un grand courage et il devait être décoré de la croix de la Légion d'honneur, que cependant il refusa. En 1850 il partit pour l'Angleterre et l'Écosse, puis il se rendit aux États-Unis, où il séjourna deux ans; il y fut agent de la Société Évangélique et il se consacra aux assemblées, aux visites et aux collectes. Pendant ces deux ans il traduisit le roman de Harriet Beecher-Stowe, Uncle'e Tom Cabin, qui fut publié en France en 1852.

Revenu en France avec sa femme Julia Whittemore, une riche héritière d'origine canadienne épousée pendant son séjour en Amérique, il travaille un temps à Paris puis à Menton. En 1854, il s'établit à Nice, et en 1855 il devient le pasteur de l'Église Vaudoise locale. Dans les premières années de son ministère il continua la récolte de fonds pour l'érection du temple et pour les écoles. Il fonda un asile pour les protestants indigents, et en 1856 il s'occupa de manière active de l'évangélisation des résidents italiens à Nice. Les changements politiques et institutionnels causés par la cession à la France du comté niçois en 1860 par l’Italie provoquèrent la scission de l'Église Vaudoise et à l'autonomie de la communauté de Nice.

Léon Pilatte voulut défendre ses intérêts sociaux et son esprit polémique avec la création en 1868 du journal "Eglise Libre" de Nice, un magazine de dénonciation des vexations exercées contre les protestants, soit en France soit dans les colonies.

En 1875, Léon Pilatte donna sa démission pour motifs de santé.

Pilatte se consacra à la carrière de journaliste, en écrivant des articles pour différentes publications : « Phare du Littoral », « Le Réformateur anticlérical et républicain », « L’Eclaireur ». Il fonda à Nice l'école dite de "Sainte Philomène" pour la formation des jeunes évangélistes jeunes,

À cause de sa santé précaire, en 1886 il se rendit à Vichy pour des soins et du repos. Frappé par une crise d’apoplexie, il resté presque entièrement paralysé et décide de revenir pour une dernière fois à Nice, où il mourut le 31 mars1893.

 

Principales publications de Léon Pilatte :

L. Pilatte, Un Mot au peuple, rue Tronchet n. 2, 1848.

L. Pilatte, Le plymouthisme en Italie, Paris, Librairie de CH. Meyrueis et C. - Nice, Dépôt des Livres religieux, 1859.

L. Pilatte, Le protestantisme et l'évangélisation de l'Italie, Paris, Librairie de Ch. Meyrueis et C, 1861.

« La Vie À Nice : Conseils Et Directions Pour Nos Hôtes D'Hiver » en 1865.

 

Bibliographie :

Leone Pilatte, in «L'Italia Evangelica», n. 14, 8 avril 1893.

Leone Pilatte, in «L'Italia Evangelica», n. 15, 15 avril 1893.

M. Léon Pilatte, in «Le Témoin», n. 14, 6 avril 1893.

M. Léon Pilatte, in «Le Témoin», n. 15, 13 avril 1893

E. Comba, Opere scelte di Leone Pilatte, in «L'Italia Evangelica», n. 10, 9 mars 1895.

F. Puaux, Léon Pilatte. Oeuvres choisies, Paris, Fischbacher, 1898.

E. Corinaldi, Histoire de l'Église Évangélique de langue française à Nice de 1835 à 1875, Nice, Imprimerie V.-Eug. Gauthier et C, 1901.

D. Maselli, Tra risveglio e millennio. Storia delle Chiese Cristiane dei Fratelli 1836-1886, Torino, Claudiana, 1974.

M. A. Orban, La religion des aristocrates dans le comté de Nice et les Alpes-Maritimes au XIX siècle, Nice, Culture Sud, 2010.

M. A. Orban, Léon Pilatte. Pasteur à Nice, in «Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français», n. 160, juillet-aout-septembre 2014, pp. 733-770.

L. Rémi, Léon Pilatte, in «Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours», A. Encrevé et P.Cabanel, Paris, Éditions de Paris/Max Chaleil, 2015, pp. 745.

 

 

Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
GUSTAVE CRAUCK, AMIRAL GASPARD DE COLIGNY, RUE DE RIVOLI, PARIS

GUSTAVE CRAUCK, AMIRAL GASPARD DE COLIGNY, RUE DE RIVOLI, PARIS

AMIRAL GASPARD DE COLIGNY, RUE DE RIVOLI, PARIS

AMIRAL GASPARD DE COLIGNY, RUE DE RIVOLI, PARIS

PHOTOGRAPHIE DU SCULPTEUR GUSTAVE CRAUCK DANS SON ATELIER REALISANT LE BUSTE DE GUSTAVE EIFFEL

PHOTOGRAPHIE DU SCULPTEUR GUSTAVE CRAUCK DANS SON ATELIER REALISANT LE BUSTE DE GUSTAVE EIFFEL

PORTRAIT DE LEON PILATTE (1822-1893)

PORTRAIT DE LEON PILATTE (1822-1893)

Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Gustave Crauck (1827-1905), Amiral Gaspard de Coligny, Barbedienne Fondeur
Published by desarnaud-antiquaire - dans Sculptures Souvenirs historiques
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:34

 

 

Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration

 

Belle gravure représentant la duchesse de Berry

 

D’après Henri Joseph Hesse (1781-1849).

 

Gravure légendée dans la marge :

 

« S.A.R CAROLINE FERDINANDE LOUISE DUCHESSE DE BERRI

Née le 5 Novembre 1798

Peint par Hesse

Dessiné et gravé par J.M. Gudin

DEDIE A S.A.R.  Mgr. LE DUC DE BERRY

Colonel Général des Chasseurs et Chevau-Légers-Lanciers

Par son très humble et très obéissant serviteur

J.M. Gudin

Déposé a la direction

A Paris chez Chaillou-Potrelle, rue St. Honoré, n°142 »

 

Ce beau portrait a été réalisé par le graveur Jean Marie Gudin (Paris 1799-1823).

Technique de la gravure au burin et au pointillé.

 

Gravure réalisée d'après le portrait de la duchesse de Berry présenté par Henri Joseph Hesse (1781-1849) au Salon de 1819.

 

Cadre en bois doré à décor d'acanthes dans les angles d'époque Restauration.

 

Dimensions de la gravure : 36,5 x 45 cm.

Dimensions avec le cadre 52,5 x 60,7 cm.

 

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

 

Henri Joseph Hesse (Paris 1781-1849) était peintre, lithographe et miniaturiste. Frère du peintre Nicolas Auguste Hesse, père du portraitiste Alexandre Hesse, il fut l'élève de David et d'Isabey. Il débuta au Salon en 1808 et exposa jusqu’en 1833. Il obtint une médaille d’or en 1820. Parmi les portraits de célébrités qu’il réalisa, on peut noter ceux de Rousseau, Voltaire, Talleyrand, Madame de Staël, Monge et la duchesse de Berry à plusieurs reprises.

 

Marie-Caroline est représentée dans un cartouche ovale entouré de branches de fleurs de lys au naturel. La princesse, dont l'expression est encore timide, est figurée de manière protocolaire peu de temps après son mariage, portant une robe rebrodée de perles à taille haute d'esprit Empire.

 

Une gravure identique a été exposée au musée de l'Ile-de-France au château de Sceaux pour la superbe exposition consacrée à la duchesse de Berry :

Cf. " Entre Cour et Jardin, Marie-Caroline duchesse de Berry", Musée de l'Ile-de-France, château de Sceaux, 23 avril-23 juillet 2007, page 108 n°16.

 

 

Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
Henri Joseph Hesse (1781-1849), La Duchesse de Berry, Epoque Restauration
13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 16:14

 

 

Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration

 

François Nicolas Louis Gosse

(Paris 1787 - Soncourt-sur-Marne 1878)

 

"La duchesse de Berry veuve"

 

Rare gravure "avant la lettre".

La duchesse de Berry, en grand deuil, montre le berceau et "l'enfant du miracle" au buste du duc de Berry.

La version définitive sera intitulée "Tu revis en lui", gravée par Jean Pierre Marie Jazet.

 

EPOQUE RESTAURATION

 

Montage avec armoiries de la duchesse de Berry, cadre en bois doré et noirci, avec des fleurs de lys aux angles, d'époque postérieure.

 

Dimensions :

Gravure 50 x 35 cm.

Cadre 73 x 59 cm.

 

Nicolas Gosse était un peintre d'Histoire et de décorations théâtrales.

Il fut élève de François-André Vincent, qui lui apprit l'art du dessin précis, de la touche brillante et des tons contrastés.

Il reçut d'importantes commandes royales en particulier trente-sept bas-reliefs peints pour le musée Charles X au palais du Louvre, un certain nombre de décors de voussures pour le Louvre en partenariat avec Ingres et Charles Meynier, des décors pour la cérémonie du Sacre de Charles X à la cathédrale de Reims, trente-sept portraits des rois de France en grand costume pour le palais de l'archevêché de Reims, quatorze portraits royaux pour le cabinet du roi...Il réalisa aussi de nombreuses œuvres pour les Orléans, en particulier pour le Musée Historique voulu par Louis-Philippe au château de Versailles.

Il produisit aussi des tableaux pour de grandes églises parisiennes comme Saint-Etienne-du-Mont, Saint-Louis d'Antin et de nombreux décors pour les théâtres parisiens.

Parallèlement aux grands tableaux d'Histoire, il créa des tableaux de chevalet avec des sujets de genre "troubadour" qu'il envoie au Salon de 1808 à 1870. Ces œuvres montrent une conception ingénieuse de la composition théâtrale comme le confirment les scènes de l'épopée napoléonienne, et celles du règne de Charles X et de Louis-Philippe (galerie historique du château de Versailles).

Il obtient une médaille de troisième classe en 1819, puis une de seconde classe en 1824. En 1828 il est fait chevalier de la Légion d'honneur puis promu officier en 1870.

 

 

Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
Nicolas Gosse (1787-1878), La Duchesse de Berry Veuve, Epoque Restauration
13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 15:51

 

 

François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle

 

D'après François Joseph Bosio

(Monaco 1768 - Paris 1845)

 

"Buste du roi Henri IV Enfant"

 

Bronze d'édition ancienne d’après la sculpture en pied du roi enfant présenté au Salon de 1822.

Très belle patine chocolat nuancée.

Cartouche en forme de cuir découpé de style Renaissance avec l’initiale H.

Base en marbre mouluré noir et marbre rouge griotte.

 

Dimensions :

Hauteur 33,5 cm.

Base 13,5 cm de long x 10 cm de large.

 

 

SECONDE MOITIE DU XIXème SIECLE.

 

 

François Joseph Bosio (1768-1845) :

François Joseph Bosio est un des plus importants sculpteurs de son temps. Artiste officiel sous le Premier Empire et la Restauration, il fut peintre, dessinateur et graveur, il fut également professeur de dessin à l'École Polytechnique et à l'École des Beaux-Arts de Paris.

Bosio fut l'élève du célèbre sculpteur Augustin Pajou et travailla d'abord en Italie pour des églises, dans les années 1790. Il fut ensuite recruté par Vivant Denon en 1808 qui lui confia la réalisation de bas-reliefs pour la colonne de la Grande Armée de la place Vendôme à Paris et pour être le portraitiste de l'empereur Napoléon et de sa famille. Il exécuta ainsi un buste de l'impératrice Joséphine.

 Il reçut de prestigieuses commandes comme le Quadrige de "La Paix conduite sur un char de triomphe" pour couronner l'Arc de Triomphe du Carrousel ou "L'Apothéose de Louis XVI" pour la Chapelle Expiatoire, ainsi que plusieurs portraits royaux (Charles X, la duchesse d'Angoulême, la reine Marie-Amélie).

En 1821, le roi Louis XVIII l'éleva au rang de chevalier de l'ordre de Saint-Michel. Il sculpta plus tard la statue équestre du roi Louis XIV pour la Place des Victoires, puis il devint officier de la Légion d'honneur.

Charles X en fit un baron en 1825.

Il mourut à Paris en juillet 1845.

 

La sculpture "Henri IV enfant" :

Cette effigie du jeune roi Henri IV, dont le plâtre fut présenté au salon de 1822, connut un succès prodigieux tout au long du XIXe siècle. Bosio, sculpteur néo-classique, fait ici une incursion dans l'art troubadour, approche intime et anecdotique de l'Histoire. Le charme de la statue tient à son allure à la fois juvénile et grave.

Le prince, âgé d'environ dix ans, est fièrement campé, la main gauche tenant le pommeau de son épée.

L'effigie participe de la propagande dynastique des Bourbons sous la Restauration. Ils utilisaient leur glorieux passé et le potentiel affectif du fondateur de la dynastie, Henri IV, pour valoriser leur image auprès du public. Bosio fut bien en cour quel que fût le régime : sculpteur familier de Napoléon Ier, premier sculpteur du roi Louis XVIII, il reçut de Charles X le titre de baron.

Cette statue constitue une exception dans l'œuvre de ce maître du néo-classicisme, sculptant dans la grande tradition de Canova. C'est une incursion précoce et réussie dans l'art Troubadour. Cet art, développé dès l'Empire en peinture mais plus tardif en sculpture, s'attache à l'Histoire dans sa dimension anecdotique, intime, familière. Il cherche à émouvoir le spectateur et non pas à l'édifier comme l'art néo-classique. La représentation de l'enfance des rois est touchante par le contraste entre l'innocence de leur état et la gravité de leur destinée. La précision du costume et des accessoires est constitutive du style troubadour.

Bosio se serait inspiré d'un portrait du XVIe siècle, Henri IV à l'âge de quatre ans (château de Versailles) de François Bunel (1522-1599), peintre à la cour des rois de Navarre.

Bosio reçut la commande de deux marbres, l'un pour la Maison du roi (château de Versailles), l'autre pour le château de Pau, ville natale d'Henri IV (in situ). La statue en argent du Louvre fut installée inachevée dans le cabinet de Louis XVIII le 25 août en 1824, pour la fête du roi. Bosio obtint le privilège de fondre douze bronzes. La statuette fut copiée dans les matières les plus diverses tout au long du XIXe siècle.

 

Bibliographie :

- HUBERT G., Les Sculpteurs italiens en France sous le Révolution, l'Empire et la Restauration 1790-1830, Paris1964, pp.105-108.

- PINGEOT A., LE NORMAND-ROMAIN A. et LEMAISTRE I., Sculpture française XIXe siècle (Ecole du Louvre, Notices d'Histoire de l'art n 6), Paris, 1982, n 8.

- SCHIFF G., "The sculpture of the Style Troubadour", in Arts Magazine, 1984.

- PEROT J., Musée national du château de Pau, Quinze années d'acquisitions 1970-1984, catalogue d'exposition, Paris, 1985, p.108.

- Un âge d'or des arts décoratifs 1814-1848, catalogue d'exposition,  Grand Palais, Paris, 1991, p.98-99.

- BARBARIN L., Étude sur Bosio, sa vie et son œuvre, Monaco, 1910.

- KJELLBERG P., Le Nouveau guide des statues de Paris, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1988.

 

 

François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
François Joseph Bosio (1768-1845), Buste d'Henri IV Enfant, 19ème siècle
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:11

 

 

Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire

 

Très beau vase en porcelaine de Paris.

 

Forme balustre à deux anses.

 

Décor dans un tableau ovale d’une jeune femme couronnée et vêtue à l’antique.

Au dos décor or sur fond blanc de feuilles d’acanthe, branches de lauriers, rosaces, cygnes aux ailes déployées, dauphins, coupe, guirlande...

Anses en forme de têtes de silènes surmontées de feuilles d’acanthe se terminant par des tetes de lions.

 

Importante dorure avec parties mattes et parties brillantes.

Contre-socle en porcelaine noire.

 

EPOQUE EMPIRE

 

Dimensions :

Hauteur 30,3 cm.

Longueur 16 cm.

Largeur 10,1 cm.

Socle 9,3 cm de coté.

 

 

Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
Vase en Porcelaine de Paris, Beauté à l'Antique, Epoque Empire
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:07

 

 

Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle

 

« Diane Chasseresse »

 

D’APRES L’ANTIQUE.

 

Belle sculpture représentant la déesse Diane tenant une flèche et un carquois.

 

Bronze doré.

Socle mouluré en marbre noir et marbre griotte.

 

FIN XVIIIème SIECLE.

 

Dimensions :

Hauteur 30,5 cm.

Socle seul : longueur 9,1 cm x largeur 9,1 cm x hauteur 9,2 cm.

 

 

Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
Diane Chasseresse, Sculpture en Bronze, Fin XVIIIème Siècle
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:42

 

 

Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration

 

Beau vase Médicis couvert en porcelaine de Paris.

 

Riche décor de couronnes de fleurs (roses, marguerites, tulipes, pavots, pensées, camélias…).

Importante dorure.

 

Avec son couvercle surmonté d’une pomme de pin.

Anses à l’antique décorées de têtes d’hommes barbus.

 

EPOQUE RESTAURATION.

 

Usure à la dorure.

Dimensions :

Hauteur 43 cm.

Diamètre 24,2 cm.

Base 13,2 x 13,2 cm.

 

 

Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
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Vase Médicis en Porcelaine de Paris, Epoque Restauration
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:26

 

 

Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle

 

Belle paire de bougeoirs aux Amours.

 

Bronze doré et marbre blanc.

 

Chaque Amour sur  une nuée tient un bras de lumière en forme de fleur stylisée.

Décor de frises de perles, feuilles d’acanthe, feuilles d’eau, chainettes...

 

FIN XVIIIème SIECLE – DEBUT XIXème SIECLE.

 

Binets percés pour électrification.

 

Dimensions :

Hauteur 32,8 cm.

Base 9 cm de diamètre.

 

 

Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
Paire de Bougeoirs aux Amours, Fin du XVIIIème Siècle
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 17:28

 

 

THOMIRE à PARIS, Pendule à la Renommée, Epoque Empire

 

THOMIRE à PARIS

 

« Pendule à la Renommée »

 

Bronze doré et ciselé.

 

Signature « THOMIRE à PARIS » sur un coté de la base.

 

Belle et rare pendule représentant une figure féminine ailée et drapée à l’antique représentant la Renommée, portant une corne d’abondance et une couronne de laurier.

Sur le mouvement, une nature morte symbolisant les Arts Majeurs avec livres, instruments de mesure, maillet de sculpteur et palette de peintre.

Socle orné d’une couronne de laurier, branches d’olivier, palmettes et frise de feuilles d’eau.

 

Belle dorure au mercure.

Cadran émaillé signé « Fr.Hanriot »

 

EPOQUE EMPIRE.

 

Dimensions :

Longueur 40,5 cm.

Largeur 16,8 cm.

Hauteur 38,5 cm.

 

Pierre-Philippe Thomire, né à Paris le 6 décembre 1751 et mort dans la même ville le 9 juin 1843, est un sculpteur et bronzier français appartenant à la catégorie des fondeurs, ciseleurs et doreurs.

L'un des plus remarquables bronziers de sa génération, il est reconnu pour sa production de bronze d’ameublement sous l’Ancien Régime. Il élève ce métier sous l’Empire à son plus haut niveau de qualité, tout en créant dans les premières années du XIXème siècle, une entreprise industrielle dont le rayonnement est européen.

Dès 1765, il étudie la sculpture à l’Académie de Saint-Luc sous la direction d'Augustin Pajou et de Jean-Antoine Houdon. Ce dernier, qui aurait souhaité en faire un sculpteur, lui confiera très tôt des commandes importantes. C'est probablement à l'instigation de ses deux maîtres que l'Académie décerne en juillet 1772, la première médaille à Thomire sculpteur. Trop peu riche pour faire face aux dépenses considérables de l'art statuaire, Thomire, né dans une famille de ciseleurs, n’échappe pas à l’atavisme familial. Il renonce aux ouvrages de la sculpture et entre dans l’atelier du bronzier Pierre Gouthière. Il acquiert très vite une parfaite connaissance du métier, notamment de la dorure au mat, qui faisait la gloire de son maître. Installé à son propre compte dès 1776 rue Saint-Martin, il sera après la faillite de Gouthière, au milieu des années 1780, le ciseleur le plus réputé.

Les œuvres qu'il réalise avant la Révolution auraient suffit à assurer sa réputation de façon durable. En 1775, il travaille avec Jean-Louis Prieur (1732-1795), à qui l'administration royale a commandé les ornements en bronze du carrosse du sacre de Louis XVI. Dès 1776 il fonde sa propre fabrique. Cette année-là Houdon lui procure ses premières commandes importantes, notamment la fonte et la ciselure d'un écorché en bronze, destiné à l'étude de l'anatomie à l'École des beaux-arts de Paris. Houdon lui commandera aussi une épreuve en bronze de son Voltaire assis, destiné aux collections de la tsarine Catherine II, et Thomire réalisera une copie en bronze de La Négresse du Salon de 1781, aujourd'hui conservée au musée Nissim de Camondo à Paris.

 

En juillet 1783 il succède à Jean-Claude Thomas Duplessis (1730-1783), comme bronzier de la Manufacture de Sèvres. Il inaugure sa riche collaboration avec cette manufacture en étant choisi par le comte d'Angiviller, sur les conseils du sculpteur Boizot, pour achever les décors de bronze doré de deux grands vases de forme médicis, l'histoire de Diane et Actéon et l'histoire de Vénus, réalisés à Sèvres, d'après un dessin de Boizot. Entrepris le 22 avril 1783, Diane et Actéon fut achevé en un temps record pour être montré à l'exposition annuelle que le roi organisait dans ses appartements au mois de décembre.

Thomire se vit confier en 1785 la réalisation d'un candélabre commémorant l'engagement de la France dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Offert au roi, il fut placé dans son cabinet intérieur à Versailles, où il est toujours conservé. Il réalise les cariatides et les ornements de bronze doré du serre-bijoux offert par la ville de Paris à la reine Marie-Antoinette en 1787. Il est également l'auteur des bronzes du serre-bijoux de la comtesse de Provence, conservé aujourd'hui au château de Windsor. Il livre de nombreux bronzes d'ameublement pour les résidences royales. En 1787, un ensemble de bras de lumière pour le salon des jeux de la reine à Saint-Cloud ; une suite de quatre appliques, livrée en 1788, pour la chambre de Louis XVI au château de Saint-Cloud. Il livre une suite de six appliques pour le salon des jeux de la reine à Compiègne.

Le marché parisien est mis à mal dans les années 1790. On dit que Thomire fabriqua des armes. Il continue cependant à collaborer avec la manufacture de Sèvres jusqu'en 1793. Il reçoit également des commandes du marchand-mercier Martin-Éloi Lignereux. Lignereux associé depuis 1778 avec son confrère Dominique Daguerre, qui s'était établi à Londres, n'est pas inquiété pendant la Révolution. La clientèle consulaire et étrangère soutient cette activité.

L'Empire sera la grande période faste de la Maison Thomire, avec toutefois quelques soubresauts liés à cette époque. Le 12 novembre 1804, Lignereux vend à Thomire pour 15.000 francs son fonds de commerce, avec l'ébénisterie, les meubles et les marchandises qui le garnissent. Thomire s'associe alors avec ses deux gendres Beauvisage et Carbonelle, ainsi qu'avec Duterme. Cette adresse prestigieuse, du 41 rue Taitbout, devient leur vitrine, alors qu'ils conservent l'atelier du 7 rue Boucherat dans le quartier du Marais.

Sous la raison sociale Thomire, Duterme et Cie ils deviennent les plus grands pourvoyeurs de bronze doré, employant jusqu'à sept-cent ouvriers. Libéré du carcan corporatiste, Thomire est amené à transformer sa profession, jusqu'alors artisanale, en industrie.

Thomire connait alors un développement important. Il est le premier bronzier à participer à l'Exposition des Produits de l'Industrie de 1806, lors de laquelle il reçoit une médaille d'or. À partir de 1806, avec la mise en place du blocus continental et les effets des guerres, ses affaires périclitent. Une grande partie de sa production était réalisée pour l'export, à destination des monarchies anglaises, espagnoles, russes, des États Unis d'Amérique... Thomire à recours au système de prêts mis en place par le décret du 27 mars 1807 ; par la mise en garantie d'une partie de son stock, comme vingt-quatre autres de ses confrères, parmi lesquels on compte Jacob-Desmalter et Feuchère.

Par la suite l'horizon s'éclaircit. Participant une nouvelle fois à l'Exposition des Produits de l'Industrie de 1809, il est récompensé d'une autre médaille d'or. Il obtient également le brevet de fournisseur de leur Majestés impériales et royales. Les commandes importantes ont lieu à la suite du mariage de l'empereur avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche en 1810. L'une des plus significatives fut celle de l'imposant berceau en vermeil du Roi de Rome à Saint-Cloud, commandé en 1811 par le préfet de la Seine Frochot, au nom de la ville de Paris. Ce berceau, conservé à Vienne depuis 1815, fut un travail collectif. Réalisé sur un dessin de Pierre-Paul Prud'hon, Roguier modela la figure de la Renommée, tandis que l'orfèvre Odiot et Thomire se partagèrent la fonte et la ciselure des parties en argent. Thomire exécuta également les ornements virtuoses du berceau du roi de Rome aux Tuileries, conservé dans les collections du Musée Napoléon du château de Fontainebleau.

Il serait difficile de dénombrer l'immense quantité de bronzes produits par les ateliers de Thomire, dans les premières décennies du XIXème siècle ; tables et guéridons, lustres, candélabres, appliques, surtout-de-tables, pendules, chenets, barres de cheminée, etc ... Thomire, produit massivement et avec un très haut niveau de qualité. Il est une illustration de l'excellence de l'industrie française de cette époque, qui s'exporte dans toute l'Europe.

Pierre-Philippe Thomire se retire en 1823. Il est âgé de 72 ans. Ses gendres et ses petits-enfant perpétueront le nom de Thomire jusqu'au règne de Louis-Philippe, sous la raison Thomire et Cie.

Pierre-Philippe Thomire sera décoré de la Légion d’Honneur en 1834 par le roi Louis-Philippe pour l’ensemble de son œuvre.

 

THOMIRE à PARIS, Pendule à la Renommée, Epoque Empire
THOMIRE à PARIS, Pendule à la Renommée, Epoque Empire
THOMIRE à PARIS, Pendule à la Renommée, Epoque Empire
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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 15:31

 

 

Jean-Charles Tardieu-Cochin, Portrait de Louis-Nicolas Griveau, député de la Meurthe, époque Restauration

 

JEAN-CHARLES TARDIEU dit TARDIEU-COCHIN

(Paris 1765 – 1830)

 

« Portrait du député Louis Nicolas Griveau »

 

Huile sur toile signée en bas à gauche.

 

Tableau rentoilé sur son châssis d’origine et dans son cadre d’origine.

Au dos quatre étiquettes manuscrites d’époque donnant des informations sur le modèle.

Beau cadre d’époque en bois doré à décor de palmettes.

 

Dimensions :

Vue : hauteur 58 cm x longueur 47,5 cm.

Cadre : hauteur 78 cm x longueur 67 cm.

 

DEBUT DE L’EPOQUE RESTAURATION.

 

Beau portrait très bien documenté, réalisé pour la nomination de Louis Nicolas Griveau à l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur au début de la Restauration.

 

 

LOUIS-NICOLAS GRIVEAU :

 

Louis-Nicolas Griveau est un homme politique français né le 27 juillet 1743 à Mormant (Seine-et-Marne) et décédé le 20 octobre 1823 à Vannes-le-Châtel (Meurthe-et-Moselle).

Griveau fut Conseiller du Roi et notaire au Chatelet de Paris.

Grand propriétaire, il possédait sur l’actuelle rue Cambon l’hôtel La Live de Bellegarde, célèbre au XVIIIème siècle pour le Salon de Madame d’Epinay, qu’il louât puis vendit au célèbre banquier et Régent de la Banque de France Casimir Perier.

A Paris il habitait le Faubourg Saint-Germain dans le très élégant Hôtel de Mauron, rue de l’Université, à proximité de la Grande Chancellerie de l’Ordre de la Légion d’honneur.

Il possédait aussi la cristallerie de Vannes fondée en 1765 par La comtesse de Mazirot de Reims, désireuse de valoriser l’exploitation de bois qui lui appartenait. Elle s’en sépare dès 1788, au profit de Louis-Nicolas Griveau.

Conseiller général, il est député de la Meurthe de 1811 à 1815. Il fit présent à l’hospice de Toul de la totalité de son traitement  pendant toute la durée de ses fonctions de député.

Il mourût dans son château de Vannes (château construit vers 1600 par les comtes de Ligniville, une des illustres maisons nobles d’extraction chevaleresque de Lorraine). Le château fut détruit après 1828.

 

 

JEAN-CHARLES TARDIEU-COCHIN :

 

Jean-Charles Tardieu, dit Tardieu-Cochin, né le 3 septembre 1765 à Paris où il est mort le 3 avril 1830, est un peintre d’histoire, portraitiste et paysagiste français.

Petit-fils et fils de graveurs, Jean-Charles Tardieu est naturellement porté à s’occuper d’art. Il habite Rouen durant un certain nombre d’années et devient l’élève de son parent le célèbre graveur, dessinateur, secrétaire historiographe de l’Académie Royale de Peinture et Sculpture et garde des dessins du Cabinet du roi  Charles-Nicolas Cochin, dont il s'adjoint le nom. Son père, Jacques-Nicolas Tardieu, le fait admettre dans l’atelier du peintre Jean-Baptiste Regnault où il profite des conseils de son maître, mais ne réussit pas à obtenir le grand prix de Rome. Le second grand prix lui est toutefois décerné en 1790. Son talent le fait néanmoins remarquer et citer avec éloges la plupart de ses productions. Trois ans plus tard il débute au Salon et prend part aux huit expositions du Louvre qui eurent lieu de 1806 à 1823. Les excellentes relations dont il dispose l’aident et il paraît avoir été pleinement employé durant les règnes de Napoléon, Louis XVIII et Charles X. Plusieurs de ses ouvrages sont achetés pour la maison de ce dernier souverain. Il réalise un grand nombre de tableaux pour le gouvernement, conservés au Luxembourg, à Versailles, Saint-Cloud, Fontainebleau et au musée de Rouen.

 

Jean-Charles Tardieu exerce son crayon sur des sujets classiques et poétiques pour des particuliers. On lui doit également des copies de plusieurs tableaux de Philippe de Champaigne commandées par la maison du roi. Se trouvant presque toutes dans les collections publiques, ses œuvres sont conservées, entre autres, dans la cathédrale de Rouen, et dans les musées de Rouen, Besançon, Le Havre, Versailles et Marseille. Parmi celles qui ont obtenu le plus de succès, on peut citer la Halte en Égypte, Jean Bart à la cour, la Conversion du duc de Joyeuse, Frédéric-Guillaume chez le grand Frédéric, Louis XVIII à Mittau et l’Aveugle au marché des Innocents.

 

Œuvres dans les collections publiques :

Allégorie sur la naissance de S.A.R. Mgr le duc de Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Rouen.

Bienfaisance de Napoléon 1er envers Narocki, vieillard polonais de 117 ans qui lui est présenté, 1812, château de Versailles.

Clio inspirée à la vue du buste de Louis XVIII, 1819, château de Versailles.

Halte d’Henri IV en forêt après la bataille d’Ivry, 1802 ou 1807, musée national du château de Pau.

Halte de l’armée française à Syène. 2 février 1799, château de Versailles.

Henri IV devant Paris. août 1590, château de Versailles.

Henri IV fait distribuer des vivres pendant le siège de Paris en août 1590, château Versailles.

Jean Bart à Versailles, musée du Louvre, Paris.

La Clémence de Louis XII en avril 1498, château de Versailles.

La Conversion du duc de Joyeuse, 1819, musée Bossuet, Meaux.

La Justification de Suzanne, musée des Augustins, Toulouse.

La Samaritaine, cathédrale de Rouen.

Le Roi Louis XVIII en exil à Mittau y couronne la rosière, 1799, château de Versailles.

Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsitt. 6 juillet 1807, château de Versailles.

Suzanne au bain, musée d'Art moderne André Malraux, Le Havre.

Sully aux pieds d’Henri IV, musée national du château de Pau.

Trophenius et Agamède, musée de Besançon.

Ulysse reconnu par Euryclée, musée des beaux-arts de Marseille.

Une Scène du marché des Innocents, musée du Louvre, Paris.

 

Jean-Charles Tardieu-Cochin, Portrait de Louis-Nicolas Griveau, député de la Meurthe, époque Restauration
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Documentation sur le portrait de Louis-Nicolas Griveau :

 

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Document pour l'attribution de la Légion d'Honneur à Louis-Nicolas Griveau, Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur, Hotel de Salm à Paris

Hotel de Mauron, rue de l'Université où vécut Louis-Nicolas Griveau

Hotel de Mauron, rue de l'Université où vécut Louis-Nicolas Griveau

 

Quelques oeuvres de Jean-Charles Tardieu-Cochin :

 

J-C Tardieu-Cochin, Halte de l'armée française à Syout (Syène), le 2 février 1799, Modello pour le tableau conservé au château de Versailles, Osenat à Fontainebleau, adjugé 4500 euros sans les frais.

J-C Tardieu-Cochin, Halte de l'armée française à Syout (Syène), le 2 février 1799, Modello pour le tableau conservé au château de Versailles, Osenat à Fontainebleau, adjugé 4500 euros sans les frais.

J-C Tardieu-Cochin, Paysage, Christie's Londres 1999, adjugé 20000 euros.

J-C Tardieu-Cochin, Paysage, Christie's Londres 1999, adjugé 20000 euros.

J-C Tardieu-Cochin, Halte de l'armée française à Syout (Syène), le 2 février 1799, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Halte de l'armée française à Syout (Syène), le 2 février 1799, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin,Trait de bienfaisance de Napoléon Ier pendant la campagne de Pologne en janvier 1807,

J-C Tardieu-Cochin,Trait de bienfaisance de Napoléon Ier pendant la campagne de Pologne en janvier 1807,

J-C Tardieu-Cochin, Allégorie sur la naissance du duc de Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Rouen

J-C Tardieu-Cochin, Allégorie sur la naissance du duc de Bordeaux, Musée des Beaux-Arts de Rouen

J-C Tardieu-Cochin, Henri IV devant Paris Aout 1590, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Henri IV devant Paris Aout 1590, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Joseph reconnut par ses frères, 1788

J-C Tardieu-Cochin, Joseph reconnut par ses frères, 1788

J-C Tardieu-Cochin, Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsit, 1808, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Napoléon reçoit la reine de Prusse à Tilsit, 1808, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Louis XVIII couronne la rosière de Mittau en 1799, 1817, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Louis XVIII couronne la rosière de Mittau en 1799, 1817, Château de Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Jean Bart à Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Jean Bart à Versailles

J-C Tardieu-Cochin, Portrait d'Homme, Hotel Drouot Paris 2011, estimation 6000-8000 euros.

J-C Tardieu-Cochin, Portrait d'Homme, Hotel Drouot Paris 2011, estimation 6000-8000 euros.

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Galerie Desarnaud

Nicolas Megnier-Perbet

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galeriedesarnaud@yahoo.fr

 

La galerie est ouverte du mardi au samedi, de 14 h à 18 h.

Le matin sur rendez-vous .

 

La galerie a été crée en hommage à Marie Jeanne Rosalie Desarnaud (1775-1842), fondatrice de "L'Escalier de Cristal" au Palais-Royal, célèbre sous la Restauration pour ses objets de cristal montés sur bronze doré. Outre du cristal des manufactures de Montcenis-Le Creusot, Baccarat, Vonèche... la galerie vous présente une sélection de dessins et de tableaux néo-classiques et romantiques, de sculptures, de mobilier et d'objets d'art de la première moitié du XIXème siècle avec un accent particulier pour le Charles X.

Nicolas Megnier-Perbet, diplomé de l'Ecole du Louvre et de Paris-IV Sorbonne, sera heureux de vous recevoir pour vous faire découvrir ses trouvailles.

 

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Par mesure de sécurité tous les objets ne sont pas conservés à la galerie. Si vous souhaitez voir un objet précis, merci de me contacter avant votre visite.